Visayas 3 – Bohol

Le dimanche 31 mars (Tagbilaran, Bohol)

Voyager dans un pays formé essentiellement d’îles n’est pas une mince affaire. Heureusement les moyens de transport ne manquent pas de nos jours. C’est avec une pointe de regrets que nous quittons notre petit coin de paradis à San Juan sur l’île de Siquijor, d’abord en scooter (20 min) jusqu’au port de Siquijor (pour ramener le scooter en question) puis en tricycle (20 min) jusqu’au port de Larena. C’est d’ici que part le traversier (1h30) qui nous amène sur l’île de Bohol. Il est déjà 14h00 lorsque nous descendons du traversier à Tagbilaran, sur l’île de Bohol. Première chose à faire : louer un autre scooter tout de suite! Et ce n’est pas difficile puisqu’il y a plusieurs endroits de location à la sortie du port. Nous voilà repartis… Nous traversons la ville direction nord dans un trafic relativement dense pour nous rendre à l’hôtel et y déposer nos bagages. Après un bref repos, nous partons pour notre prochaine activité soit un tour en canot sur la rivière Abatan et ceci dans un but bien précis. En effet, à la tombée du jour, certains des arbres mangroves qui bordent la rivière s’illuminent et scintillent tels des arbres de Noël grâce à des milliers de lucioles bioluminescentes. Celles-ci sont différentes des lucioles que nous trouvons sur la terre ferme (même au Canada) car les lucioles de mer vivent en colonies sur un arbre, contrairement aux autres qui sont solitaires. Nous partons avant le coucher du soleil pour pagayer sur une distance de deux kilomètres avec notre guide. Puis, une fois le soleil disparu, nous pagayons d’un arbre à un autre pour admirer le spectacle des milles feux créés par ces petites bestioles. C’est tout simplement féérique avec le ciel étoilé en toile de fond.

Notre moyen de transport pour les 8 prochains jours

Le lundi 01 avril (Loboc)

Voici une petite devinette : Quel est le plus petit primate au monde? Voici quelques indices :

  • Il peut tenir dans la paume d’une main.
  • Il peut faire des bons jusqu’à 5 mètres.
  • Il possède des yeux gigantesques, chaque œil étant plus gros que son cerveau.
  • Ses yeux sont fixes.
  • Il peut tourner la tête à presque 180 degrés de chaque côté.
  • Il ne peut être gardé en captivité vu sa tendance à se laisser mourir dans ces conditions.
  • Il fait partie des espèces en voie de disparition.

Je vous l’accorde, cet animal est absolument fascinant. Le Tarsier des Philippines est donc une des attractions majeures de l’île de Bohol. Il est possible de visiter un sanctuaire dévoué à la protection de ces petites bêtes le long de notre trajet. Étant nocturnes et très territoriaux, ces petits primates ont tendance à revenir sur le même arbre pour y dormir durant la journée. Nous suivons un parcours boisé en silence et des guides nous pointent les tarsiers afin que nous puissions les observer dans leur habitat naturel.

Nous poursuivons ensuite notre route en scooter sur une distance de 35 km jusqu’à Loboc, à l’intérieur des terres. Notre hôtel est situé sur le bord de la rivière Loboc et nous en profitons pour y nager un peu avant de sauter dans la piscine.

Rizières le long de la route
Rizières et plantations de cocotiers
Tarsier tout bien réveillé…
… puis il se rendort

Le mardi 02 avril (Loboc à Carmen)

Le centre de l’île de Bohol est composé d’un ensemble de 1 200 à 1 800 petites collines de forme sphérique couvertes d’herbes virant au brun durant la saison sèche, d’où le nom de  « Chocolate Hills » ou collines en chocolat. Celles-ci auraient été formées il y a très longtemps suite à un soulèvement du fond marin et à l’érosion par la pluie et le vent. Elles sont composées essentiellement de calcaire marin avec une base d’argile et s’élèvent en moyenne entre 30 et 50 mètres de haut. Lorsque l’on scrute le paysage à partir d’un point d’observation surélevé, l’effet est assez surprenant. Surtout que ces collines sont clairsemées et entourées d’innombrables rizières offrant des paysages à couper le souffle. Pour se rendre au point d’observation il faut emprunter la route principale qui traverse d’abord une belle forêt faite de mains d’hommes. Eh oui, une section de forêt complètement reboisée avec des arbres d’acajou et de teck il y a environ 70 ans, suite à la 2e Guerre mondiale.

Rivière Loboc
Village de Loboc
Notre hôtel le plus luxueux à Loboc
À l’arrière de l’hôtel… plate-forme pour sauter dans la rivière
L’hôtel sur le bord de la rivière Loboc
Forêt d’acajou et de teck
Promenade dans la forêt d’acajou
Les collines Chocolate Hills

Le mercredi 03 avril (Loboc et ses environs)

La vie paraît si facile lorsqu’on se lève chaque matin sous un beau ciel bleu et un soleil étincelant. C’est une petite journée tranquille aujourd’hui car nous avons pas mal ratissé la région. Cependant, nous décidons de retourner à la forêt pour y suivre une petite piste de 1 km, histoire de s’imprégner de cet environnement dans lequel on trouve dorénavant des tarsiers. Durant notre balade, nous avons la surprise d’entendre puis d’apercevoir un couple de calaos de Samar très haut dans les arbres. Nous revenons à l’hôtel en après-midi pour la baignade dans la rivière Loboc et la piscine.

Les barges qui offrent des excursions sur la rivière
Rivière Loboc et la tyrolienne (la voyez-vous?) qui la traverse

Du 04 au 09 avril (L’île de Panglao)

Au sud-ouest de Bohol se trouve la toute petite île de Panglao vers laquelle la majorité des touristes convergent dès leur arrivée. Pour notre part, c’est là que nous terminons notre long périple de trois mois. Nous passons nos journées à faire de petites excursions en scooter autour de l’île et à nous promener d’une plage à l’autre.

