Compte-rendu de voyage

Jours de soleil, de plage, de magasinage, de flânage et de vacances… Ce sont nos trois derniers jours à Bali. En conclusion, voici quelques réflexions un peu pêle-mêle sur des choses qui nous ont frappées durant ce long voyage estival.

Tentative de surfing

C’est tellement intéressant de voir la provenance des épices et de certaines de nos plantes ornementales. On comprend mieux le dur labeur qu’implique la culture du riz par exemple, après avoir marché dans les rizières. Saviez-vous que les clous de girofle proviennent d’un arbre? Ou que le poinsettia pousse presque aussi haut qu’un arbre en nature? Nous avons vu des plants de café, des arbustes de thé, des orchidées qui donnent les gousses de vanille, des bananiers, des papayiers, des cacaotiers, des mandarines, des limes, des durians et des mangues pendus dans leurs arbres respectifs.

Les chiens sont traités différemment de chez nous. Les femelles sont soit enceintes ou au stade de l’allaitement. Dans les villages, les chiens ne sont jamais attachés ou en laisse. Ils errent à leur guise et les villageois ne leur prêtent pas d’attention particulière. Ils ont l’air miteux, semblent affamés pour la plupart et nous avons appris qu’ils servent comme nourriture, de temps en temps. Dans les grandes villes, plusieurs chiens sont des animaux errants qui semblent se nourrir à même ce qu’ils trouvent. Nous avons quelquefois eu peur des chiens, surtout quand ils étaient en bande. En passant, la plupart des chats ont un queue très courte, qui a l’air plutôt amochée. Au début, je croyais qu’on leur coupait la queue pour une raison quelconque. Finalement, j’ai su que c’est un trait naturel…bizarre!

Attaque d’un chien méchant

Le poulet est le viande de prédilection pour les Indonésiens. En fait, il y a des poules et des coqs qui se promènent librement un peu partout.

Nous avons été frappés de plein fouet par le traffic monstre de Jakarta. On trouvait ça intéressant et drôle au début mais on a vite déchanté surtout après le trajet de 3 heures, tassés comme des sardines sous une chaleur accablante pour parcourir moins de 10 km. Nous étions au courant que la route à Flores était sinueuse mais se faire brasser si fort pendant des heures a quand même été une expérience quelque peu pénible.

Les balinais sont très superstitieux. Le monde des esprits est omniprésent et pour honorer et apaiser ces derniers, des offrandes leurs sont offertes chaque jour. Ces offrandes prennent la forme d’un petit panier (canang) fabriqué de feuilles de palmiers et remplis de toutes sortes de choses : des pétales de fleurs, un petit biscuit, des grains de riz, une cigarette, un bâton d’encens, etc. Celui-ci est déposé par terre, devant une boutique, à la porte d’une maison ou d’un temple avec des gestes rituels bien précis et une consécration à l’eau bénite, effectuée par une femme. L’esprit superstitieux se poursuit même au marché car les marchands vont souvent nous qualifier de « lucky customer » (pour eux bien sûr) et toucher la marchandise avec l’argent qu’on leur a remis avant de le mettre de côté.

Le plastique : quelle commodité incroyable pour les humains mais quelle calamité épouvantable pour l’environnement! L’Indonésie, comme presque tous les autres pays asiatiques où nous sommes allés, est littéralement une poubelle à ciel ouvert. La gestion des déchets est un vrai problème et ceux-ci se retrouvent partout, même dans les coins les plus reculés comme dans le petit village de Komodo ou la forêt tropicale de Kalimantan. Et ce fameux plastique… Combien de temps mettra-il à se dégrader??? En attendant, il continue à alimenter la poubelle géante à ciel ouvert…

Chez nous, les panneaux routiers nous indiquent quand arrêter ou céder la route, quelle direction prendre ou même la présence possible d’animaux. Ici, eh bien, comprenez-vous ce panneau orange et blanc?

