Visayas 3 – Bohol

Le dimanche 31 mars (Tagbilaran, Bohol)

Voyager dans un pays formé essentiellement d’îles n’est pas une mince affaire. Heureusement les moyens de transport ne manquent pas de nos jours. C’est avec une pointe de regrets que nous quittons notre petit coin de paradis à San Juan sur l’île de Siquijor, d’abord en scooter (20 min) jusqu’au port de Siquijor (pour ramener le scooter en question) puis en tricycle (20 min) jusqu’au port de Larena. C’est d’ici que part le traversier (1h30) qui nous amène sur l’île de Bohol. Il est déjà 14h00 lorsque nous descendons du traversier à Tagbilaran, sur l’île de Bohol. Première chose à faire : louer un autre scooter tout de suite! Et ce n’est pas difficile puisqu’il y a plusieurs endroits de location à la sortie du port. Nous voilà repartis… Nous traversons la ville direction nord dans un trafic relativement dense pour nous rendre à l’hôtel et y déposer nos bagages. Après un bref repos, nous partons pour notre prochaine activité soit un tour en canot sur la rivière Abatan et ceci dans un but bien précis. En effet, à la tombée du jour, certains des arbres mangroves qui bordent la rivière s’illuminent et scintillent tels des arbres de Noël grâce à des milliers de lucioles bioluminescentes. Celles-ci sont différentes des lucioles que nous trouvons sur la terre ferme (même au Canada) car les lucioles de mer vivent en colonies sur un arbre, contrairement aux autres qui sont solitaires. Nous partons avant le coucher du soleil pour pagayer sur une distance de deux kilomètres avec notre guide. Puis, une fois le soleil disparu, nous pagayons d’un arbre à un autre pour admirer le spectacle des milles feux créés par ces petites bestioles. C’est tout simplement féérique avec le ciel étoilé en toile de fond.

Notre moyen de transport pour les 8 prochains jours

Le lundi 01 avril (Loboc)

Voici une petite devinette : Quel est le plus petit primate au monde? Voici quelques indices :

  • Il peut tenir dans la paume d’une main.
  • Il peut faire des bons jusqu’à 5 mètres.
  • Il possède des yeux gigantesques, chaque œil étant plus gros que son cerveau.
  • Ses yeux sont fixes.
  • Il peut tourner la tête à presque 180 degrés de chaque côté.
  • Il ne peut être gardé en captivité vu sa tendance à se laisser mourir dans ces conditions.
  • Il fait partie des espèces en voie de disparition.

Je vous l’accorde, cet animal est absolument fascinant. Le Tarsier des Philippines est donc une des attractions majeures de l’île de Bohol. Il est possible de visiter un sanctuaire dévoué à la protection de ces petites bêtes le long de notre trajet. Étant nocturnes et très territoriaux, ces petits primates ont tendance à revenir sur le même arbre pour y dormir durant la journée. Nous suivons un parcours boisé en silence et des guides nous pointent les tarsiers afin que nous puissions les observer dans leur habitat naturel.

Nous poursuivons ensuite notre route en scooter sur une distance de 35 km jusqu’à Loboc, à l’intérieur des terres. Notre hôtel est situé sur le bord de la rivière Loboc et nous en profitons pour y nager un peu avant de sauter dans la piscine.

Rizières le long de la route
Rizières et plantations de cocotiers
Tarsier tout bien réveillé…
… puis il se rendort

Le mardi 02 avril (Loboc à Carmen)

Le centre de l’île de Bohol est composé d’un ensemble de 1 200 à 1 800 petites collines de forme sphérique couvertes d’herbes virant au brun durant la saison sèche, d’où le nom de  « Chocolate Hills » ou collines en chocolat. Celles-ci auraient été formées il y a très longtemps suite à un soulèvement du fond marin et à l’érosion par la pluie et le vent. Elles sont composées essentiellement de calcaire marin avec une base d’argile et s’élèvent en moyenne entre 30 et 50 mètres de haut. Lorsque l’on scrute le paysage à partir d’un point d’observation surélevé, l’effet est assez surprenant. Surtout que ces collines sont clairsemées et entourées d’innombrables rizières offrant des paysages à couper le souffle. Pour se rendre au point d’observation il faut emprunter la route principale qui traverse d’abord une belle forêt faite de mains d’hommes. Eh oui, une section de forêt complètement reboisée avec des arbres d’acajou et de teck il y a environ 70 ans, suite à la 2e Guerre mondiale.

Rivière Loboc
Village de Loboc
Notre hôtel le plus luxueux à Loboc
À l’arrière de l’hôtel… plate-forme pour sauter dans la rivière
L’hôtel sur le bord de la rivière Loboc
Forêt d’acajou et de teck
Promenade dans la forêt d’acajou
Les collines Chocolate Hills

Le mercredi 03 avril (Loboc et ses environs)

La vie paraît si facile lorsqu’on se lève chaque matin sous un beau ciel bleu et un soleil étincelant. C’est une petite journée tranquille aujourd’hui car nous avons pas mal ratissé la région. Cependant, nous décidons de retourner à la forêt pour y suivre une petite piste de 1 km, histoire de s’imprégner de cet environnement dans lequel on trouve dorénavant des tarsiers. Durant notre balade, nous avons la surprise d’entendre puis d’apercevoir un couple de calaos de Samar très haut dans les arbres. Nous revenons à l’hôtel en après-midi pour la baignade dans la rivière Loboc et la piscine.

Les barges qui offrent des excursions sur la rivière
Rivière Loboc et la tyrolienne (la voyez-vous?) qui la traverse

Du 04 au 09 avril (L’île de Panglao)

Au sud-ouest de Bohol se trouve la toute petite île de Panglao vers laquelle la majorité des touristes convergent dès leur arrivée. Pour notre part, c’est là que nous terminons notre long périple de trois mois. Nous passons nos journées à faire de petites excursions en scooter autour de l’île et à nous promener d’une plage à l’autre.

Coucher du soleil à Ste Augustine
Plage de Doljo
Baignade dans la grotte Hinagdanan
Devant notre logis à marée basse
Spectacle musique et boucles de feu sur la plage Alona
Château de sable
À la plage d’Alona
Plage d’Alona et ses hôtels, restaurants et boutiques
Près de la plage Bikini
Élevage de coqs… La relève pour les prochains combats
Oursins de mer frais à vendre… Et ça se mange cru!
Vie de pêcheur
Jeux d’enfants
Notre logis Villa Juana

Du 09 au 10 avril (Philippines au Canada)

Le 09 avril

Tricycle de notre logis à l’aéroport de Panglao

Nous vivons dorénavant dans une époque où il est possible de se rendre n’importe où sur Terre en relativement peu de temps et nous allons en faire l’expérience une fois de plus. Un court trajet de 15 min en tricycle, de notre villa jusqu’à l’aéroport international de Bohol marque le début du voyage de retour. Le vol d’Air Asia qui nous conduit à Manille part à 16h le 9 avril. Tout se déroule sans encombres et nous arrivons au terminal 3 de l’aéroport international de Manille vers 17h30. Puis c’est au tour d’une voiture GRAB (pas de taxi, non merci) de nous laisser à l’hôtel, tout près du terminal 1 (pour le vol du lendemain). Notre hôtel se situe tout près du premier hôtel où nous sommes restés il y a 3 mois de cela. Nous allons donc nous promener dans les mêmes rues avoisinantes. Une fois de plus, nous sommes étonnés de découvrir un quartier très vivant où les gens de tous âges se côtoient dans les petites ruelles. Les enfants jouent au ballon, à l’élastique, à faire de la bicyclette, et les adultes jasent. Ils nous saluent spontanément, nous questionnent sur notre voyage, notre pays. Maintenant je ne suis plus surprise du tout de leur accueil et de leur gentillesse… ça fait tout simplement partie leur culture! C’est même drôle de constater que nous nous sentons tout-à-fait à l’aise dans ces ruelles maintenant, contrairement à notre arrivée il y a 3 mois. Aujourd’hui nous « comprenons » les gens et le milieu dans lequel ils vivent. C’est comme si nous observions la scène sous un nouvel angle, de l’intérieur vers l’extérieur d’un cercle par exemple. À présent, tout nous semble familier alors qu’à l’arrivée, nous étions carrément exclus du cercle et n’avions que des questions sans réponses. Nous profitons de cette dernière soirée chaude et agréable avant de retourner à l’hôtel.

Air Asia, compagnie à rabais, de Panglao à Manille
Véhicule Grab, semblable à Uber, nous amène à l’hôtel
Marche en soirée à Manille
Grillades à vendre dans le quartier près de l’aéroport
Vue de Manille et l’aéroport

Le 10 avril

Il n’est que 3h30 lorsque le cadran nous réveille. La nuit a été courte mais il faut malgré tout se lever pour se rendre à temps au terminal 1 avec la navette de l’hôtel. Notre vol Manille-Beijing part à 6h20 et nous avons tout juste assez de temps pour passer au travers des files nombreuses et interminables : tout d’abord l’enregistrement au comptoir d’air China, ensuite l’immigration, puis la sécurité. C’est déjà l’heure de l’embarquement et l’avion décolle. Le trajet jusqu’à Beijing ne prend que 4 heures. Par contre, l’attente qui s’en suit met notre patience à rude épreuve car notre prochain vol part dans 12 heures, juste avant minuit. Ce n’est pas chaud à Beijing en ce début avril et la température se reflète dans le terminal. Après plusieurs promenades de long en large dans l’aéroport, l’heure d’embarquement arrive enfin. Tel que prévu, l’avion part juste avant minuit. On nous sert un premier repas (boeuf et riz ou canard et riz?) avant d’éteindre les lumières. Le reste n’est que brouillard jusqu’à ce qu’on nous réveille vers 7h30 pour le déjeuner. Ma tablette indique la date du 11 avril mais je sais qu’il n’est que le soir du 10 avril à Vancouver, donc même jour, même heure qu’au départ. C’est comme si le temps s’était figé pendant notre traversée en avion.