Coucher du soleil à Ste Augustine
Plage de Doljo
Baignade dans la grotte Hinagdanan
Devant notre logis à marée basse
Spectacle musique et boucles de feu sur la plage Alona
Château de sable
À la plage d’Alona
Plage d’Alona et ses hôtels, restaurants et boutiques
Près de la plage Bikini
Élevage de coqs… La relève pour les prochains combats
Oursins de mer frais à vendre… Et ça se mange cru!
Vie de pêcheur
Jeux d’enfants
Notre logis Villa Juana

Du 09 au 10 avril (Philippines au Canada)

Le 09 avril

Tricycle de notre logis à l’aéroport de Panglao

Nous vivons dorénavant dans une époque où il est possible de se rendre n’importe où sur Terre en relativement peu de temps et nous allons en faire l’expérience une fois de plus. Un court trajet de 15 min en tricycle, de notre villa jusqu’à l’aéroport international de Bohol marque le début du voyage de retour. Le vol d’Air Asia qui nous conduit à Manille part à 16h le 9 avril. Tout se déroule sans encombres et nous arrivons au terminal 3 de l’aéroport international de Manille vers 17h30. Puis c’est au tour d’une voiture GRAB (pas de taxi, non merci) de nous laisser à l’hôtel, tout près du terminal 1 (pour le vol du lendemain). Notre hôtel se situe tout près du premier hôtel où nous sommes restés il y a 3 mois de cela. Nous allons donc nous promener dans les mêmes rues avoisinantes. Une fois de plus, nous sommes étonnés de découvrir un quartier très vivant où les gens de tous âges se côtoient dans les petites ruelles. Les enfants jouent au ballon, à l’élastique, à faire de la bicyclette, et les adultes jasent. Ils nous saluent spontanément, nous questionnent sur notre voyage, notre pays. Maintenant je ne suis plus surprise du tout de leur accueil et de leur gentillesse… ça fait tout simplement partie leur culture! C’est même drôle de constater que nous nous sentons tout-à-fait à l’aise dans ces ruelles maintenant, contrairement à notre arrivée il y a 3 mois. Aujourd’hui nous « comprenons » les gens et le milieu dans lequel ils vivent. C’est comme si nous observions la scène sous un nouvel angle, de l’intérieur vers l’extérieur d’un cercle par exemple. À présent, tout nous semble familier alors qu’à l’arrivée, nous étions carrément exclus du cercle et n’avions que des questions sans réponses. Nous profitons de cette dernière soirée chaude et agréable avant de retourner à l’hôtel.

Air Asia, compagnie à rabais, de Panglao à Manille
Véhicule Grab, semblable à Uber, nous amène à l’hôtel
Marche en soirée à Manille
Grillades à vendre dans le quartier près de l’aéroport
Vue de Manille et l’aéroport

Le 10 avril

Il n’est que 3h30 lorsque le cadran nous réveille. La nuit a été courte mais il faut malgré tout se lever pour se rendre à temps au terminal 1 avec la navette de l’hôtel. Notre vol Manille-Beijing part à 6h20 et nous avons tout juste assez de temps pour passer au travers des files nombreuses et interminables : tout d’abord l’enregistrement au comptoir d’air China, ensuite l’immigration, puis la sécurité. C’est déjà l’heure de l’embarquement et l’avion décolle. Le trajet jusqu’à Beijing ne prend que 4 heures. Par contre, l’attente qui s’en suit met notre patience à rude épreuve car notre prochain vol part dans 12 heures, juste avant minuit. Ce n’est pas chaud à Beijing en ce début avril et la température se reflète dans le terminal. Après plusieurs promenades de long en large dans l’aéroport, l’heure d’embarquement arrive enfin. Tel que prévu, l’avion part juste avant minuit. On nous sert un premier repas (boeuf et riz ou canard et riz?) avant d’éteindre les lumières. Le reste n’est que brouillard jusqu’à ce qu’on nous réveille vers 7h30 pour le déjeuner. Ma tablette indique la date du 11 avril mais je sais qu’il n’est que le soir du 10 avril à Vancouver, donc même jour, même heure qu’au départ. C’est comme si le temps s’était figé pendant notre traversée en avion.

Vancouver, quel bel aéroport, mais il est gros. Nous prenons une bonne marche pour arriver à la douane d’abord, puis à la porte des correspondances, enfin à travers la sécurité et finalement à la porte d’embarquement du vol pour Edmonton. Et pendant cette longue promenade d’un bout à l’autre de l’aéroport, je passe mon temps à me demander si le soleil se lève ou se couche. Ah oui, c’est le soir et on est toujours le mercredi 10 avril. L’embarquement est immédiat et on attend dans l’avion car il y a un peu de retard. Il est 21h et j’ai encore faim malgré le déjeuner (souper!?) dans l’autre avion. Ça va prendre un certain temps pour que mon corps comprenne et accepte ce décalage horaire. Bon en attendant, voici les observations qui nous frappent le plus en arrivant au Canada :

  1. L’efficacité : toutes les étapes à l’aéroport se font très vite
  2. Il y a une atmosphère relaxe qui flotte dans l’air
  3. Ça y est, on comprend tout (français /anglais)
  4. Tout est tellement propre… spécialement les salles de bain et bonus : il y a du papier toilette!

Finalement un taxi nous ramène à la maison et il se fait tard, il faut aller au lit (Encore? Il me semble que je viens tout juste de passer une nuit entière dans un avion?).
Réflexion finale : quelle chance nous avons de vivre dans le meilleur pays au monde!! Ici des mots tels liberté, opportunité, démocratie, tolérance, justice, égalité, et j’en passe, font partie de notre réalité.

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Visayas 2 – Siquijor

Du 24 au 31 mars Siquijor

Entre la vie des îles et la vie des villes, je choisis sans hésitations celle des îles! Finis le trafic, le bruit, la pollution! Bienvenue soleil resplandissant, mer bleue transparente, plage de sable et air pur! Ce petit paradis qu’est l’île de Siquijor n’est situé qu’à une heure et demie de bateau de Dumaguete. Et ce qui est génial c’est que la superficie de cette île la rend idéale à explorer en scooter. On peut en faire le tour en une journée grâce à sa route principale qui encercle l’île sur une distance totale de 75 km. Donc en descendant du traversier nous louons tout de suite le scooter et partons vers notre Écolodge, à San Juan (environ 14 km du port). Nous sommes sur le bord de la mer et on se croirait dans un mini-jardin botanique puisque la propriétaire a vraiment le pouce vert. Il y a de belles orchidées en plus d’une grande diversité de plantes ornementales. C’est dimanche aujourd’hui et en fin d’après-midi, nous allons assister à des combats de coqs pour le première fois. Ceux-ci ont la réputation d’être le sport national des Philippines et ils se déroulent dans des arénas spécifiques à cette fin. C’est toute une expérience culturelle qui nous attend. Tout d’abord l’endroit est plein à craquer, en majorité d’hommes. Ensuite c’est très bruyant car les paris vont bon train avant chaque match. Ces paris sont littéralement criés à haute voix. On dirait que toute l’aréna est déchaînée. Puis vient le combat, qui ne dure en fait que quelques secondes, rarement plus d’une minute, se terminant par la mort d’un des coqs. Et ça recommence encore et encore. Il va y avoir pas mal de poulet au menu du souper ce soir!