La devise de l’Indonésie (L’unité dans la diversité!) représente tout à fait bien ce pays. En effet, il démontre une diversité incroyable à tous les niveaux : pauvreté criante côtoyant richesse presque révoltante (à Jakarta, nous avons vu des bidonvilles en tôle et en carton sous les bretelles d’autoroute qui côtoient de riches gratte-ciels), terre de feu et d’eau (les volcans semblent jaillis tout droit de l’océan), des gens de centaines d’ethnies différentes qui, malgré leurs différents dialectes, peuvent communiquer entre eux grâce à une langue commune (le Bahasa). La fameuse ligne de Wallace qui passe entre autres entre les îles de Bali et Lombok engendre une diversité climatique ayant des conséquences marquées sur la faune et la flore. À l’ouest de la ligne, on observe un climat tropical humide et à l’est, un climat sec, presque désertique. Nous avons bien observé cette différence en visitant des îles qui se trouvent de part et d’autre de cette ligne climatique (Java, Kalimantan et Bali vs Flores, Lombok, Rinca et Komodo). Nous avons aussi pu constater la diversité de religions au sein d’un même pays puisque Musulmans, Hindous, Bouddhistes, Chrétiens, etc., se côtoient dans un esprit de tolérance.

Hémisphère sud: On ne le remarque pas au premier abord mais être au sud de l’équateur l’été change un peu le monde autour de nous. L’ensoleillement est de moins de 12 heures. Le soleil se lève bien à l’est et se couche à l’ouest mais durant le jour, il courbe vers le nord (et non vers le sud). La nuit, les constellations sont différentes de ce qu’on observe au Canada. Oubliez l’étoile polaire ou la grande ourse, elles sont hors de portée. L’effet Coriolis (effet dû à la rotation de la Terre) a bien été observé. L’eau qui s’écoule d’un évier tourbillonne bien dans le sens horaire (Canada = sens anti-horaire).

Les motos ou plutôt les mobylettes, sont le moyen de transport par excellence des Indonésiens. Elles sont abordables, elles se faufilent partout, on peut mettre une famille entière sur une seule moto, ou encore l’utiliser pour transporter n’importe quoi (la seule limite est votre imagination, croyez-moi!). De plus, ça ne coûte pas plus d’un dollar pour faire le plein, vu que l’essence est subventionnée par le gouvernement qui possède la seule et unique compagnie pétrolière du pays (Pertamina). Petite ombre à ce tableau : les motos sont épouvantablement bruyantes et les accidents fréquents (en plus, le règlement du casque obligatoire n’est pas souvent respecté)!!!

Du point de vue culinaire, les Indonésiens font des miracles avec si peu. Un wok, un peu de riz, de légumes, de poulet et d’épices et vous avez un délicieux nasi goreng (riz frit). Nous avons beaucoup apprécié quelques mets typiques dont les suivants :

  • Mie goreng (nouilles frites)
  • Soto ayam (soupe au poulet et vermicelles)
  • Cap cay (légumes sautés et poulet)
  • Gado gado (légumes vapeurs assaisonnés de sauce aux arachides)
  • Satay (ayam, ikan, kambing) (petites brochettes de poulet, poisson ou agneau)
  • Et les jus de fruits tropicaux sont de purs délices!!!

Ça aide énormément quand on peut utiliser quelques formules de politesse dans la langue du pays. En voici quelques-unes très utiles :

  • Halo (allo)
  • Terima kashi (merci)
  • Apa kabar (comment allez-vous?)
  • Kabar bagus (je vais bien)
  • Ya (oui), tidak (non)
  • Selamat pagi (bon matin)
  • Selamat siang (bonjour, entre 11h et 15h)
  • Selamat sore (bon après-midi, entre 15h et 18h)
  • Selamat malam (bonne soirée)
  • Selamat datang (bienvenue)
  • Selamat jalan (bon voyage)
  • Sama sama (de rien)

L’achat d’une tablette électronique a grandement simplifié nos possibilités de communiquer. On offre la connection sans fil à plusieurs endroits. Nous pouvions écrire nos messages et compléter le blogue quand bon nous semblait, puis attendre une connection pour tout envoyer en quelques minutes. Avoir eu la chance de clavarder en direct avec nos enfants était un rayon de soleil durant ce long voyage.

Pourquoi Bali est si populaire?
Bali est une destination touristique très populaire, surtout pour les Australiens (qui sont si proches) et les Européens (vols direct Europe-Bali). Bali a son côté plage et son côté volcan-jungle-rizière-artistique de l’autre. Les Balinais sont tellement gentils, discrets, polis, agréables qu’on tombe facilement sous leur charme. Malheureusement, le vrai Bali a disparu avec la manne de touristes. Ça devait être un paradis quand les premiers artistes sont venus s’y installer. Les arts y sont très valorisés.
Ça a été intéressant de parler aux gens qui ont vécu la tragédie de la bombe en 2012. On a fermé l’île pendant trois mois. Plusieurs personnes ont alors perdu leur emploi subitement. L’industrie touristique n’est revenue que très lentement.