Vancouver, quel bel aéroport, mais il est gros. Nous prenons une bonne marche pour arriver à la douane d’abord, puis à la porte des correspondances, enfin à travers la sécurité et finalement à la porte d’embarquement du vol pour Edmonton. Et pendant cette longue promenade d’un bout à l’autre de l’aéroport, je passe mon temps à me demander si le soleil se lève ou se couche. Ah oui, c’est le soir et on est toujours le mercredi 10 avril. L’embarquement est immédiat et on attend dans l’avion car il y a un peu de retard. Il est 21h et j’ai encore faim malgré le déjeuner (souper!?) dans l’autre avion. Ça va prendre un certain temps pour que mon corps comprenne et accepte ce décalage horaire. Bon en attendant, voici les observations qui nous frappent le plus en arrivant au Canada :

  1. L’efficacité : toutes les étapes à l’aéroport se font très vite
  2. Il y a une atmosphère relaxe qui flotte dans l’air
  3. Ça y est, on comprend tout (français /anglais)
  4. Tout est tellement propre… spécialement les salles de bain et bonus : il y a du papier toilette!

Finalement un taxi nous ramène à la maison et il se fait tard, il faut aller au lit (Encore? Il me semble que je viens tout juste de passer une nuit entière dans un avion?).
Réflexion finale : quelle chance nous avons de vivre dans le meilleur pays au monde!! Ici des mots tels liberté, opportunité, démocratie, tolérance, justice, égalité, et j’en passe, font partie de notre réalité.

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Visayas 2 – Siquijor

Du 24 au 31 mars Siquijor

Entre la vie des îles et la vie des villes, je choisis sans hésitations celle des îles! Finis le trafic, le bruit, la pollution! Bienvenue soleil resplandissant, mer bleue transparente, plage de sable et air pur! Ce petit paradis qu’est l’île de Siquijor n’est situé qu’à une heure et demie de bateau de Dumaguete. Et ce qui est génial c’est que la superficie de cette île la rend idéale à explorer en scooter. On peut en faire le tour en une journée grâce à sa route principale qui encercle l’île sur une distance totale de 75 km. Donc en descendant du traversier nous louons tout de suite le scooter et partons vers notre Écolodge, à San Juan (environ 14 km du port). Nous sommes sur le bord de la mer et on se croirait dans un mini-jardin botanique puisque la propriétaire a vraiment le pouce vert. Il y a de belles orchidées en plus d’une grande diversité de plantes ornementales. C’est dimanche aujourd’hui et en fin d’après-midi, nous allons assister à des combats de coqs pour le première fois. Ceux-ci ont la réputation d’être le sport national des Philippines et ils se déroulent dans des arénas spécifiques à cette fin. C’est toute une expérience culturelle qui nous attend. Tout d’abord l’endroit est plein à craquer, en majorité d’hommes. Ensuite c’est très bruyant car les paris vont bon train avant chaque match. Ces paris sont littéralement criés à haute voix. On dirait que toute l’aréna est déchaînée. Puis vient le combat, qui ne dure en fait que quelques secondes, rarement plus d’une minute, se terminant par la mort d’un des coqs. Et ça recommence encore et encore. Il va y avoir pas mal de poulet au menu du souper ce soir!

Notre premier logis, Hambilica ecolodge
Rebord de mer de notre logis
L’arène de combats de coqs
Combats de coqs

Le coucher de soleil sur le bord de la mer a toujours une petite touche magique. Rien de mieux que de le contempler chaque soir, et quelquefois en sirotant un bon jus de mangue. Nous terminons toujours la soirée devant les constellations et une application sur le téléphone cellulaire qui nous en apprend un peu plus sur le ciel étoilé.

Coucher du soleil derrière l’île Negros

Lorsqu’on fait le tour de l’île en scooter, on se doit d’arrêter voir certains sites intéressants sur la route. Un de ceux-ci est une belle cascade de chutes (les chutes Cambugahay) d’un bleu turquoise, aménagée pour la baignade. Et ça fait tellement de bien pour contrer un peu la chaleur du soleil. Le site est populaire parmi les touristes et les locaux et tout le monde semble bien en profiter. Après une petite saucette, nous reprenons la route jusqu’à Lazi, le prochain village, pour dîner. Nous rebroussons ensuite chemin car nous avons plusieurs jours pour explorer l’île. Nous arrêtons tout de même voir une autre attraction populaire : un arbre gigantesque vieux de plus de 400 ans, avec une piscine remplie de poissons à sa base. On peut s’y tremper les pieds et avoir un  « massage » par les poissons qui nous picorent la plante des pieds.

Notre moyen de transport sur l’île (devant les belles rizières)
Les chutes Cambugahay
L’arbre Balete, vieux de plus de 400 ans
Le bassin à poissons pour un massage de pieds
À la marée basse, ça regorge de vie dans l’eau

Siquijor est un endroit réputé pour la plongée sous-marine alors on y trouve plusieurs écoles de plongée où on peut également louer l’équipement pour faire de la plongée au tuba. On en profite pour explorer deux endroits dont une des plus belles plages des environs. C’est surprenant d’observer une telle diversité d’organismes marins non loin de la rive. Il faut dire que la clarté de l’eau y est aussi pour quelque chose. En plus des petits poissons, on observe des étoiles de mer, de petites méduses et des oursins de mer.

Journée de plongée en tuba
En attendant le coucher de soleil, moment magique

Après 3 nuits au même endroit, nous décidons de changer d’emplacement sur l’île pour avoir un meilleur accès à la plage. Nous trouvons exactement ce qu’il nous faut : un beau petit chalet avec vue sur mer. Nous passons le reste de nos journées à se promener en scooter, à se baigner et à admirer les couchers de soleil.

Notre 2e logis (la partie du bas)
Vue de la galerie
Coucher de soleil devant notre logis
Photo prise du sommet de Siquijor
Papillon sur un heliconia
Baie de Maria
On peut transporter beaucoup avec une motocyclette, en plus la dame s’assoie derrière la cargaison (voir la photo suivante)
Arrêt d’autobus avec vue sur mer (route du côté est de l’île)
Plage de Salagdoong
Salagdoong et la baie de Maria
Plongeon sur le bord de la falaise à Salagdoong
Rizières asséchées
Tour en kayak en face de notre logis
Au loin, on aperçoit l’île de Negros
Cochon à la broche à un restaurant local, mets très prisé par les Philippins
Dernière nuit à notre logis
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Visayas 1 – Iloilo – Bacolod – Dumaguete

Du 14 au 17 mars Iloilo sur l’île de Panay

Il y a des jours où peu importe ce qui était prévu, tout se déroule hors de notre contrôle. Alors voici comment s’est passée cette fameuse journée du 14 mars. Nous sommes arrivés la veille au soir à Manille en provenance de Kota Kinabalu (Malaisie) sur un vol de Air Asia et avons dormi dans un complexe de condos tout près de l’aéroport. Nous nous levons tôt le lendemain, donc le 14 mars, pour prendre notre prochain avion vers Iloilo (ça se prononce ilo-ilo). À 8h nous sommes déjà à la sécurité et nous nous rendons à la porte d’embarquement pour le vol de 9h30. Jusqu’à présent, tout se déroule comme sur des roulettes. Le terminal est petit, encombré de gens avec leurs bagages, pas assez de sièges pour s’asseoir alors il y a du monde partout par terre à attendre. Il n’y a pas d’écran électronique à proximité pour indiquer l’état des vols. Ceux-ci sont indiqués par des affiches en carton à chaque porte d’embarquement. Les annonces faites au microphone sont difficiles à comprendre vu l’écho dans le terminal et l’accent en anglais qui est différent de ce que nous connaissons. Notre vol est annoncé deux fois au microphone, pour nous aviser de retard. Il est maintenant à 10h30. Tout à coup, nous entendons nos noms au microphone (avec plusieurs autres) ainsi qu’un avertissement de dernier appel pour notre vol. Marc-André se rend au comptoir pour se faire dire que nous ne sommes pas à la bonne porte et qu’il faut aller en bas. Nous courons (c’est la débandade parmi les autres passagers aussi) et en arrivant à la porte on se fait simplement dire qu’il est trop tard et que l’avion est parti!! Bon là, vraiment, nous ne comprenons pas du tout ce qui s’est passé. Une autre cliente qui a aussi manqué le vol nous dit de la suivre au comptoir des plaintes de la compagnie (Cebu Pacific). En arrivant au comptoir il faut prendre un numéro. Nous avons le E177 et ils sont en train de servir le E107. C’est bourré de monde et il ne passe que 3 clients en une demi-heure. Bon, il est temps de changer de stratégie ou nous allons passer la journée ici à attendre. Nous décidons d’acheter un autre billet en ligne pour le jour même. Une chance qu’on a le téléphone cellulaire. Ça fonctionne bien jusqu’à la section du paiement. La carte de crédit n’est pas acceptée. Bon, il va falloir téléphoner à Visa pour en avoir le coeur net. Sauf que notre carte sim ne nous permet pas de téléphoner. On peut seulement utiliser l’internet. On se branche difficilement sur le wifi de l’aéroport. Nous réussissons de peine et de misère à parler à un représentant Visa mais ils soupçonnent une tentative de fraude sur la carte et ils ne veulent pas la débloquer tant qu’on ne pourra pas reconnaître cette transaction. Après plus d’une heure à parlementer ils nous laissent utiliser la carte pour racheter un autre billet d’avion mais notre départ est maintenant en soirée. Une fois de plus, le vol a du retard et la porte d’embarquement est changée mais cette fois-ci, nous surveillons tout de très près. Nous arrivons finalement à Iloilo vers 22h au lieu de 10h. Quelle saga!!