Notre premier logis, Hambilica ecolodge
Rebord de mer de notre logis
L’arène de combats de coqs
Combats de coqs

Le coucher de soleil sur le bord de la mer a toujours une petite touche magique. Rien de mieux que de le contempler chaque soir, et quelquefois en sirotant un bon jus de mangue. Nous terminons toujours la soirée devant les constellations et une application sur le téléphone cellulaire qui nous en apprend un peu plus sur le ciel étoilé.

Coucher du soleil derrière l’île Negros

Lorsqu’on fait le tour de l’île en scooter, on se doit d’arrêter voir certains sites intéressants sur la route. Un de ceux-ci est une belle cascade de chutes (les chutes Cambugahay) d’un bleu turquoise, aménagée pour la baignade. Et ça fait tellement de bien pour contrer un peu la chaleur du soleil. Le site est populaire parmi les touristes et les locaux et tout le monde semble bien en profiter. Après une petite saucette, nous reprenons la route jusqu’à Lazi, le prochain village, pour dîner. Nous rebroussons ensuite chemin car nous avons plusieurs jours pour explorer l’île. Nous arrêtons tout de même voir une autre attraction populaire : un arbre gigantesque vieux de plus de 400 ans, avec une piscine remplie de poissons à sa base. On peut s’y tremper les pieds et avoir un  « massage » par les poissons qui nous picorent la plante des pieds.

Notre moyen de transport sur l’île (devant les belles rizières)
Les chutes Cambugahay
L’arbre Balete, vieux de plus de 400 ans
Le bassin à poissons pour un massage de pieds
À la marée basse, ça regorge de vie dans l’eau

Siquijor est un endroit réputé pour la plongée sous-marine alors on y trouve plusieurs écoles de plongée où on peut également louer l’équipement pour faire de la plongée au tuba. On en profite pour explorer deux endroits dont une des plus belles plages des environs. C’est surprenant d’observer une telle diversité d’organismes marins non loin de la rive. Il faut dire que la clarté de l’eau y est aussi pour quelque chose. En plus des petits poissons, on observe des étoiles de mer, de petites méduses et des oursins de mer.

Journée de plongée en tuba
En attendant le coucher de soleil, moment magique

Après 3 nuits au même endroit, nous décidons de changer d’emplacement sur l’île pour avoir un meilleur accès à la plage. Nous trouvons exactement ce qu’il nous faut : un beau petit chalet avec vue sur mer. Nous passons le reste de nos journées à se promener en scooter, à se baigner et à admirer les couchers de soleil.

Notre 2e logis (la partie du bas)
Vue de la galerie
Coucher de soleil devant notre logis
Photo prise du sommet de Siquijor
Papillon sur un heliconia
Baie de Maria
On peut transporter beaucoup avec une motocyclette, en plus la dame s’assoie derrière la cargaison (voir la photo suivante)
Arrêt d’autobus avec vue sur mer (route du côté est de l’île)
Plage de Salagdoong
Salagdoong et la baie de Maria
Plongeon sur le bord de la falaise à Salagdoong
Rizières asséchées
Tour en kayak en face de notre logis
Au loin, on aperçoit l’île de Negros
Cochon à la broche à un restaurant local, mets très prisé par les Philippins
Dernière nuit à notre logis
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Visayas 1 – Iloilo – Bacolod – Dumaguete

Du 14 au 17 mars Iloilo sur l’île de Panay

Il y a des jours où peu importe ce qui était prévu, tout se déroule hors de notre contrôle. Alors voici comment s’est passée cette fameuse journée du 14 mars. Nous sommes arrivés la veille au soir à Manille en provenance de Kota Kinabalu (Malaisie) sur un vol de Air Asia et avons dormi dans un complexe de condos tout près de l’aéroport. Nous nous levons tôt le lendemain, donc le 14 mars, pour prendre notre prochain avion vers Iloilo (ça se prononce ilo-ilo). À 8h nous sommes déjà à la sécurité et nous nous rendons à la porte d’embarquement pour le vol de 9h30. Jusqu’à présent, tout se déroule comme sur des roulettes. Le terminal est petit, encombré de gens avec leurs bagages, pas assez de sièges pour s’asseoir alors il y a du monde partout par terre à attendre. Il n’y a pas d’écran électronique à proximité pour indiquer l’état des vols. Ceux-ci sont indiqués par des affiches en carton à chaque porte d’embarquement. Les annonces faites au microphone sont difficiles à comprendre vu l’écho dans le terminal et l’accent en anglais qui est différent de ce que nous connaissons. Notre vol est annoncé deux fois au microphone, pour nous aviser de retard. Il est maintenant à 10h30. Tout à coup, nous entendons nos noms au microphone (avec plusieurs autres) ainsi qu’un avertissement de dernier appel pour notre vol. Marc-André se rend au comptoir pour se faire dire que nous ne sommes pas à la bonne porte et qu’il faut aller en bas. Nous courons (c’est la débandade parmi les autres passagers aussi) et en arrivant à la porte on se fait simplement dire qu’il est trop tard et que l’avion est parti!! Bon là, vraiment, nous ne comprenons pas du tout ce qui s’est passé. Une autre cliente qui a aussi manqué le vol nous dit de la suivre au comptoir des plaintes de la compagnie (Cebu Pacific). En arrivant au comptoir il faut prendre un numéro. Nous avons le E177 et ils sont en train de servir le E107. C’est bourré de monde et il ne passe que 3 clients en une demi-heure. Bon, il est temps de changer de stratégie ou nous allons passer la journée ici à attendre. Nous décidons d’acheter un autre billet en ligne pour le jour même. Une chance qu’on a le téléphone cellulaire. Ça fonctionne bien jusqu’à la section du paiement. La carte de crédit n’est pas acceptée. Bon, il va falloir téléphoner à Visa pour en avoir le coeur net. Sauf que notre carte sim ne nous permet pas de téléphoner. On peut seulement utiliser l’internet. On se branche difficilement sur le wifi de l’aéroport. Nous réussissons de peine et de misère à parler à un représentant Visa mais ils soupçonnent une tentative de fraude sur la carte et ils ne veulent pas la débloquer tant qu’on ne pourra pas reconnaître cette transaction. Après plus d’une heure à parlementer ils nous laissent utiliser la carte pour racheter un autre billet d’avion mais notre départ est maintenant en soirée. Une fois de plus, le vol a du retard et la porte d’embarquement est changée mais cette fois-ci, nous surveillons tout de très près. Nous arrivons finalement à Iloilo vers 22h au lieu de 10h. Quelle saga!!