En Indonésie, tous les hommes fument! Vous me direz que je tombe dans le piège des généralités…mais vraiment, cette fois-ci, ça tient plutôt du domaine de la réalité. Ça semble faire partie des moeurs. De plus, leurs cigarettes sont épouvantablement accros car elles contiennent beaucoup plus de goudron (elles seraient même interdites chez nous). Fait intéressant : on ajoute du clou de girofle (produit un peu partout en Indonésie) dans les cigarettes pour leur donner du goût.

Nous avons passé l’été dans la région où la terre tremble le plus. Durant notre séjour, deux tremblements de terre majeurs ont eu lieu en Indonésie : un en Papouasie et l’autre en Sulawesi. Nous n’avons rien ressenti. En fait, une petite secousse de quelques secondes sur l’île Gili Air est tout ce qu’on a pu ressentir.

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Bali 2 – Ubud

Le lundi 13 août

Comme toute bonne chose a une fin, il faut quitter le paradis et retourner sur terre. Dernière matinée sur l’île Gili Air, nous marchons une dernière fois sur la plage. Nous quittons l’hôtel vers 10h, sac sur le dos et traversons l’île en s’arrêtant au petit restaurant pour partager une soupe. Le bateau rapide arrive vers 11h, bondé de gens. Nous allons d’abord à l’île Gili Trawangan pour laisser des passagers et en prendre d’autres. Nous avons la brillante idée de monter sur le pont pour la traversée qui dure une heure et demi. Le bateau va tellement vite, on fracasse les vagues fortement, qui nous éclaboussent. Pas moyen de redescendre, nous allons trop vite. On doit rester sur le pont, tout blottis en s’aggripant le mieux possible. On réussit à changer de côté, il y a moins d’eau qui nous éclabousse. Arrivés à Bali, les 8 d’entres nous qui étaient sur le pont se regardent avec soulagement. Nous resterons dans le bateau la prochaine fois. 😉

Ça va brasser!

Notre van navette nous laisse à Ubud, sur Bali vers 16h puis on cherche un hôtel en marchant dans les petites ruelles. Finalement on déniche une jolie maisonnée qui ressemble à un petit temple, dans un complexe familial entouré d’un mur. C’est très joli, propriété impeccable et à 2 minutes du centre-ville. De l’extérieur du mur, on ne se douterait pas de ce que recèlent ces cours intérieures parsemées de petits bungalows. Il y a des fleurs partout et de belles plantes décoratives, un petit temple familial pour les cérémonies et des offrandes (encens et décorations en feuilles de palmiers) qui décorent le complexe. Finalement, puisque nous sommes à deux pas du fameux marché d’Ubud, nous allons y faire un petit tour avant le souper.

Notre bungalow qui fait partie d’un complexe familial avec un temple

Le mardi 14 août

Nous partons en exploration sur une motocyclette, louée pour la journée. Nous voulons ratisser les alentours d’Ubud, où l’on trouve de nombreux villages spécialisés dans les arts (particulièrement la sculpture sur bois ou sur pierre et la peinture). Le trafic est un peu mieux ici quoiqu’il y a beaucoup de motos sur la route, comme partout ailleurs. Pendant que nous roulons, il y a un gars qui se place à côté de nous pour nous demander où nous allons et nous offrir de l’aide. Mais en touristes avertis, nous savons qu’il veut nous attirer dans une boutique quelconque. Nous restons très polis et laissons savoir que nous ne sommes pas intéressés tout en demandant des indications sur la route à suivre. Ce petit manège se répète plusieurs fois sur la route mais il faut admettre que ceux qui nous abordent sont toujours gentils et polis, et nous aident tout de même à trouver les endroits que nous cherchons. Notre premier arrêt est au marché de Sukawati, qui est très animé. On y fait quelques achats puis on repart. Après un petit dîner, on continue la route jusqu’au village de Mas, spécialisé dans la sculpture sur bois (très impressionnant). Notre escapade nous mène ensuite à la visite de deux temples, Elephant cave et Monkey Forest Temple en passant par la gorge de la rivière Ayung, avec vues magnifiques sur la vallée (et les hôtels de luxe qui la surplombent).

Le temple des éléphants, très ordinaire pour 2,50$
Hôtel hyper luxueux surplombant la gorge de la rivière Ayung
La forêt des singes

Le mercredi 15 août

À l’intérieur de notre complexe, tout porte au repos et à la tranquillité. Nous prenons notre temps une fois levés et déjeunons tranquillement. En matinée nous faisons tout d’abord la visite du temple Pura Taman Kemuda Saraswati.