Au premier abord, la ville de Iloilo semble n’avoir de beau que son nom. Étant la plus grosse ville (450 000 habitants) sur l’île de Panay, elle a connu ses heures de gloire à la fin du 19e siècle, en particulier grâce aux plantations de canne à sucre. La production de riz, d’abaca (une fibre obtenue à partir d’un type de bananier et utilisée pour faire de la corde à bateau), de charbon et de textiles a aussi contribué à son essor. Aujourd’hui la vieille ville a plutôt un air négligé. Comme la plupart des villes des Philippines, elle est salle, congestionnée par tout ce qui roule, en plus d’être polluée par les émissions de  « tout ce qui roule ». Ceci n’empêche pas les Philippins d’arborer leur plus beau sourire lorsqu’ils nous croisent et de se montrer toujours gentils et courtois. Nous avons pris un hôtel un peu en dehors du centre-ville, dans un quartier un peu plus cossu. Nous profitons donc de nos 3 jours ici pour relaxer et refaire le plein d’énergie car à part un musée et un beau sentier aménagé le long de la rivière, il n’y a pas grand-chose à voir.

Iloilo, ville congestionnée mêlant l’ancien et le moderne
Garde de sécurité armé à l’entrée d’un supermarché
Devant une carte des Philippines au musée municipal
Musée municipal d’Iloilo
Souvent, les chantiers de construction ne semblent pas sécuritaires

Du 17 au 18 mars Bacolod sur île de Negros

L’île de Negros est juste à l’est de l’île de Panay. Ces îles sont toutes deux comparables pour le fait qu’elles ont connu un peu le même essor grâce aux plantations de canne à sucre. Pour bien comprendre il faut se transporter dans les années 1850, lorsque les  « colonies » approvisionnaient les pays dominants en matières premières. C’est d’ailleurs entre 1850 et 1900 que ces deux îles ont été presque entièrement déforestées pour faire place aux cultures de canne à sucre et autres. Aujourd’hui il ne reste que 4 % de la superficie de Negros qui conserve un couvert forestier. En gros, ce sont des régions difficiles d’accès, on parle ici d’un parc national entourant le mont Kanlaon, un volcan toujours actif situé au nord, et un autre parc constitué de deux lacs de cratères (Twin Lakes National Park) situé au sud de l’île. Le traversier Iloilo-Bacolod prend moins de deux heures. Bacolod, au nord-ouest de Negros est très similaire à Iloilo. En tout cas son centre-ville n’a rien de plus attrayant. Ici lorsque nous marchons en ville, nous sommes sans cesse sollicités par des gens pauvres et des enfants. C’est plutôt frappant. Aussi, en marchant le long d’un trottoir très achalandé j’ai senti qu’on m’avait poussée dans le dos. Je me suis tout de suite retournée et j’ai pris mon sac à dos à l’avant pour constater que la pochette extérieure avait été ouverte. Mais naturellement il n’y avait rien dedans à part des mouchoirs et autres babioles. OK, j’ai compris le message. Ici le sac se transporte à l’avant!

Au centre-ville de Bacolod se trouve un centre de conservation de la nature (Fondation environnementale pour la nature) ayant pour but de préserver les espèces natives de Negros. En gros il y a des cages avec des animaux endémiques à l’île qui sont pour la plupart en voie d’extinction. Les causes principales sont la perte d’habitat (la fameuse déforestation), la surpopulation humaine et le braconnage. Parmi ces espèces il y a par exemple le cerf du Prince Alfred et certaines espèces d’oiseaux comme la Gallicolombe de Negros. Ce parc est donc notre seule chance de voir ces animaux qui sont devenus extrêmement rares.

Traversier rapide entre Iloilo et Bacolod
De futurs conducteurs de tricycles, moyens de transport très populaires aux Philippines
Le cerf du Prince Alfred, devenu rare sur Negros
Enseigne blâmant l’extinction des cacatoès surtout à cause de la forte demande d’animaux de compagnie

En fin d’après-midi nous allons visiter la deuxième attraction : les ruines d’une ancienne demeure (un vrai petit château) construite par un riche propriétaire de cultures de canne à sucre. Son histoire est du genre romantique car il l’avait fait construire pour sa femme (au début du siècle dernier), qui est malheureusement morte à la naissance du 11e enfant. Le design comprend plusieurs témoignages de son amour pour elle. La demeure a eu une fin tragique durant la seconde Guerre mondiale car elle a été brûlée volontairement par les Américains en retraite face aux Japonais. Il ne reste donc qu’un squelette de ciment pour témoigner de la grandeur et de la beauté de cette demeure.

La devanture de la villa
Intérieur de la villa, tout le bois a été consumé par l’incendie
Image stylisée de la villa
La cathédrale de San Sebastian à Bacolod

Du 18 au 21 mars Zamboanguita

L’autobus qui traverse l’île de Negros du nord au sud est un peu lent mais il a l’avantage de nous permettre d’admirer les paysages magnifiques tout au long du trajet. Surtout que ceux-ci sont variés puisque nous longeons d’abord la côte ouest pour contourner le volcan Kanlaon puis à peu près au milieu de l’île, nous coupons vers les montagnes et les traversons vers le sud-est. Nous passons à travers champs de canne à sucre, rizières, plantations de cocotiers, montagnes avec vues sur la plaine côtière pour finalement terminer par des petits villages en bord de mer. Nous arrivons à Dumaguete en 6 heures 30 minutes. Après un court repos, nous reprenons un dernier bus, plus local cette fois, pour notre destination finale, une petite municipalité côtière du nom de Zamboanguita.

Plusieurs stations balnéaires (avec centres de plongée) parsèment la côte le long de la route qui mène à Zamboanguita. Ceci explique peut-être le fait qu’il y a très peu de touristes qui restent dans le village même. Les touristes vont pour la plupart directement dans ces stations balnéaires. Nous avons donc l’impression d’être dans un endroit un peu perdu et pourtant, nous sommes ici pour une activité bien spéciale qui s’adresse spécialement aux touristes : le kitesurfing. Nous y passons les 4 prochains jours, dont 3 pour les leçons. En fait, il nous faudrait passer au moins deux semaines ici à pratiquer de façon intensive pour vraiment maîtriser ce sport qui est, somme toute, très exigeant en habiletés et en forme physique. Nous sommes tout de même heureux d’avoir pu apprécier les rudiments du kitesurfing. Nous faisons aussi des petites escapades dans les localités voisines pour aller voir le plus gros marché agricole hebdomadaire de la région à Malatapay et les plages de Dauin.

Notre résidence à Zamboanguita
Intérieur de notre résidence
Des élèves à la cours de récréation
Élevage de coqs en vue du prochain combat de coqs
Préparation en vue de combats de coq
On transporte un bœuf à l’aide d’un tricycle au marché agricole de Malatapay
Marché d’animaux, Malatapay
Tricycle et livraison de meubles, marché de Malatapay
Marc-André se débattant avec le cerf-volant de kitesurfing
Plantation de cocotiers à Zamboanguita
Plage de Dauin

Du 21 au 23 mars Dumaguete

Pas de regrets en quittant Zamboanguita à bord du Jeepney qui nous conduit à Dumaguete. Il faut avouer que nous en avons assez du régime de riz blanc et viande (le poulet frit est même offert au déjeuner), du matin au soir. À ce rythme-là, le MacDo nous semble être de la grande cuisine! Saviez-vous que le riz avec poulet frit figure aussi au menu déjeuner du MacDo ici?!

Comme toutes les villes typiques des Philippines, Dumaguete est bruyante, congestionnée et empoisonnée par son trafic. Par contre elle est située en bordure de mer et ils ont eu la décence de construire une promenade pour piétons longeant la mer. Avec ses volcans en arrière-plan, il faut avouer que le site a du charme. D’ailleurs nous prenons la direction des montagnes en scooter pour aller voir la petite banlieue de Valencia, qui s’y trouve perchée en hauteur, et la chute Casaroro.

Promenade en bordure de mer À Dumaguete
Sentier à la chute Casaroro
Chute Casaroro
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Sabah 4 – Tenom – Pulau Labuan

Du 06 au 10 mars Tenom et ses environs

Quelquefois quand on voyage il nous arrive de trouver des endroits qui se révèlent être des petits trésors et ce, sans avoir vraiment planifié notre visite à l’avance. C’est le cas du parc agricole de Sabah qui se trouve à 15 km au sud-est de Tenom. Cet immense parc est littéralement un jardin botanique regroupant plusieurs collections de plantes dont une section dédiée exclusivement aux orchidées. Développé initialement à des fins de recherche par le département d’agriculture, le parc est devenu une importante attraction touristique pour la petite ville de Tenom et la région. Sur le site on trouve même un camping, un dortoir et des petits chalets à louer. C’est dans un de ces chalets que nous décidons de passer la nuit, nous donnant la chance d’explorer le site à notre guise. Quoi de mieux qu’un chalet au bord d’un lac en plein coeur d’un jardin botanique situé dans un endroit paisible. On se croirait dans un parc national loin de la civilisation. De plus et à notre grande surprise, je pense que nous sommes les seuls sur le site à part les nombreux jardiniers. C’est avec anticipation que nous allons visiter la section des orchidées en plus d’autres sections informatives sur l’évolution et les adaptations des plantes.

Notre chalet
Parc agricole de Sabah
Vue de notre chalet
Jardins aménagés
Quelles feuilles!
Dans la section des orchidées
Une des plus belles orchidées
Et voici sa grandeur réelle!