Au premier abord, la ville de Iloilo semble n’avoir de beau que son nom. Étant la plus grosse ville (450 000 habitants) sur l’île de Panay, elle a connu ses heures de gloire à la fin du 19e siècle, en particulier grâce aux plantations de canne à sucre. La production de riz, d’abaca (une fibre obtenue à partir d’un type de bananier et utilisée pour faire de la corde à bateau), de charbon et de textiles a aussi contribué à son essor. Aujourd’hui la vieille ville a plutôt un air négligé. Comme la plupart des villes des Philippines, elle est salle, congestionnée par tout ce qui roule, en plus d’être polluée par les émissions de  « tout ce qui roule ». Ceci n’empêche pas les Philippins d’arborer leur plus beau sourire lorsqu’ils nous croisent et de se montrer toujours gentils et courtois. Nous avons pris un hôtel un peu en dehors du centre-ville, dans un quartier un peu plus cossu. Nous profitons donc de nos 3 jours ici pour relaxer et refaire le plein d’énergie car à part un musée et un beau sentier aménagé le long de la rivière, il n’y a pas grand-chose à voir.

Iloilo, ville congestionnée mêlant l’ancien et le moderne
Garde de sécurité armé à l’entrée d’un supermarché
Devant une carte des Philippines au musée municipal
Musée municipal d’Iloilo
Souvent, les chantiers de construction ne semblent pas sécuritaires

Du 17 au 18 mars Bacolod sur île de Negros

L’île de Negros est juste à l’est de l’île de Panay. Ces îles sont toutes deux comparables pour le fait qu’elles ont connu un peu le même essor grâce aux plantations de canne à sucre. Pour bien comprendre il faut se transporter dans les années 1850, lorsque les  « colonies » approvisionnaient les pays dominants en matières premières. C’est d’ailleurs entre 1850 et 1900 que ces deux îles ont été presque entièrement déforestées pour faire place aux cultures de canne à sucre et autres. Aujourd’hui il ne reste que 4 % de la superficie de Negros qui conserve un couvert forestier. En gros, ce sont des régions difficiles d’accès, on parle ici d’un parc national entourant le mont Kanlaon, un volcan toujours actif situé au nord, et un autre parc constitué de deux lacs de cratères (Twin Lakes National Park) situé au sud de l’île. Le traversier Iloilo-Bacolod prend moins de deux heures. Bacolod, au nord-ouest de Negros est très similaire à Iloilo. En tout cas son centre-ville n’a rien de plus attrayant. Ici lorsque nous marchons en ville, nous sommes sans cesse sollicités par des gens pauvres et des enfants. C’est plutôt frappant. Aussi, en marchant le long d’un trottoir très achalandé j’ai senti qu’on m’avait poussée dans le dos. Je me suis tout de suite retournée et j’ai pris mon sac à dos à l’avant pour constater que la pochette extérieure avait été ouverte. Mais naturellement il n’y avait rien dedans à part des mouchoirs et autres babioles. OK, j’ai compris le message. Ici le sac se transporte à l’avant!

Au centre-ville de Bacolod se trouve un centre de conservation de la nature (Fondation environnementale pour la nature) ayant pour but de préserver les espèces natives de Negros. En gros il y a des cages avec des animaux endémiques à l’île qui sont pour la plupart en voie d’extinction. Les causes principales sont la perte d’habitat (la fameuse déforestation), la surpopulation humaine et le braconnage. Parmi ces espèces il y a par exemple le cerf du Prince Alfred et certaines espèces d’oiseaux comme la Gallicolombe de Negros. Ce parc est donc notre seule chance de voir ces animaux qui sont devenus extrêmement rares.

Traversier rapide entre Iloilo et Bacolod
De futurs conducteurs de tricycles, moyens de transport très populaires aux Philippines
Le cerf du Prince Alfred, devenu rare sur Negros
Enseigne blâmant l’extinction des cacatoès surtout à cause de la forte demande d’animaux de compagnie

En fin d’après-midi nous allons visiter la deuxième attraction : les ruines d’une ancienne demeure (un vrai petit château) construite par un riche propriétaire de cultures de canne à sucre. Son histoire est du genre romantique car il l’avait fait construire pour sa femme (au début du siècle dernier), qui est malheureusement morte à la naissance du 11e enfant. Le design comprend plusieurs témoignages de son amour pour elle. La demeure a eu une fin tragique durant la seconde Guerre mondiale car elle a été brûlée volontairement par les Américains en retraite face aux Japonais. Il ne reste donc qu’un squelette de ciment pour témoigner de la grandeur et de la beauté de cette demeure.

La devanture de la villa
Intérieur de la villa, tout le bois a été consumé par l’incendie
Image stylisée de la villa
La cathédrale de San Sebastian à Bacolod

Du 18 au 21 mars Zamboanguita

L’autobus qui traverse l’île de Negros du nord au sud est un peu lent mais il a l’avantage de nous permettre d’admirer les paysages magnifiques tout au long du trajet. Surtout que ceux-ci sont variés puisque nous longeons d’abord la côte ouest pour contourner le volcan Kanlaon puis à peu près au milieu de l’île, nous coupons vers les montagnes et les traversons vers le sud-est. Nous passons à travers champs de canne à sucre, rizières, plantations de cocotiers, montagnes avec vues sur la plaine côtière pour finalement terminer par des petits villages en bord de mer. Nous arrivons à Dumaguete en 6 heures 30 minutes. Après un court repos, nous reprenons un dernier bus, plus local cette fois, pour notre destination finale, une petite municipalité côtière du nom de Zamboanguita.