Le sarong est obligatoire durant la visite des temples

Par la suite, nous allons au musée d’art contemporain balinais, le Puri Lukisan, qui se trouve tout près de notre maisonnette.

Petit repos après le diner avant de repartir, cette fois-ci pour le marché où nous faisons des emplettes en marchandant fermement.

En soirée, spectacle de danse traditionnelle Legong et Barong au palais d’Ubud.

Le mouvement des doigts est très important

Le jeudi 16 août

Nous allons profiter du la renommée artistique de la ville d’Ubud aujourd’hui en prenant un cours de batik offert au musée. Le cours commence à 9h et nous sommes quatre étudiants (deux japonaises et nous deux) avec un artiste balinais, qui a amené tout l’équipement requis. Nous sommes à même le plancher (sur des coussins tout de même) d’un petit kiosque en plein air et les gens qui visitent le musée jettent un coup d’oeil sur notre travail en passant d’un pavillon à l’autre.

  • Première étape : choisir un motif déjà dessiné au crayon sur une pièce de tissu (ce serait trop long de créer notre propre motif)

  • Deuxième étape : appliquer la cire sur toutes les lignes (étape cruciale car il faut être très soigneux et ce n’est pas évident d’utiliser l’outil pour appliquer la cire); on termine celle-ci à 13h et on nous offre le dîner sur place.

  • Troisième étape : choisir et appliquer les teintures une couleur à la fois (on peut même faire des dégradés). On termine vers 17h et on doit laisser sécher le tout pendant quelques minutes.

  • Quatrième étape : Faire saisir les couleurs avec un produit spécial et passer le tissu dans l’eau bouillante pour le débarasser de la cire (là c’est le prof qui s’en occupe et ça ne prend que quelques minutes)

Enfin c’est terminé et nous sommes fiers du résultat!!! Quelle belle journée qui nous a permis d’apprécier cet art à sa juste valeur!

Le vendredi 17 août

À Bali la température oscille entre 25 et 30 degrés Celsius et ce, à l’année longue. D’octobre à mars c’est la saison des pluies, tandis que d’avril à septembre, c’est la saison sèche. Donc ces jours-ci, il fait beau et le temps est relativement sec. Nous sommes très confortables car il y a toujours une petite brise. C’est ainsi que nous partons à pied ce matin pour suivre un sentier qui passe à travers les rizières bordant la ville. Le sentier est très facile à suivre et nous mène à travers les rizières en terrasses, avec des paysages magnifiques à admirer.

Il y a de plus en plus de gros hôtels très luxueux construits à même les rizières. Aussi, le trajet est parsemé de petites boutiques de peintres balinais qui souhaitent vendre leurs oeuvres aux touristes.

Nous dînons très sobrement sur la route et terminons la piste vers 14h.

Petit repos puis nous repartons voir des cérémonies de la fête nationale d’indépendance qui se déroulent au centre-ville, tout près de notre bungalow.

Le samedi 18 août

Pour notre dernière journée à Ubud, nous avons pris un tour guidé qui nous amène principalement vers le nord. Nous sommes quatre touristes dans une van confortable. Nous partons vers 9h30 et allons d’abord visiter une plantation de café. Là nous avons vu plusieurs sortes de plantes et ce qu’elles produisent (curcuma, cannelle, arachides, café, chocolat, etc.) et avons eu droit à une dégustation de différents thés et cafés. Tout cela gratuitement? Bien sûr, puisque le but est de nous faire passer par le magasin en sortant!
Prochaine destination : un beau temple hindou (Pura Taman Ayun) situé à Mengwi. Ce temple est très joli avec ses tours (meru) qui symbolisent les montagnes, résidences des dieux. Il a été construit en 1740 et restauré en 1937. Nous en faisons le tour en prenant des photos car la section centrale est interdite d’accès.

Nous reprenons la route sur une route un peu plus tortueuse, en direction du lac Bratan, à Bedugul. Ce lac est un endroit de choix pour les plaisanciers qui peuvent y pratiquer des activités variées. Aussi, c’est le site d’un autre temple, le Pura Ulun Danu Bratan, construit au 17e siècle. Lorsque nous arrivons sur le stationnement, nous devons parlementer avec le chauffeur pour avoir plus de temps à cet endroit et dîner ici dans un warung local plutôt que de dîner dans un restaurant pour touristes plus tard. Il y a foule dans l’enceinte du temple car il s’y déroule une cérémonie spéciale et l’endroit est bondé de fidèles et de touristes. La beauté du site en vaut cependant la peine. Nous y passons une heure et le temps s’écoule comme l’éclair.