Le lendemain matin on s’informe à l’entrée du parc pour savoir quel est le meilleur moyen de transport pour revenir en ville. On nous dit de marcher jusqu’à la route principale pour prendre un bus (Quand? Lorsqu’il y en aura un qui passe!). Ici il n’y a pas de GRAB et pas de taxis dans les environs. Bon, on va chercher nos bagages en se disant qu’on n’est pas pressés d’arriver en ville de toute façon et on revient à l’entrée principale. Là je vois un groupe de Malaisiens et un gros autobus touristique. Alors je leur demande s’ils vont par hasard à Tenom et après discussion, ils nous invitent à monter à bord de leur autobus sans frais car ils s’en vont justement à Tenom. Ils sont vraiment accueillants ces Malaisiens. Ceux-ci sont des amis de Kuala Lumpur qui sont venus visiter Sabah pendant deux semaines. Ils sont tous fiers de nous avoir à bord et nous posent plein de questions sur nous et le Canada. Ils nous font même chanter une chanson au microphone. Je leur distribue des épinglettes du Canada en remerciement et on se laisse en ville. À Tenom, petite ville de 5000 habitants, nous sommes le centre d’attraction car peu de visiteurs étrangers y viennent. Alors les gens s’empressent de nous sourire, de nous saluer au passage et de nous demander d’où nous venons.

Andrée chante « Alouette » à un groupe de Malaisiens en vacances
La meilleure bouffe c’est souvent celle de la rue : brochettes de poulet à Tenom

À partir de Tenom on peut prendre un train qui mène directement à Beaufort (il n’y a pas de route directe) en longeant le fleuve Padas. La construction de ce train (Kota Kinabalu à Melalap) par les Britanniques date du début du siècle mais de nos jours, c’est un moyen de transport peu efficace, à part pour les petits villages qui parsèment le trajet. Du point de vue touristique, l’attrait principal de cette ligne est le paysage le long du fleuve en plus d’une activité assez populaire : la descente de rapides sur le fleuve Padas. C’est pour ces deux raisons que nous prenons le train de Beaufort qui se remplit d’écoliers retournant dans leurs villages pour la fin de semaine et de villageois revenant de faire des courses en ville.

Train de Tenom à Pangi
Train entre Tenom et Pangi

La majorité des touristes qui viennent pour le rafting réservent cette activité à partir de la capitale KK, et font tout en une très longue journée. Ils doivent prendre une van et le train pour se rendre au village de Pangi d’où part le rafting. De notre côté, puisque nous sommes près de ce village, nous aimerions nous y rendre directement et y passer la nuit pour faire l’activité le lendemain. La difficulté est le manque d’information car chaque fois que nous demandons à quelqu’un si c’est possible de coucher au village on nous répond que non. Nous décidons d’essayer tout de même une fois que le train sera arrêté au village en question. Et c’est bien ce qui arrive. Le train s’arrête à la gare de Pangi, plusieurs élèves descendent et Marc-André crie par la fenêtre en demandant s’il y a un logis chez l’habitant pour ce soir. Réponse positive dans un anglais pas très clair, et on descend du train. En fait les gens ici ne parlent pas beaucoup anglais ni malais car ils sont des indigènes de l’ethnie Murut, anciens chasseurs de tête! Ils utilisent toujours leur propre dialecte entre eux. Par contre les jeunes sont plus à l’aise dans ces deux langues. Alors l’homme en question, Antin, est un guide de rafting sur le fleuve, comme plusieurs villageois des alentours. Il nous amène chez des amis dans la maison juste à côté de la gare. C’est là qu’on va habiter jusqu’à notre départ demain matin. Cette famille a aussi un tout petit magasin (très de base mais ça semble dépanner plusieurs villageois). Notre chambre est vraiment petite aussi et nous partageons leur salle de bain. Un seau d’eau (froide) fait office de douche. Après s’être installés, Antin nous propose de faire une petite piste pour nous montrer où il vit, de l’autre côté du fleuve. Alors nous le suivons sur le pont suspendu, dans la forêt, sur le bord du fleuve, pour arriver finalement à quelques petites cabanes en bois où il vit avec d’autres villageois. Bon là nous remarquons qu’il a l’eau et l’électricité chez lui. La vie est tellement plus facile avec ces deux commodités de base! Il nous fait ensuite retraverser le fleuve dans un petit bateau pour nous ramener chez nous.

Gare de Pangi
Maisons du village de Pangi
Notre guide Antin pour la descente du fleuve Padas
Le pont suspendu au-dessus du fleuve Padas
Le fleuve Padas que nous allons descendre le lendemain
Pont suspendu pour se rendre sur l’île au milieu du fleuve
Un jeune Murut qui construit une embarcation
Demeure d’Antil (la maison bleue) , sur l’île
On retraverse le fleuve Padas en bateau cette fois
Notre logis chez l’habitant

Après une nuit paisible, loin des bruits de la ville, nous nous préparons pour le rafting. Nous prenons tout de même le temps de montrer des photos de la vie au Canada à nos hôtes, qui sont étonnés de voir la neige, le patinage, la raquette sur neige et le ski, en plus de nous voir emmitouflés dans nos gros manteaux. Les touristes arrivent de KK pour le rafting via le train vers 10h30. Puis on monte dans les bateaux et c’est le départ. De notre côté nous sommes juste tous les deux avec deux guides dans un petit bateau. Génial! En deux minutes nous sommes trempés. Avec nos idées de Canadiens, on imaginait l’eau plutôt froide mais pas du tout; elle est chaude. Malgré la sécheresse des dernières semaines, les rapides sont assez grosses et on s’amuse vraiment. Surtout que les guides s’arrangent pour nous en donner pour notre argent. Entre les rapides ils nous font sauter à l’eau pour se laisser flotter et nager dans l’eau (on porte des ceintures de flottaison et un casque). Il fait chaud et ça fait tellement du bien d’être mouillés. Une fois la descente terminée, on nous offre à dîner avant de nous faire reprendre le train pour la prochaine ville, Beaufort. À partir de là les autres touristes prennent une van pour retourner à KK tandis que nous y restons pour la nuit.

Roti telur pour déjeuner, (pâte cuite avec un œuf) à Beaufort

Du 10 au 13 mars L’île de Labuan

La petite ville de Beaufort n’est pas très loin du traversier pour se rendre sur l’île de Labuan. Par contre les moyens de transport disponibles limitent l’efficacité quand vient le temps de s’y rendre. Je m’explique… Ici les minivans font office de bus, comme je l’ai déjà mentionné auparavant. Le trajet emprunté par chaque bus est écrit dessus. Si vous demandez au chauffeur l’heure du départ, il va vous répondre ainsi :  « Quand il y aura de 10 à 12 personnes. » Donc le départ ne dépend pas de l’heure mais du nombre de passagers pour remplir la van. La longue attente commence… Deux heures plus tard, nous partons enfin pour Menumbok, que nous atteignons en 45 minutes et d’où part le traversier. Labuan est une île située à environ 15 km à l’ouest de Sabah. Sa position stratégique en a fait un port commercial important, surtout pour le charbon exploité par les Britanniques à partir de 1850. De nos jours l’île est un territoire sans taxes où plusieurs retraités viennent s’installer. Pour notre part, nous venons y passer nos derniers jours à Sabah avant de repartir pour les Philippines.

Traversier entre Menumbok (Bornéo) et l’île de Labuan
Le port de Bandar Labuan

Le musée et le parc aquatique font partie des quelques attractions de Labuan qui méritent le détour. Nous pouvons nous y rendre en marchant car les deux sont près du centre-ville. Nous en profitons donc pour apprendre sur l’histoire de l’île et sur sa faune aquatique. En passant, durant la 2e Guerre mondiale les Japonais ont envahi l’île de Labuan ainsi que Bornéo. Ce sont surtout des soldats Australiens et Britanniques qui les ont combattu pour libérer la région.

Musée de Labuan et ses peuples autochtones
L’horloge de la ville qui a survécu aux bombardements américains durant la Deuxième Guerre mondiale (a été éventuellement démolie puis reconstruite)

Le lendemain nous louons un scooter et allons faire le tour de l’île et visiter les attractions plus éloignées dont un parc aviaire.

Le cimetière de Labuan
La croix du sacrifice que l’on retrouve dans les cimetières du Commonwealth
La cheminée qui n’a jamais été utilisée est maintenant un symbole de l’île de Labuan
Les grandes volières géodésiques du parc aviaire
La grue cendrée
Le faisan doré
Warong, restaurant local sur le rebord de mer
Le parc de la paix, l’endroit même où les Japonnais ont signé la capitulation de l’île de Bornéo
La grande mosquée de Labuan aux allures futuristes

Cette deuxième section de voyage se termine d’abord par un retour à la capitale de Sabah, Kota Kinabalu, en bateau rapide pour passagers. Nous longeons la côte pendant 3 heures et demie avant d’arriver au port. De là, un chauffeur GRAB nous amène à l’aéroport. Ça fait drôle de penser qu’on quitte la Malaisie. Nous y avons fait tant de belles découvertes, autant du point de vue environnemental que du point de vue social. Nous commençons à être plus à l’aise avec la culture et les gens sont tellement gentils. Finalement, c’est un avion de Air Asia qui nous amène à Manille.