Plusieurs stations balnéaires (avec centres de plongée) parsèment la côte le long de la route qui mène à Zamboanguita. Ceci explique peut-être le fait qu’il y a très peu de touristes qui restent dans le village même. Les touristes vont pour la plupart directement dans ces stations balnéaires. Nous avons donc l’impression d’être dans un endroit un peu perdu et pourtant, nous sommes ici pour une activité bien spéciale qui s’adresse spécialement aux touristes : le kitesurfing. Nous y passons les 4 prochains jours, dont 3 pour les leçons. En fait, il nous faudrait passer au moins deux semaines ici à pratiquer de façon intensive pour vraiment maîtriser ce sport qui est, somme toute, très exigeant en habiletés et en forme physique. Nous sommes tout de même heureux d’avoir pu apprécier les rudiments du kitesurfing. Nous faisons aussi des petites escapades dans les localités voisines pour aller voir le plus gros marché agricole hebdomadaire de la région à Malatapay et les plages de Dauin.

Notre résidence à Zamboanguita
Intérieur de notre résidence
Des élèves à la cours de récréation
Élevage de coqs en vue du prochain combat de coqs
Préparation en vue de combats de coq
On transporte un bœuf à l’aide d’un tricycle au marché agricole de Malatapay
Marché d’animaux, Malatapay
Tricycle et livraison de meubles, marché de Malatapay
Marc-André se débattant avec le cerf-volant de kitesurfing
Plantation de cocotiers à Zamboanguita
Plage de Dauin

Du 21 au 23 mars Dumaguete

Pas de regrets en quittant Zamboanguita à bord du Jeepney qui nous conduit à Dumaguete. Il faut avouer que nous en avons assez du régime de riz blanc et viande (le poulet frit est même offert au déjeuner), du matin au soir. À ce rythme-là, le MacDo nous semble être de la grande cuisine! Saviez-vous que le riz avec poulet frit figure aussi au menu déjeuner du MacDo ici?!

Comme toutes les villes typiques des Philippines, Dumaguete est bruyante, congestionnée et empoisonnée par son trafic. Par contre elle est située en bordure de mer et ils ont eu la décence de construire une promenade pour piétons longeant la mer. Avec ses volcans en arrière-plan, il faut avouer que le site a du charme. D’ailleurs nous prenons la direction des montagnes en scooter pour aller voir la petite banlieue de Valencia, qui s’y trouve perchée en hauteur, et la chute Casaroro.

Promenade en bordure de mer À Dumaguete
Sentier à la chute Casaroro
Chute Casaroro
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Manille

Du 9 au 13 février

Il fait à peine clair lorsque nous nous levons à Boracay pour notre départ. Et c’est un autre défilé de moyens de transport qui nous amène de Boracay jusqu’à Manille… tricycle, bateau, tricycle, avion et taxi… Et on arrive à l’hôtel à 13h!

Transport en tricycle ce matin
Traversier de l’île de Boracay à Catitlan

Quel changement de décor drastique. La plage, la mer, le soleil… La ville, le trafic, le bruit! Manille et sa région métropolitaine englobe une population d’environ 24 millions de personnes. Ses routes sont congestionnées et c’est tout un divertissement d’observer tout ce qui y roule. Prendre une marche au centre-ville équivaut à prendre inévitablement un bain de foules. Et c’est exactement ce que nous faisons pour le reste de l’après-midi. En fait, nous avons droit à un arc-en-ciel de couleurs, saveurs, odeurs, sons, etc. en déambulant dans les petites rues près de notre hôtel. Ici on vend de tout… linge, fruits, légumes, poissons, oiseaux de compagnie, bijoux, systèmes de son, souliers, articles religieux, etc., etc., etc.

Rue de marché avec en arrière plan la basilique du Nazaréen noir 
Fiers marchands de bébelles électroniques
Marchande de poissons et fruits

Les Philippins sont également de très fervents catholiques et par le fait même, ils sont très pratiquants. Aujourd’hui dimanche, les églises débordent de fidèles. Les portes sont ouvertes et ceux qui ne peuvent entrer suivent la messe de l’extérieur en suivant sur un écran. Ils sont également dévolus à plusieurs saints et n’hésitent pas à acheter des statuettes et images de ces derniers. En soirée, une statue sacrée de Jésus (le Nazaréen noir) est montée sur le derrière d’un camion et promenée dans la foule assemblée autour de l’église. Les gens tirent un morceau de tissu à l’homme debout à côté de la statue et celui-ci frotte le tissu sur le visage de la statue avant de le redonner à son propriétaire, qui se frotte à son tour le visage avec le tissu. Ceci se déroule pendant plusieurs minutes car il y a foule.

La basilique du Nazaréen noir, tout près de l’hôtel
Plaza près de la basilique avec la statue de Jean Baptiste
Lieu saint oblige vente de divers articles religieux
Lampions avec offrandes selon la couleur choisie

En 1571, la ville de Manille se résumait à une colonie espagnole entourée d’une muraille. Cette ancienne section de la ville a été relativement restaurée au fil des ans et on peut la visiter en marchant sur quelques sections de la muraille. C’est l’endroit le plus touristique de la ville, qui ne compte pas énormément d’attraits pour les visiteurs malgré sa grosseur. Je crois que Manille doit être visitée plus pour ses habitants que pour ses lieux. En tout cas, nous en apprenons un peu plus sur les luttes qui se sont déroulées tout au long de l’histoire pour la défense de la liberté et de l’indépendance de ce peuple. Et en passant, toute la ville a été rasée à la fin de la 2e Guerre mondiale. Les Japonais y étaient installés et les Américains les ont délogés par des bombardements. Nous avons même visité la cathédrale de Manille (première construction en 1571) qui a été détruite (typhons, feux, tremblements de terre, etc.) et reconstruite 7 fois.