Dernier arrêt pour admirer un superbe paysage de rizières en terrasses avec volcans en arrière-plan et c’est déjà le moment de retourner vers Ubud en milieu d’après-midi.

Nous retournons faire une dernière petite trempette dans le bain de foule du marché pour finaliser quelques achats avant le souper.

18

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Bali 1

Le dimanche 5 août

Aujourd’hui nous allons changer d’île, passant de Flores à Bali. En matinée, on se promène près de l’hôtel de Ende, sur l’île de Flores. Une fois de plus, nous avons droit à un soleil radieux. Vers midi, nous quittons l’hôtel et marchons jusqu’à l’aéroport, qui est tout près. L’avion décolle avec une heure de retard, fait une escale sur l’île de Sumba, au sud, puis arrive sur l’île de Bali vers 18h00. Nous avons la bonne idée d’ignorer les chauffeurs de taxi qui nous assaillent à la sortie (prix exorbitants), d’ignorer également le comptoir officiel des taxis (45 minutes d’attente), et d’aller directement au stationnement où on embarque immédiatement dans un taxi réglementaire. Nous arrivons finalement au même hôtel qu’il y a 10 jours. Nous avions réservé une chambre avant de quitter pour Flores. C’est tellement touristique ici comparativement à ce que nous avons vécu sur Flores. On se sent sur une plage américaine.

Le lundi 6 août

C’est la première fois qu’on passe la journée à Bali. C’est plein de touristes comme nous. On se promène dans les rues et les centaines de boutiques. On essaie d’organiser notre séjour ici en allant aux agences de voyages. Nous allons voir le coucher de soleil sur la plage. Beaucoup de gens font de même et il y a vraiment de l’atmosphère.

Plage de Kuta

Le mardi 7 août

Nous achetons des billets de bateau pour se rendre aux îles Gili demain. Nous passons la matinée à la plage. Les vagues sont encore assez grosses. C’est définitivement le paradis des surfers. Après avoir été dîner chez MacDonald (première fois de l’été), on se promène dans les boutiques tout autour. C’est une autre journée de repos.

Le mercredi 8 août

Nous sommes prêts à partir à 6h30 car une van doit venir nous chercher à l’hôtel. On attend, puis on s’impatiente car personne ne vient. Nous demandons à l’hôtel d’appeler l’agence de voyage à 7h15 car il y a un bateau à prendre et nous allons le manquer. On nous demande d’attendre un peu plus loin, puis finalement une van s’arrête pour nous prendre. Nous roulons pendant 90 minutes pour atteindre le port de Padangbai puis prendre un bateau rapide jusqu’aux îles Gili. Nous arrivons vers midi sur l’île Gili Air. Nous parlons à des gens qui en repartent afin d’avoir des suggestions d’hôtel.

Nous prenons un taxi qui est en fait est une carriole tirée par un cheval car les véhicules motorisés sont interdits sur les îles Gili. C’est vraiment tranquille de ne pas entendre le bruit des moteurs. Ça y est : le paradis existe et il se trouve sur les îles Gili, ces trois petites îles qui font partie de l’archipel de Lombok. Le soleil, la mer d’un bleu azur, les oiseaux, la tranquillité et il n’y a pas de surpopulation! Après dîner, Marc-André fait un tour pour explorer les installations tandis qu’Andrée loue un masque de plongée et un tuba. L’endroit est idéal pour explorer la vie marine car on peut entrer doucement dans l’eau et observer les poissons, le corail, les oursins et étoiles de mer, sans aller trop loin de la plage. Plus tard, nous en profitons pour admirer le coucher de soleil sur la plage.