Bateau rapide pour se rendre à Kota Kinabalu, 3h30
Arrivée au port de Kota Kinabalu
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Sabah 3 – Maliau Basin – Crocker Range

Du 27 février au 02 mars Maliau Basin Conservation Area

Autobus qui nous dépose à l’entrée du bassin de Maliau
Sur la route de l’entrée du parc jusqu’au centre d’accueil

Saviez-vous que certains cerfs peuvent pousser des cris très forts et littéralement  « aboyer » pour communiquer avec leurs pairs? Ou encore qu’il existe des cerfs pas plus gros que des lièvres? Nous avons eu la chance incroyable d’observer l’un et l’autre au parc Maliau Basin, un des derniers endroits de Bornéo à ne pas avoir été habité par l’Homme. Cet endroit fut découvert par hasard en 1947 par un pilote d’avion qui a failli s’écraser sur ses falaises. Son exploration scientifique a débuté en 1988 mais reste encore incomplète vu l’immense étendue de son aire (390 km2). Ce parc consiste en un bassin circulaire de 25 km de diamètre qui ressemble à ce qu’aurait laissé un météorite. Son origine est toutefois encore débattue. Il est entouré de falaises escarpées, restreignant ainsi son accessibilité. Le seul moyen de l’explorer est d’y aller à pied. Toutefois, il y a des infrastructures très bien développées juste au sud du bassin dont un centre de recherche et un centre de réception et d’information. D’autres infrastructures ont été construites à différents endroits mais elles sont difficiles d’accès et donc vouées à la science et non au tourisme. Il est à noter que la collaboration d’organismes internationaux (dont un du Danemark) et de quelques compagnies (Shell, IKEA) ont contribué au développement des infrastructures et au renforcement de la protection environnementale dans le parc.

Centre d’accueil du parc
Centre d’accueil du parc
Maquette du bassin de Maliau devant le centre d’accueil

Bon toujours est-il que l’endroit regorge d’espèces animales et végétales uniques et variées et c’est pour ça que nous y sommes. N’allez pas croire que nous faisons du camping en plein milieu de la forêt sauvage. Non, nous sommes dans une chambre confortable avec fan et salle de bain, le tout dans un complexe construit entièrement sur pilotis. D’ailleurs tout est sur pilotis ici. J’ose à peine imaginer la quantité de pluie qui doit tomber durant la saison des pluies. Vous aurez deviné qu’en ce moment c’est la saison sèche (et même presque la sécheresse) et c’est tout à notre avantage car ça nous évite deux gros inconvénients : les moustiques et les sangsues! Donc il n’y a pratiquement pas de moustiques et nous n’avons eu aucune sangsue sur nous suite à nos promenades en forêt (contrairement au parc précédent, Danum Valley, où Marc-André a fait le délice de plusieurs de ces petites bêtes).

Deux employés du parc, promenade conduisant à notre chambre
Promenade surélevée conduisant à notre chambre

Si vous voulez observer la nature, il faut vivre au rythme de la nature, ce qui veut dire au lever et au coucher du soleil. On pourrait aussi inclure la nuit mais il y a trop de risques de faire des rencontres plus dangereuses (par exemple l’ours malais ou sun bear et le léopard tacheté de Bornéo). Donc pendant notre séjour nous décidons de prendre des marches avant le déjeuner soit à partir de 6h, et en fin d’après-midi jusqu’au souper (de 16h à 19h), puis en soirée avec un guide (de 20h à 22h). Pour le reste, on prend des siestes et on essaie d’échapper à la chaleur. Cette stratégie fonctionne très bien car nous avons la chance d’observer des cerfs Sambar (et de les entendre pousser des cris surprenants!), un chevrotain (ce tout petit cerf pas plus gros qu’un lièvre), des sangliers, deux espèces de civettes, des écureuils, et plusieurs espèces d’oiseaux (voir liste ci-dessous). Un soir en marchant près de notre cabane, nous avons surpris deux cerfs avec notre lampe de poche. L’un des deux a poussé un tel cri que je ne sais pas qui entre lui et nous a eu le plus peur! Ouf!! Une chance que ce n’était qu’un cerf!

  • Hooded pitta / Brève à capuchon
  • White-crowned shama / Shama de Strickland
  • Oriental dwarf kingfisher / Martin-pêcheur pourpré
  • White-breasted waterhen / Râle à poitrine blanche
  • Bornean crested fireback / Faisan noble
  • Bornean spiderhunter / Arachnothère d’Everett
  • Large green-pigeon / Colombar de Capelle
  • Brown Wood-owl / Chouette leptogramme
On trouve presque toujours ces sangliers barbus près des cuisines du parc

En plus des pistes en forêt qui sont bien identifiées, le parc compte une tour d’observation haute de 19 m et un trajet sur des ponts suspendus permettant d’explorer la canopée, la strate supérieure de la forêt. Je vous jure qu’ils sont hauts ces arbres, et que la vision de la forêt est toute autre d’en haut!

Tour d’observation haute de 19 m bâtie avec du bois de fer
Vue du bassin à partir de la tour d’observation
Le rebord du bassin de Maliau
Passerelle suspendue au-dessus de la jungle
Une des sections de passerelle suspendue
Une des sections de passerelle qui a été endommagée en raison de la chute d’un arbre

Puisqu’il n’y a jamais eu de coupe forestière ici, on y trouve la forêt primaire, c’est-à-dire intacte ou encore forêt vierge. Ce parc est l’un des derniers endroits intacts à Sabah d’où le nom de  « The lost world of Sabah ». Contrairement à ce que l’on peut croire, se déplacer dans une telle forêt n’est pas très difficile car la majorité des arbres sont immenses, laissant peu de lumière pour les plantes au ras du sol. En conclusion, le sol est plutôt dégagé n’étant couvert que d’un tapis de feuilles. Si l’on marche silencieusement et qu’on observe attentivement on peut donc voir des animaux au travers de la végétation.

Pont suspendu enjambant la rivière Maliau
La rivière Maliau qui se jette dans le fleuve Kinabatangan
Repos à la rivière Maliau
La chute d’un arbre a provoqué son déracinement
Une jungle intacte est clairsemée au sol en raison des arbres qui bloquent toute la lumière
Étang près des baraques des employés du parc
Anniversaire d’Andrée, gâteau surprise

Du 02 au 04 mars Keningau

Il n’y a qu’une route qui traverse le sud de Sabah d’est en ouest. Et c’est pour l’essentiel une route de camionneurs car ce sont les camions remplis de fruits des palmiers ou encore de l’huile de palme extraite des fruits qui y circulent le plus. Donc à part le parc protégé de Maliau Basin, il n’y a que des plantations de palmiers à perte de vue tout le long de la route. C’est vers l’ouest que nous reprenons l’autobus pour continuer notre route une fois sortis du parc. Nous atteignons la prochaine ville, Keningau, après 3 heures de brassage intensif sur cette route sinueuse. Il n’y a pas grand chose à faire dans cette ville de 100 000 habitants. Les travailleurs de la région y viennent pour s’approvisionner et se divertir les fins de semaine. Nous ne rencontrons aucun autre touriste car rares sont ceux qui empruntent ce trajet. Par contre, Keningau est située dans une vallée, juste au pied des montagnes où l’on trouve le parc national Crocker Range qui est notre prochaine destination.

Du 04 au 06 mars Parc national de Crocker Range

Quand on monte en altitude, la température se refroidit immanquablement. Nous en faisons l’expérience durant notre visite de deux jours au parc national Crocker Range. Pour la première fois nous portons nos pantalons longs le soir vu la bonne petite brise qui souffle sur les hauteurs. À 2 000 mètres d’altitude, le centre d’interprétation du parc offre une vue slendide sur la vallée en contrebas. Ce parc national est le plus gros parc de Sabah et ses montagnes s’étendent jusqu’au parc du mont Kota Kinabalu à environ 100 km au nord-est. La sécheresse qui sévit sur les zones forestières visitées précédemment n’a pas épargné cette région. Il n’y a donc pas de sangsues ni de moustiques sur les sentiers en ce moment. Par contre il y a toujours des oiseaux et nous voyons également un drôle d’écureuil avec les oreilles touffues et une très longue queue (son nom anglais est Tufted ground squirrel et Rheithrosciurus macrotis en Latin car je ne trouve aucun nom français) dont l’aire de répartition est exclusive à Bornéo. Quant aux oiseaux, c’est ici que nous apercevons notre premier perroquet (Blue-crowned Hanging-parrot / Coryllis à tête bleue) tout plein de couleurs vives. Le premier matin nous nous levons tôt pour observer des animaux mais à notre grande surprise, un épais brouillard recouvre les montagnes et celui-ci ne se dissipe que lentement à mesure que le soleil s’élève dans le ciel. Nous n’avons donc pas beaucoup de succès avec notre petite expédition matinale. Le lendemain matin, même chose mais il faut avouer que ce moment de la journée est presque féérique!

Vue sur la vallée en contrebas
Piste dans la forêt
Les fruits d’un type de palmier
Vue du haut de la montagne
Le brouillard se dissipe peu à peu à mesure que le soleil se lève

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Sabah 2 – Lahad Datu – Danum – Semporna – Tawau

Du 19 au 20 février Lahad Datu

C’est dans une van avec 4 autres touristes que nous quittons la région du fleuve Kinabatangan juste après déjeuner. Nous sommes les seuls à poursuivre notre route vers le sud-est. Après environ une heure, nous arrivons à un rond-point et le chauffeur nous laisse sortir du véhicule avant de continuer son chemin au nord. En nous laissant, il nous dit : « Dans 10 minutes l’autobus public va arriver » . Moi je me dis : « 10 minutes mon œil, on n’est pas au Canada ici! » Bon alors une demi-heure plus tard une van s’arrête à notre hauteur et le chauffeur baisse la fenêtre en criant : « Lahad Datu? » et c’est reparti! Ces vans font office de transport en commun en laissant monter et descendre tous ceux qui leur font signe le long du chemin. C’est drôle de voir le visage des prochains passagers quand la porte s’ouvre et qu’ils nous aperçoivent. Nous arrivons vers midi à l’hôtel. Les gens ici ne sont pas très habitués de voir des touristes car nous sommes le centre d’attention chaque fois que nous nous promenons en ville. On nous dévisage, on nous salue et on nous souhaite la bienvenue. Autrefois un village de pêcheurs paisible, cette ville est maintenant un centre commercial pour l’huile de palme, dont l’arbre est cultivé dans toute la région.