Porte d’accès aux Intramuros
Porte principale du fort Santiago
Accès au fort Santiago
Centre-ville de Manille en bordure de la rivière Pasig
Quartier chinois
Canal mais surtout stationnement de Jeepneys, les petits autobus
Le parc Rizal, un moment de calme
Monument au héros national, José Rizal
La baie de Manille est interdite à la baignade
L’avenue Quezon où se trouve notre hôtel

Saviez-vous que les Philippins adorent la musique et particulièrement le karaoké? Dans plusieurs endroits publics il y a une machine de karaoké et il y a toujours quelqu’un qui s’époumone sans hésitation devant la machine.

Machines de karaoké fraîchement assemblées à vendre (tout près de l’hôtel)
Appartement près de notre hôtel

La communauté chinoise compose environ 10 % de la population de Manille et c’est dans le quartier chinois que nous visitons une des attractions de la ville soit le cimetière chinois. Ici les morts reposent dans des mausolées qui s’alignent le long de rues formant des quartiers selon le niveau de richesses des défunts. Un guide nous promène dans les coins les plus distincts tout en nous prodiguant une mine d’information.

Métro de surface
Entrée principale du cimetière chinois
Des chinois catholiques
Mausolée luxueux avec air climatisé

Manille est une ville gigantesque qui compte des quartiers riches et d’autres très pauvres. Parmi ces derniers, on trouve quelques bidonvilles où s’entassent des dizaines de milliers de personnes. C’est avec appréhension que nous partons avec notre guide ce matin pour faire une visite du bidonville de Baseco, en bordure du port de Manille. Plus de 103 000 personnes s’y entassent et malgré le fait que nous ayons une petite idée de ce que nous allons y voir, nous sommes curieux de ce que nous allons y découvrir. En passant, il est interdit de prendre des photos durant ce tour guidé. Premières constatations : tous les gens que nous croisons durant notre marche sont souriants et nous saluent. Il y a des gens de tous les âges et beaucoup d’enfants. Certaines sections sont plus propres que d’autres surtout là où les allées sont sur ciment. Ça se gâte lorsque l’on marche sur toute autre surface, qui a tendance à être vaseuse. Il y a un certain accès à de l’eau, pas toujours potable. De même avec l’électricité, dont l’accès est sporadique. Même chose avec le combustible pour faire cuire quoi que ce soit… accès difficile et donc faire bouillir de l’eau est hors de question et faire la cuisine est extrêmement basique. Aucun appareil électroménager qui de toute façon consommerait beaucoup trop d’électricité. Les habitations sont fabriquées à partir de morceaux de bois, métal, carton, papier, etc. Et il y a souvent une seule ampoule pour éclairer l’endroit, qui se résume à une toute petite pièce pour une famille nombreuse. L’électricité coûte un prix exorbitant donc l’ampoule est peu utilisée. Il y a une école élémentaire et une école secondaire dans le bidonville. Par contre les enfants abandonnent souvent l’école après l’élémentaire car ils doivent aider les parents à gagner de l’argent. Le bidonville est en bordure de la Baie de Manille, dont l’eau est impropre à la baignade. Pourtant les gens ici s’y baignent et pêchent des crabes à manger. Les enfants jouent dans l’eau pieds nus. Et chaque fois qu’une tempête ou un typhon frappe la ville, tout le bidonville est littéralement inondé. Les gens se réfugient dans l’école pendant quelques jours et retournent ensuite dans leur cabane ou la reconstruisent si tel est le cas. Mais ce qui est absolument incroyable dans cette visite est de constater la résilience de ces gens qui nous souriaient et nous saluaient au passage.

11 février, souper d’anniversaire de M-A
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Boracay

Du 5 au 9 février Boracay

C’est sous un ciel tout bleu, auquel nous sommes maintenant habitués, que nous quittons Coron ce matin. Une van vient nous chercher à l’hôtel à 9h pour nous amener à l’aéroport, à moins d’une demie heure de route. C’est avec appréhension que nous allons au comptoir de la compagnie aérienne car il y a quelques jours, nous avons reçu un courriel nous avisant de l’annulation du vol, puis un autre nous avisant finalement du contraire! Et nous avons toute une surprise en réalisant que nous ne sommes que 3 passagers. De plus, on nous dit que nous voyageons à bord de l’hydravion… Quoi? On va amérir? Je sais bien que nous allons sur une île mais là je ne comprends plus rien. Et tout à coup j’aperçois l’affiche des deux avions de la compagnie et l’hydravion a aussi des roues pour les atterrissages conventionnels. OUF!
Juste avant de décoller, le pilote, en culottes courtes et en sandales, se retourne vers nous pour nous indiquer les sorties de secours. Les 50 minutes de vol nous permettent d’admirer des paysages extraordinaires. Quel beau pays d’îles et de mers bleues.
Ensuite les moyens de transport s’enchaînent (bus, van, bateau, tricycle) jusqu’à l’arrivée à notre hôtel sur l’île de Boracay.
Le paradis sur Terre existe aux Philippines… Mélangez du sable blanc aussi fin que de la farine, une allée de cocotiers le long des hôtels, la mer avec les plus beaux dégradés de bleue imaginables, tout ça sous un soleil resplendissant et vous aurez la plage de Boracay, réputée comme étant l’une des plus belles des Philippines. Et d’après ce que nous constatons, nous ne sommes pas les seuls à le savoir car l’endroit regorge de Chinois, qui sont ici pour le congé du Nouvel An Chinois! Tout comme en Chine, ils sont en majorité ici en ce moment. On ne peut les blâmer de vouloir échapper à leur hiver pendant une semaine.
Ici la vie est facile… se baigner, profiter de la plage, de l’eau limpide et chaude en plus du soleil resplendissant chaque jour.
Et le moment le plus magique de la journée se déroule au coucher du soleil, où on a l’impression que toute la foule de touristes s’assemble sur la plage. Et pendant ces quelques minutes, les enfants continuent à patauger dans l’eau tandis que les adultes se prennent en photo, jasent, se promènent, et surtout, admirent le spectacle de la nature. Peu importe la nationalité des uns ou des autres, les comportements sont les mêmes et les sourires aussi.

Départ en hydravion, 3 passagers, 2 membres d’équipage
Nous quittons l’île de Busuanga
L’île de Boracay, la plage principale est à gauche (ouest)
En arrivant par traversier au port de Boracay
La plage et ses palmiers
Il y a tellement de monde pour admirer les couchers de soleil
Coucher de soleil
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Palawan 2

Le 25 janvier Port Barton à El Nido

Plusieurs touristes nous avaient dit que El Nido n’était pas aussi agréable que Port Barton. Je comprends ce qu’ils voulaient dire. Les villes des Philippines n’ont rien de beau. Elles sont plutôt fonctionnelles. Des petites rues étroites sans trottoir, trop de véhicules sur les rues (c’est la cacophonie totale), de la construction tout le long de la route, alors c’est un exploit de se déplacer en marchant, la pollution totale (ça empeste le diesel) et il n’y a aucun parc. Une chance que les plages sont un attrait touristique majeur.

Bon c’est après une route en montagnes russes, tous serrés dans une van remplie à surcapacité que nous arrivons à El Nido. Il faut tout de même avouer que l’île de Palawan est superbe vue de la route. On y voit des rizières, des zones de végétation bien diversifiée, des petits villages bien vivants. Il n’y a aucune plantation qui s’étende sur de grandes surfaces mais plutôt des petites parcelles de terre cultivées un peu partout. Nous prenons le reste de la journée à explorer la ville malgré la difficulté à y circuler à pied.

Le 26 janvier El Nido

Nous avons découvert  la plage la plus proche de notre hôtel. Les paysages sont toujours enchanteurs (une fois loin de la route). El Nido est le point de départ de plusieurs activités en mer. On y offre des excursions en tous genres. On reste tranquilles malgré tout car Marc-André reprend des forces et Andrée est malade à son tour.

Plage Corong Corong, près de notre hôtel
Transport publique, les jeepneys, qu’on remplit à surcapacité

Le 27 janvier El Nido

Plusieurs plages se trouvent à proximité de la ville dont Nacpan Beach, réputée pour être la plus belle. Nous louons un scooter et partons à sa découverte. Nous traversons quelques villages de cultivateurs et admirons les paysages de rizières. Une fois arrivés, nous sommes surpris par la beauté du site. C’est bien vrai que cette plage est superbe avec son sable blanc et ses petites îles à l’horizon qui brisent la monotonie du paysage. C’est plus tranquille ici malgré le fait que de plus en plus de gens y viennent à mesure que le temps passe. Retour en fin d’après-midi juste avant que le trafic s’y mette de plus belle.

En soirée nous avons une rencontre préparatoire en vue de notre expédition en bateau qui part demain. On fait les présentations et on nous donne des instructions de dernière minute. Ça promet d’être excitant!

Sur la route, nous longeons plusieurs rizières
Plage de Nacpan
Habitation locale près de la plage
Baie arrière et village local
Voici le type de dépanneur où l’on s’approvisionne en collations et boissons

Du 28 janvier au 1 février El Nido à Coron (en bateau)

Il y a quelque chose de vraiment exotique à naviguer le jour sur un bateau traditionnel, pour ensuite s’arrêter sur des îles et passer la nuit dans des villages de pêcheurs. Le temps semble alors prendre une toute autre dimension. De plus, nous faisons au moins deux arrêts par jour pour faire du tuba et explorer la vie marine. Nous sommes 24 touristes sur le bateau, en plus des 9 membres d’équipage et on ne se sent jamais trop tassés. Tout est extrêmement bien planifié. Chaque soir nous couchons dans des petites huttes en bambou à proximité d’un village de pêcheurs. On nous fournit matelas, oreillers, draps et filet moustiquaire. Nous sommes aussi très bien nourris pendant tout le séjour.

Départ de El Nido
Jun Jun, notre guide, dans l’archipel des Bacuit
Le pont principal
Notre hutte de la première nuit
Arrêt à notre premier campement
Notre bateau vu du camp
Vue de notre hutte en se levant le matin
Enfants du village en attente du bateau qui les amène à l’école
Village à côté de notre camp
Endroit où l’on s’arrête pour faire de la plongée près du corail
Aldrin, le cuisinier, prépare le déjeuner
Préparation pour la plongée. Le cochon est à bord depuis 2 jours.
Cuisson du cochon
Dernier souper du voyage
Notre dernière demeure
Andrée en mode grasse matinée
Déjeuner à bord
Notre bateau d’expédition
L’équipage et les 24 passagers

Du 1 au 5 février Coron

Retour à la réalité après notre belle expédition en bateau… il est 17h à l’arrivée. Ville différente mais semblable aux autres, Coron n’a rien d’agréable. Une rue étroite sans trottoirs, trop achalandée et polluée par le bruit et l’odeur forte de diésel. Par chance nous trouvons un hôtel en bordure de l’eau qui nous permet d’échapper à la cacophonie générale de la ville. Nous y passons quelques jours de repos pour se refaire une santé.

Ville de Coron
Notre hôtel en bordure de l’eau
Baie de Coron
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Palawan 1

Le mercredi 16 janvier Manille et Puerto Princesa

Quel jour est-il? Ah oui, le mercredi 16 janvier 2019. Et pourtant il me semble que nous sommes partis d’Edmonton hier matin, soit le lundi 14 janvier. Quand on y pense, trois vols pour se rendre ici, à Manille, ça cumule de la distance. De plus, voler en direction du soleil et traverser la ligne de date, rien de mieux pour dépayser le cerveau, si logique et tellement ancré dans un cycle circadien bien défini. Bon tout ça pour dire qu’à l’arrivée, on ne sait plus quel jour et quelle heure il est, on a faim sans avoir faim, on a froid tout en ayant chaud, on a de la difficulté à réfléchir et à répondre à la moindre question et pour terminer, on s’endort sans vraiment s’endormir et ce, à tout moment du jour ou de la nuit. Et ça va durer pour les 4-5 prochains jours car le cerveau résiste.

Mais parlons maintenant du voyage car il nous reste encore un vol à prendre pour notre destination finale soit Puerto Princesa sur l’île de Palawan. Nous avons eu la chance de prendre quelques heures de vrai sommeil (à plat, dans un lit!) à Manille, tout près de l’aéroport avant de repartir pour le Terminal 4, d’où décolle notre 4e vol. En chemin nous sommes émerveillés par la nouveauté de notre environnement : le soleil, la température (environ 25 degrés), les gens qui nous saluent, le trafic monstre, les véhicules en tous genres sur la route, etc. Et arrivés au terminal des vols domestiques il y a foule et surtout, beaucoup de touristes qui partent pour les îles. Après un vol sans encombres et une fois à notre hôtel, nous passons le reste de la journée dans un état semi-végétatif dû au décalage horaire.