Du 20 au 23 février Danum Valley Conservation Area

Il n’y a rien de mieux pour comprendre la forêt tropicale humide que de s’y rendre et d’expérimenter la vie dans cet écosystème si diversifié. Et sur l’île de Bornéo, la déforestation se fait très rapidement alors il ne reste que quelques endroits plus ou moins intacts dont l’aire de conservation de Danum Valley. En fait, cet endroit est plutôt utilisé comme centre de recherche que comme site touristique. Nous parcourons les 82 km à partir de Lahad Datu en 2 heures 30 minutes dans une van avec 4 autres touristes. La route est sinueuse et toute en cailloux alors on se fait vraiment brasser. Nous apprécions particulièrement les deux fois où notre chauffeur arrête sur le côté de la route pour nous montrer des orang-outangs tout haut dans les arbres! Le temps de nous installer dans les dortoirs et c’est déjà l’heure du souper. Nous faisons donc connaissance avec les autres touristes et ça nous donne la chance de s’organiser ensemble pour les expéditions et ainsi en partager les coûts. Ce soir : marche à l’obscurité pour observer civet, grenouilles, serpents, insectes et araignées.

Malgré le fait que nous soyons en saison sèche, c’est impressionnant de constater combien le taux d’humidité est élevé. Chaque nuit l’atmosphère se couvre d’humidité de sorte que le matin, un épais brouillard flotte tout autour de nous. Celui-ci se dissipe complètement une fois le soleil levé. D’ailleurs la chaleur s’y met aussitôt que le soleil apparaît. Et quelle chaleur! Il faut dire qu’ici, le soleil est extrêmement haut dans le ciel et il diffuse une chaleur de plomb. Après une marche de 6 km en forêt, nous sommes complètement trempés de sueur. Heureusement que nous avons pu nous baigner un peu dans un petit bassin naturel au milieu du trajet.

Comme partout en nature, pour observer des animaux, il faut être patient et avoir l’oeil. Pendant notre séjour ici, nous avons la chance d’observer des singes (orang-outangs, macaques, gibbons, semnopithèques rubiconds), des cerfs Sambar, des écureuils volants, un civet, ainsi que plusieurs oiseaux dont le magnifique calao rhinocéros. Mais le plus impressionnant dans tout ça est d’observer tous ces animaux dans leur environnement naturel.

Pour les intéressés, voici d’autres oiseaux observés à Danum :

  • Asian fairy bluebird / Irène vierge
  • Rhinoceros hornbill / Calao rhinocéros
  • White-rumped shama / Shama à croupion blanc
  • Orange-bellied flowerpecker / Dicée à ventre orange
  • Sunda frogmouth / Podarge cornu
L’aire de conservation de Danum Valley
5 jeunes sangliers à barbe
Notre groupe pour 2 jours
La rivière Segama parcourt la vallée de Danum
Un orang-outang mâle
Un arbre bois de fer de Bornéo
On se rafraîchit au milieu de la piste de 6 km
Promenade sur la route principale à l’affût des oiseaux
Le semnopithèque rubicond, unique à l’île de Bornéo
Piste dans la jungle
Le cerf Sambar

Du 23 au 25 février Semporna

À Sabah on peut faire des pistes dans la jungle tropicale une journée et de la plongée le jour suivant. Semporna est au sud-est de Sabah, en bordure de mer. Les maniaques de plongée y viennent pour la fameuse île de Sipadan, qui est encerclée par un récif de corail. Il y a aussi plusieurs hôtels / huttes sur les îles, à différents prix bien entendu. Pour notre part nous optons pour un hôtel sur le continent et allons faire une journée de plongée au tuba autour de l’île de Mabul. Pas croyable comme la mer est limpide. On nous amène à 3 sites de plongée différents durant la journée et nous nageons avec les poissons multicolores et plusieurs tortues de mer.

Photo de groupe à Semporna avec des étudiantes très enthousiastes
Pêcheurs vendant leur récolte de la journée
Déjeuner de crêpes (roti) aux bananes
La marina de Semporna
Embarcation pour la journée en mer
Maisons sur pilotis à Mabul
Sur le quai pour se rendre au bateau

Du 25 au 27 février Tawau

Au sud-est de Sabah, tout près de la frontière indonésienne, se dresse la ville de Tawau. L’île de Bornéo est partagée entre deux pays : la Malaisie au nord avec les provinces de Sarawak et Sabah, et l’Indonésie au sud (aussi appelé Kalimantan). Une fois de plus, Tawau n’est pas une petite ville perdue dans la jungle mais bien une ville moderne de 100 000 habitants. Son port permet l’exportation de plusieurs matières premières dont le bois, l’huile de palme, le coprah, le caoutchouc, le cacao, le tabac, etc.

Nous y arrivons vers midi dans une van remplie de gens de la place. Notre but ici est tout simplement de nous préparer pour la prochaine destination soit une autre aire de conservation en forêt. Mais auparavant nous allons faire le plein de bouffe, acheter nos billets d’autobus et retirer de l’argent au guichet automatique. Nous allons tout de même en profiter pour visiter un peu la région, spécialement un parc forestier tout près de la ville. Le parc Tawau Hills est un petit oasis de forêt tropicale laissée intacte au milieu d’une mer de plantations de palmiers à huile de palme. On s’y fait conduire par un chauffeur GRAB et aussitôt qu’on passe le guichet d’entrée du parc, on a l’impression d’être de retour dans la jungle tropicale, surtout avec les cris des gibbons qui hurlent leur présence et les macaques qui se promènent à proximité. Plusieurs pistes sont bien indiquées et nous prenons celle qui mène à des chutes à environ 2,5 km de l’entrée. Un vrai petit bijou ce parc. C’est également ici que se trouvent plusieurs des plus grands arbres tropicaux au monde. C’est même difficile d’apercevoir leur sommet avec la densité de la végétation. Retour en ville en après-midi avec un autre chauffeur GRAB (ça rend vraiment notre vie plus facile de pouvoir faire appel à un véhicule en tout temps).

Baie de Wallace dans la mer des Célèbes
Effort honorable afin d’embellir Tawau
Marché de la ville
Nous mangeons presque toujours à l’extérieur
Plusieurs arbres sont très hauts
La chute Bukit Gelas
Un des plus hauts arbres tropicaux au monde, Seraya Kuning Siput, 90 m
Les lianes sont abondantes
Ces macaques sont habitués aux humains mais ils gardent quand même leur distance
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Sabah 1 – Kinabatangan

Du 13 au 15 février Kota Kinabalu

Autre pays, autres moeurs! Aujourd’hui marque la fin du premier tiers de notre voyage (aux Philippines) et le début du deuxième tiers (à Sabah, en Malaisie, plus précisément sur l’île de Bornéo).

Nous passons donc d’un pays de 110 millions d’habitants à majorité catholique pour un autre de 32 millions (3,5 millions à Sabah) à majorité musulmane.

Nous arrivons à Kota Kinabalu (KK pour les intimes) qui est la plus grosse ville de la province de Sabah avec plus de 600 000 habitants. Et quelle ville moderne avec ses édifices, son trafic ordonné et surtout silencieux. Tout un contraste avec Manille qui était tout sauf ordonnée. Après seulement quelques minutes sur place les souvenirs reviennent en mémoire puisque nous avons passé l’été en Malaisie il y a à peine deux ans : les mots, les expressions, la culture. C’est agréable de s’y retrouver. À Sabah nous utilisons beaucoup l’application GRAB pour nos déplacements. En fait c’est un concurrent de Uber et ça fonctionne de la même façon. Fini les argumentations avec les chauffeurs de taxi pour qu’ils utilisent leur compteur ou pour qu’ils nous rendent la monnaie! Dorénavant, on sait à l’avance qui vient nous chercher et combien ça va coûter. Un point c’est tout!

Une fois à KK nous devons compléter les arrangements pour nos visites ultérieures dans la province de Sabah. En effet, ici il faut des permis de visites et surtout, il faut réserver nos visites à l’avance car nous irons dans deux aires de conservation gérées par le ministère de l’environnement de Sabah. Nous nous rendons à leurs bureaux et finalisons le tout avant de prendre une longue marche le long de la baie.

Bureaux gouvernementaux dont le ministère de l’environnement à l’arrière plan.
Danse traditionnelle à Kota Kinabalu

Du 15 au 16 février Sandakan

Nous quittons KK en avion (eh oui, un vol de Air Asia coûte moins cher qu’un déplacement en autobus; le vol prend 45 min, l’autobus, 7 heures) et arrivons à Sandakan en après-midi. N’allez pas croire que c’est un petit village perdu au milieu de la forêt tropicale. Eh non, il y a 350 000 personnes dans cette ville tout à fait moderne. Et en passant, devinez ce qu’on voyait surtout du haut des airs… les plantations d’huile de palme bien sûr. Pour vous remettre en mémoire notre voyage en Malaisie d’il y a deux ans, ce pays est le premier producteur mondial d’huile de palme. Et ces plantations sont largement sur l’île de Bornéo. Au diable la déforestation et la biodiversité alors dépêchez-vous de venir voir certaines espèces qui se font de plus en plus rares. On n’arrête pas le progrès.