Le jeudi 17 janvier

Petit train train quotidien aujourd’hui, histoire de donner la chance au cerveau de comprendre comment on a pu passer de -20 à +25 degrés en si peu de temps!

Pour vous situer un peu, les Philippines comprennent environ 7 000 îles où habitent près de 110 millions d’habitants. Ici il y a deux saisons. En ce moment, c’est la saison sèche, qui dure de novembre à mai. Elle est suivie par la saison des pluies, qui est aussi caractérisée par le passage de typhons. Étant situé sur la ceinture de feu, ce pays compte plusieurs volcans, certains plus actifs que d’autres. Le mont Pinatubo, ça vous dit quelque chose?

Finalement, les Phillipins sont en majorité catholiques très pratiquants et ils sont réputés comme étant accueillants, tolérants et d’une gentillesse hors du commun

Puerto Princesa, promenade le long de la baie

Le vendredi 18 janvier

Aux Philippines, comme dans plusieurs pays d’Asie d’ailleurs, les déplacements ne sont pas de tout repos. Nous quittons notre hôtel tout de suite après le déjeuner et en moins de 30 secondes, un conducteur de tricycle nous interpelle et nous conduit directement à la gare d’autobus de Puerto Princesa. Il se trouve que c’est plutôt un gigantesque terrain en terre battue qui fourmille de tous les moyens de transport possibles, en plus d’abriter un énorme marché. Par chance notre conducteur nous dépose exactement devant le bureau des vans pour touristes à destination de Sabang! Est-ce que j’ai déjà mentionné que les Philippins sont d’une gentillesse extrême? L’heure et demie d’attente passe assez vite en déambulant dans le marché et en jasant avec d’autres touristes. Puis c’est dans une van pleine à craquer (nous sommes tassés comme des sardines) que nous suivons un trajet digne de montagnes russes pour arriver 2 heures plus tard à Sabang. Et nous ne sommes pas déçus par le paysage enchanteur de ce rebord de mer avec ses montagnes en arrière-plan et ses bateaux de pêcheurs tout colorés. En plus, nous adorons la petite cabane sur pilotis dans laquelle nous allons passer les 3 prochaines nuits. Marc-André est malade depuis notre arrivée et il aura besoin de temps pour reprendre la forme.

Le samedi 19 janvier

La région de Sabang est prisée par les touristes car on peut y visiter une des merveilles naturelles du monde soit une rivière souterraine longue de plusieurs kilomètres. Pour la visiter, il faut d’abord prendre un bateau du quai de Sabang jusqu’à la baie où se trouve l’entrée de la caverne puis on prend une deuxième embarcation, plus petite cette fois, pour naviguer à l’intérieur de la caverne et suivre la rivière. Tout est très bien organisé car nous avons également un audio guide dans la langue de notre choix lors de l’expédition sur la rivière.

Repos en après-midi et souper avec un couple de Français très gentils rencontrés en chemin.

Le dimanche 20 janvier

Ce matin nous prenons une autre expédition en bateau mais cette fois-ci sur une rivière bordée de mangroves. Le jeune guide local connaît très bien cet écosystème et nous donne beaucoup d’information tout en nous faisant serpenter pendant environ une heure sur la rivière. On aperçoit un serpent et un lézard qui sont tous les deux bien camouflés.

En après-midi nous marchons jusqu’à une chute aménagée pour la baignade à environ 2 km de notre cabane. De toute beauté!

Bateaux de transport à la rivière souterraine, Sabang
Notre hutte pour les 3 prochains jours, Sabang
Bateau qui nous conduit de Sabang au parc National de la rivière souterraine de Puerto Princesa
Embarcadère des bateaux
L’entrée de la rivière souterraine
Rivière souterraine Puerto Princesa
Notre excellent guide dans les mangroves
La chute près de Sabang
Bassin aménagé près de la chute

Le lundi 21 janvier  Sabang à Port Barton

L’île de Palawan est essentiellement composée de montagnes, ce qui signifie qu’il n’y a qu’une route qui la traverse du nord au sud en longeant la côte Est. Pour rejoindre les petites bourgades situées sur la côte ouest, il faut bifurquer à partir de la grande route. Ceci rend les déplacements un peu plus ardus car toutes les routes sont littéralement des montagnes russes. Bon tout ça pour dire qu’on se fait brasser pendant 2 heures et demie pour passer de Sabang à Port Barton. Nous sommes donc heureux et soulagés d’arriver à destination avant le dîner. Ici nous découvrons une petite ville en bordure de mer où la majorité des 4000 habitants sont impliqués dans l’industrie touristique d’une façon ou d’une autre. Et il règne ici une atmosphère de vacances et de laisser-aller. Nous passons le reste de la journée à la plage.

Notre logis à Port Barton
L’île où on s’est arrêté pou
Notre bateau pour la journée, 10 passagers et 3 membres d’équipage
Les plages sont si nombreuses

Le mardi 22 au 24 janvier  Port Barton

Même si l’on trouve une plage à Port Barton, son attrait principal est la mer. Une excursion en mer pour faire de la plongée avec tuba est l’activité la plus populaire. Notre bateau compte 10 touristes en plus de l’équipage. Nous avons la chance de plonger parmi les poissons multicolores, les tortues de mer et les étoiles de mer sur un total de 5 sites différents.

Nous décidons de passer deux journées supplémentaires et de changer d’hôtel pour se rapprocher de la plage et de la rue principale. Le rhume de Marc-André s’est empiré. Il est sous antibiotiques. D’ailleurs, deux jours plus tard et sa santé s’est beaucoup améliorée. Nous ne faisons rien de concret ces deux journées, on flâne à la plage et la rue principale.

Port Barton est un des endroits les plus agréables que nous avons séjourné. Ce n’est pas trop gros, 500 m de long, une rue principale, plusieurs petits restaurants locaux, les gens sont charmants. Nous avons demeuré dans une belle grande hutte avec galerie, café et thé à volonté, un vrai paradis. Nous aurions aimé rester plus longtemps mais des réservations nous attendent.

Notre prochaine destination est El Nido d’où nous prendrons une croisière que nous avons réservé il y plusieurs mois.

Vue de la baie de Port Barton
Plage de Port Barton
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