Nous passons directement de l’aéroport à notre site de visite : Sandakan Memorial Park (vous vous rappelez : GRAB!). Bon un peu d’histoire pour vous mettre dans l’ambiance. Durant la 2e Guerre mondiale, les Japonais ont attaqué et conquis plusieurs de leurs voisins asiatiques. En 1942, ils ont établi un camp de prisonniers de guerre ici à Sandakan et y ont transféré plus de 2 700 prisonniers Australiens et Anglais afin de les utiliser comme main-d’oeuvre pour construire une piste d’atterrissage. À mesure que la guerre progressait et avec l’avancée des Alliés dans la région Pacifique, les Japonais ont décidé de se débarrasser de ces prisonniers en leur faisant subir toutes sortes de mauvais traitements. Et pour en finir, ils ont forcé les prisonniers à marcher dans la forêt sur plus de 260 km. De tous les prisonniers de l’époque, seulement 6 ont survécu et c’est parce qu’ils ont réussi à s’échapper d’une façon ou d’une autre. Alors le parc en question est pour honorer la mémoire de ceux qui sont morts durant cette période sombre de l’histoire.

Sandakan Memorial Park, pelle mécanique ayant servi à la construction de la piste d’atterrissage
Sandakan

Du 16 au 19 février Sukau et le fleuve Kinabatangan

Serpentant sur plus de 560 km, le fleuve Kinabatangan est le plus long cours d’eau de la province de Sabah. Ses berges abritent une importante biodiversité malgré la déforestation et les plantations de palmiers à huile de palme, laissant une étroite bande de forêt le long de la berge. En se promenant en bateau sur le fleuve, on peut observer une faune assez impressionnante car les animaux ont tendance à se déplacer le long des bandes de forêt originales, donc le long des berges. Nous arrivons ici vers 15h et réservons tout de suite nos places pour l’expédition de 16h à 18h. C’est toujours excitant pour nous d’arriver dans ce genre d’environnement auquel nous ne sommes pas familiers. Tout nous impressionne. Les singes macaques et proboscis (endémiques à Bornéo), les calaos, ces gros oiseaux avec une corne sur le bec (il y en a 8 espèces à Bornéo), sans parler des autres oiseaux si colorés!

Notre auberge près du fleuve
Moze, notre guide, qui en connaît beaucoup sur la jungle
On ne se baigne pas ici car il y a des crocodiles
Notre propre petit chalet au Sakau backpackers hostel
Souper au marché du dimanche

Nous sommes debout avant le soleil le lendemain, pour retourner sur la rivière. Cette fois-ci ce sont les oiseaux qui sont plus visibles. J’en inclus une liste (anglais/français) ci-dessous pour ceux qui seraient intéressés à chercher des images sur Internet (spécialement les calaos, ces gros oiseaux si fascinants, et les martin-pêcheurs, pour leur part très colorés).

  • Oriental darter / anhinga roux
  • White-bellied sea eagle / pygargue blagre
  • White-crowned hornbill / calao à huppe blanche de Malaisie
  • Oriental pied hornbill / calao pie
  • Rhinoceros hornbill / calao rhinocéros
  • Storm’s stork / cigogne de Storm
  • Little heron / héron strié
  • Purple heron / héron pourpre
  • Great egret / grande aigrette
  • Wallace’s hawk-eagle / aigle de Wallace
  • Buffy fish-owl / kétoupan malais
  • Common storkbill / martin-chasseur gurial
  • Dusky broadbill / eurylaime corydon
  • Chestnut munia / capucin à tête noire
  • Oriental dollarbird / rolled oriental
  • Oriental dwarf kingfisher / martin-pêcheur pourpré

En plus des oiseaux déjà listés, notre dernière expédition en bateau nous donne la chance d’ajouter deux espèces de primates à ceux observés auparavant : le macaque à queue courte et le semnopithèque à coiffe. Nous n’avons malheureusement pas la chance de voir des orang-outangs ou encore des éléphants pygmés durant nos 3 expéditions mais quelques visiteurs nous ont dit avoir aperçu les premiers.

Même si nous sommes dans un endroit reculé et que les gens parlent leur propre langue indigène, le modernisme a définitivement conquis la région. Ici il y a l’eau courante (non potable), l’électricité, le moteur à combustion utilisé pour les bateaux, les moyens de transport habituels (motocyclettes et automobiles), le téléphone mobile, la connexion Internet 4G, qui nous permet de rester en contact avec vous, à l’autre bout de la planète! Même s’il subsiste quelques communautés reculées en aval du fleuve, l’image qu’on se fait d’endroits où la civilisation moderne ne s’est pas encore implantée n’existe à peu près plus.

Lever du soleil sur le fleuve Kinabatangan en vue du tour en bateau
Exploration d’une rivière qui se jette dans le fleuve Kinabatangan
3 macaques à longue queue au-dessus de la rivière
Femelle probiscus
Souper à un warong du village… Terrasse avec vue sur le fleuve!
Marche en revenant du village
Singes probiscus s’installant pour passer la nuit
Macaque à longue queue… Un peu méfiant peut-être!
En attente d’un autobus pour se rendre à Lahad Datu

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Manille

Du 9 au 13 février

Il fait à peine clair lorsque nous nous levons à Boracay pour notre départ. Et c’est un autre défilé de moyens de transport qui nous amène de Boracay jusqu’à Manille… tricycle, bateau, tricycle, avion et taxi… Et on arrive à l’hôtel à 13h!

Transport en tricycle ce matin
Traversier de l’île de Boracay à Catitlan

Quel changement de décor drastique. La plage, la mer, le soleil… La ville, le trafic, le bruit! Manille et sa région métropolitaine englobe une population d’environ 24 millions de personnes. Ses routes sont congestionnées et c’est tout un divertissement d’observer tout ce qui y roule. Prendre une marche au centre-ville équivaut à prendre inévitablement un bain de foules. Et c’est exactement ce que nous faisons pour le reste de l’après-midi. En fait, nous avons droit à un arc-en-ciel de couleurs, saveurs, odeurs, sons, etc. en déambulant dans les petites rues près de notre hôtel. Ici on vend de tout… linge, fruits, légumes, poissons, oiseaux de compagnie, bijoux, systèmes de son, souliers, articles religieux, etc., etc., etc.

Rue de marché avec en arrière plan la basilique du Nazaréen noir 
Fiers marchands de bébelles électroniques
Marchande de poissons et fruits

Les Philippins sont également de très fervents catholiques et par le fait même, ils sont très pratiquants. Aujourd’hui dimanche, les églises débordent de fidèles. Les portes sont ouvertes et ceux qui ne peuvent entrer suivent la messe de l’extérieur en suivant sur un écran. Ils sont également dévolus à plusieurs saints et n’hésitent pas à acheter des statuettes et images de ces derniers. En soirée, une statue sacrée de Jésus (le Nazaréen noir) est montée sur le derrière d’un camion et promenée dans la foule assemblée autour de l’église. Les gens tirent un morceau de tissu à l’homme debout à côté de la statue et celui-ci frotte le tissu sur le visage de la statue avant de le redonner à son propriétaire, qui se frotte à son tour le visage avec le tissu. Ceci se déroule pendant plusieurs minutes car il y a foule.

La basilique du Nazaréen noir, tout près de l’hôtel
Plaza près de la basilique avec la statue de Jean Baptiste
Lieu saint oblige vente de divers articles religieux
Lampions avec offrandes selon la couleur choisie

En 1571, la ville de Manille se résumait à une colonie espagnole entourée d’une muraille. Cette ancienne section de la ville a été relativement restaurée au fil des ans et on peut la visiter en marchant sur quelques sections de la muraille. C’est l’endroit le plus touristique de la ville, qui ne compte pas énormément d’attraits pour les visiteurs malgré sa grosseur. Je crois que Manille doit être visitée plus pour ses habitants que pour ses lieux. En tout cas, nous en apprenons un peu plus sur les luttes qui se sont déroulées tout au long de l’histoire pour la défense de la liberté et de l’indépendance de ce peuple. Et en passant, toute la ville a été rasée à la fin de la 2e Guerre mondiale. Les Japonais y étaient installés et les Américains les ont délogés par des bombardements. Nous avons même visité la cathédrale de Manille (première construction en 1571) qui a été détruite (typhons, feux, tremblements de terre, etc.) et reconstruite 7 fois.

Porte d’accès aux Intramuros
Porte principale du fort Santiago
Accès au fort Santiago
Centre-ville de Manille en bordure de la rivière Pasig
Quartier chinois
Canal mais surtout stationnement de Jeepneys, les petits autobus
Le parc Rizal, un moment de calme
Monument au héros national, José Rizal
La baie de Manille est interdite à la baignade
L’avenue Quezon où se trouve notre hôtel

Saviez-vous que les Philippins adorent la musique et particulièrement le karaoké? Dans plusieurs endroits publics il y a une machine de karaoké et il y a toujours quelqu’un qui s’époumone sans hésitation devant la machine.

Machines de karaoké fraîchement assemblées à vendre (tout près de l’hôtel)
Appartement près de notre hôtel

La communauté chinoise compose environ 10 % de la population de Manille et c’est dans le quartier chinois que nous visitons une des attractions de la ville soit le cimetière chinois. Ici les morts reposent dans des mausolées qui s’alignent le long de rues formant des quartiers selon le niveau de richesses des défunts. Un guide nous promène dans les coins les plus distincts tout en nous prodiguant une mine d’information.

Métro de surface
Entrée principale du cimetière chinois
Des chinois catholiques
Mausolée luxueux avec air climatisé

Manille est une ville gigantesque qui compte des quartiers riches et d’autres très pauvres. Parmi ces derniers, on trouve quelques bidonvilles où s’entassent des dizaines de milliers de personnes. C’est avec appréhension que nous partons avec notre guide ce matin pour faire une visite du bidonville de Baseco, en bordure du port de Manille. Plus de 103 000 personnes s’y entassent et malgré le fait que nous ayons une petite idée de ce que nous allons y voir, nous sommes curieux de ce que nous allons y découvrir. En passant, il est interdit de prendre des photos durant ce tour guidé. Premières constatations : tous les gens que nous croisons durant notre marche sont souriants et nous saluent. Il y a des gens de tous les âges et beaucoup d’enfants. Certaines sections sont plus propres que d’autres surtout là où les allées sont sur ciment. Ça se gâte lorsque l’on marche sur toute autre surface, qui a tendance à être vaseuse. Il y a un certain accès à de l’eau, pas toujours potable. De même avec l’électricité, dont l’accès est sporadique. Même chose avec le combustible pour faire cuire quoi que ce soit… accès difficile et donc faire bouillir de l’eau est hors de question et faire la cuisine est extrêmement basique. Aucun appareil électroménager qui de toute façon consommerait beaucoup trop d’électricité. Les habitations sont fabriquées à partir de morceaux de bois, métal, carton, papier, etc. Et il y a souvent une seule ampoule pour éclairer l’endroit, qui se résume à une toute petite pièce pour une famille nombreuse. L’électricité coûte un prix exorbitant donc l’ampoule est peu utilisée. Il y a une école élémentaire et une école secondaire dans le bidonville. Par contre les enfants abandonnent souvent l’école après l’élémentaire car ils doivent aider les parents à gagner de l’argent. Le bidonville est en bordure de la Baie de Manille, dont l’eau est impropre à la baignade. Pourtant les gens ici s’y baignent et pêchent des crabes à manger. Les enfants jouent dans l’eau pieds nus. Et chaque fois qu’une tempête ou un typhon frappe la ville, tout le bidonville est littéralement inondé. Les gens se réfugient dans l’école pendant quelques jours et retournent ensuite dans leur cabane ou la reconstruisent si tel est le cas. Mais ce qui est absolument incroyable dans cette visite est de constater la résilience de ces gens qui nous souriaient et nous saluaient au passage.

11 février, souper d’anniversaire de M-A
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Boracay

Du 5 au 9 février Boracay

C’est sous un ciel tout bleu, auquel nous sommes maintenant habitués, que nous quittons Coron ce matin. Une van vient nous chercher à l’hôtel à 9h pour nous amener à l’aéroport, à moins d’une demie heure de route. C’est avec appréhension que nous allons au comptoir de la compagnie aérienne car il y a quelques jours, nous avons reçu un courriel nous avisant de l’annulation du vol, puis un autre nous avisant finalement du contraire! Et nous avons toute une surprise en réalisant que nous ne sommes que 3 passagers. De plus, on nous dit que nous voyageons à bord de l’hydravion… Quoi? On va amérir? Je sais bien que nous allons sur une île mais là je ne comprends plus rien. Et tout à coup j’aperçois l’affiche des deux avions de la compagnie et l’hydravion a aussi des roues pour les atterrissages conventionnels. OUF!
Juste avant de décoller, le pilote, en culottes courtes et en sandales, se retourne vers nous pour nous indiquer les sorties de secours. Les 50 minutes de vol nous permettent d’admirer des paysages extraordinaires. Quel beau pays d’îles et de mers bleues.
Ensuite les moyens de transport s’enchaînent (bus, van, bateau, tricycle) jusqu’à l’arrivée à notre hôtel sur l’île de Boracay.
Le paradis sur Terre existe aux Philippines… Mélangez du sable blanc aussi fin que de la farine, une allée de cocotiers le long des hôtels, la mer avec les plus beaux dégradés de bleue imaginables, tout ça sous un soleil resplendissant et vous aurez la plage de Boracay, réputée comme étant l’une des plus belles des Philippines. Et d’après ce que nous constatons, nous ne sommes pas les seuls à le savoir car l’endroit regorge de Chinois, qui sont ici pour le congé du Nouvel An Chinois! Tout comme en Chine, ils sont en majorité ici en ce moment. On ne peut les blâmer de vouloir échapper à leur hiver pendant une semaine.
Ici la vie est facile… se baigner, profiter de la plage, de l’eau limpide et chaude en plus du soleil resplendissant chaque jour.
Et le moment le plus magique de la journée se déroule au coucher du soleil, où on a l’impression que toute la foule de touristes s’assemble sur la plage. Et pendant ces quelques minutes, les enfants continuent à patauger dans l’eau tandis que les adultes se prennent en photo, jasent, se promènent, et surtout, admirent le spectacle de la nature. Peu importe la nationalité des uns ou des autres, les comportements sont les mêmes et les sourires aussi.

Départ en hydravion, 3 passagers, 2 membres d’équipage
Nous quittons l’île de Busuanga
L’île de Boracay, la plage principale est à gauche (ouest)
En arrivant par traversier au port de Boracay
La plage et ses palmiers
Il y a tellement de monde pour admirer les couchers de soleil
Coucher de soleil
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Palawan 2

Le 25 janvier Port Barton à El Nido

Plusieurs touristes nous avaient dit que El Nido n’était pas aussi agréable que Port Barton. Je comprends ce qu’ils voulaient dire. Les villes des Philippines n’ont rien de beau. Elles sont plutôt fonctionnelles. Des petites rues étroites sans trottoir, trop de véhicules sur les rues (c’est la cacophonie totale), de la construction tout le long de la route, alors c’est un exploit de se déplacer en marchant, la pollution totale (ça empeste le diesel) et il n’y a aucun parc. Une chance que les plages sont un attrait touristique majeur.

Bon c’est après une route en montagnes russes, tous serrés dans une van remplie à surcapacité que nous arrivons à El Nido. Il faut tout de même avouer que l’île de Palawan est superbe vue de la route. On y voit des rizières, des zones de végétation bien diversifiée, des petits villages bien vivants. Il n’y a aucune plantation qui s’étende sur de grandes surfaces mais plutôt des petites parcelles de terre cultivées un peu partout. Nous prenons le reste de la journée à explorer la ville malgré la difficulté à y circuler à pied.

Le 26 janvier El Nido

Nous avons découvert  la plage la plus proche de notre hôtel. Les paysages sont toujours enchanteurs (une fois loin de la route). El Nido est le point de départ de plusieurs activités en mer. On y offre des excursions en tous genres. On reste tranquilles malgré tout car Marc-André reprend des forces et Andrée est malade à son tour.

Plage Corong Corong, près de notre hôtel
Transport publique, les jeepneys, qu’on remplit à surcapacité

Le 27 janvier El Nido

Plusieurs plages se trouvent à proximité de la ville dont Nacpan Beach, réputée pour être la plus belle. Nous louons un scooter et partons à sa découverte. Nous traversons quelques villages de cultivateurs et admirons les paysages de rizières. Une fois arrivés, nous sommes surpris par la beauté du site. C’est bien vrai que cette plage est superbe avec son sable blanc et ses petites îles à l’horizon qui brisent la monotonie du paysage. C’est plus tranquille ici malgré le fait que de plus en plus de gens y viennent à mesure que le temps passe. Retour en fin d’après-midi juste avant que le trafic s’y mette de plus belle.

En soirée nous avons une rencontre préparatoire en vue de notre expédition en bateau qui part demain. On fait les présentations et on nous donne des instructions de dernière minute. Ça promet d’être excitant!

Sur la route, nous longeons plusieurs rizières
Plage de Nacpan
Habitation locale près de la plage
Baie arrière et village local
Voici le type de dépanneur où l’on s’approvisionne en collations et boissons

Du 28 janvier au 1 février El Nido à Coron (en bateau)

Il y a quelque chose de vraiment exotique à naviguer le jour sur un bateau traditionnel, pour ensuite s’arrêter sur des îles et passer la nuit dans des villages de pêcheurs. Le temps semble alors prendre une toute autre dimension. De plus, nous faisons au moins deux arrêts par jour pour faire du tuba et explorer la vie marine. Nous sommes 24 touristes sur le bateau, en plus des 9 membres d’équipage et on ne se sent jamais trop tassés. Tout est extrêmement bien planifié. Chaque soir nous couchons dans des petites huttes en bambou à proximité d’un village de pêcheurs. On nous fournit matelas, oreillers, draps et filet moustiquaire. Nous sommes aussi très bien nourris pendant tout le séjour.

Départ de El Nido
Jun Jun, notre guide, dans l’archipel des Bacuit
Le pont principal
Notre hutte de la première nuit
Arrêt à notre premier campement
Notre bateau vu du camp
Vue de notre hutte en se levant le matin
Enfants du village en attente du bateau qui les amène à l’école
Village à côté de notre camp
Endroit où l’on s’arrête pour faire de la plongée près du corail
Aldrin, le cuisinier, prépare le déjeuner
Préparation pour la plongée. Le cochon est à bord depuis 2 jours.
Cuisson du cochon
Dernier souper du voyage
Notre dernière demeure
Andrée en mode grasse matinée
Déjeuner à bord
Notre bateau d’expédition
L’équipage et les 24 passagers

Du 1 au 5 février Coron

Retour à la réalité après notre belle expédition en bateau… il est 17h à l’arrivée. Ville différente mais semblable aux autres, Coron n’a rien d’agréable. Une rue étroite sans trottoirs, trop achalandée et polluée par le bruit et l’odeur forte de diésel. Par chance nous trouvons un hôtel en bordure de l’eau qui nous permet d’échapper à la cacophonie générale de la ville. Nous y passons quelques jours de repos pour se refaire une santé.

Ville de Coron
Notre hôtel en bordure de l’eau
Baie de Coron
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