On prend un verre en contemplant le coucher de soleil vers 18h30

Nous partons à 9h30 pour une excursion d’une journée en bateau autour des 3 îles Gili. C’est une excursion organisée pour faire de la plongée avec tuba. On va nous arrêter à plusieurs endroits propices à l’exploration des coraux et poissons. Le bateau se rend au premier site et à cet endroit, le courant marin est très fort donc impossible à contrer. Heureusement, le bateau dérive dans notre direction. Cet endroit est reconnu pour l’observation de tortues de mer. D’ailleurs, on en voit plusieurs qui broutent sur le fond marin. Malgré les sites qui sont extraordinaires, force est de constater à quel point le corail est endommagé en comparaison à ce que nous avons vu près de l’île de Komodo. On y voit beaucoup de poissons mais il manque les anémones et les coraux de toutes les couleurs. Le fond est gris car il ne reste que les squelettes des coraux. Plusieurs années de chasse aux poissons tropicaux à coups de bombes et de cyanure sont venues à bout de l’écosystème marin, pour garnir nos animaleries de jolies poissons. Il faut dire que des dommages ont aussi été causés par le phénomène climatique El nino il y a quelques années.
Le bateau nous arrête sur l’île de Meno (celle au centre) pour diner et nous en profitons pour l’explorer un peu. Nous continuons à plonger le reste de l’après-midi puis revenons à l’hôtel vers 16h. Souper dans un petit restaurant local (warung), pas cher, au centre de l’île. Nous terminons la soirée avec une bière dans un bar à la plage où on offre l’internet sans fil. Pendant qu’on sirote nos verres, le petit kiosque dans lequel nous sommes assis se met à vibrer assez fort. On cherche du regard pour voir qui nous joue pareil tour mais en fait, il n’y a personne. On a eu droit à une faible secousse sismique.

Le vendredi 10 août

Notre petit bungalow

Voici notre programme de la journée : faire le tour de l’île à pied en suivant la plage. Le périmètre de Gili Air fait un peu moins de 4 km. Nous partons à 10h00 et y allons très tranquillement. Andrée ramasse des coquillages tout au long du trajet pour les donner à un artisan qui en fait des bijoux de l’autre côté de l’île. Aussi, l’observation attentive de ce qui grouille dans l’eau nous réserve plusieurs surprises : oursins, étoiles de mer, concombres de mer, poissons, bernards l’hermite…ça regorge de vie! Du côté est de l’île, nous arrêtons dans les quelques petites boutiques qui s’y trouvent. Nous dinons dans un warung et poursuivons la route. Finalement, nous mettons 6 heures à compléter notre trajet. Nous faisons une sieste sur la plage. Il n’y a jamais un seul nuage, le soleil est très chaud.

On a mangé plusieurs fois à ce warung!

Encore une fois, nous admirons le coucher de soleil avec le volcan Gunung Agung (plus de 3000 m d’altitude) de Bali en arrière-plan, puis allons souper à un restaurant un peu plus cher mais qui offre l’internet. Heureusement que nous avons nos lampes de poche avec nous car revenir à l’hôtel dans la noirceur serait difficile. Par contre, cette noirceur est idéale pour observer les étoiles et constellations, qui sont différentes de celles que nous connaissons. Nous observons entre autres, le Scorpion, la Vièrge, la Croix, Bootes (je ne me rappelle plus du nom en français), en plus de Saturne et Mars.

Le samedi 11 août

Que la vie est belle et paisible sur une île tropicale. Déjeuner devant la mer bleu azur, lecture sur la plage, une petite saucette dans l’eau chaude de temps en temps… Vers midi nous prenons une petite marche et allons dîner à l’intérieur de l’île, dans un warung local. Nous flânons pour le reste de la journée. À l’heure où les hirondelles partagent le ciel avec les chauves-souris, nous admirons le coucher de soleil et partons ensuite à la recherche d’un restaurant pour souper. Finalement, nous poursuivons nos explorations cosmiques avant d’aller au lit.

Le déjeuner à notre hôtel

Le dimanche 12 août

Déjeuner avec vue sur l’océan, quoi demander de plus…on ne s’en lasse pas! Nous louons palmes, masque et tuba pendant une heure pour explorer la mer devant notre hôtel une dernière fois. Par la suite, nous lisons sur la plage. Andrée s’est procurée un livre, The Hunger Games tome II, sur l’île. Nous allons dîner au petit restaurant local puis passons le reste de l’après-midi à flâner. Vers 16h, nous retournons à une boutique où Andrée aime bien leurs foulards en batik sur soie pour s’en procurer un. Nous prenons presque qu’une heure à choisir un restaurant avec vue sur la mer. Finalement, nous regardons le marathon Olympique à la télévision, derrière le bar. Nous quittons les îles Gili demain pour se rendre à Ubud, ville artistique de Bali.

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Flores

Le mercredi 25 juillet

Nous passons la majeure partie de la journée à voyager. Nous quittons l’hôtel à 8h à pied en direction du port de Ketapang, Java. Un mini autobus (bemo) nous prend en passant et nous payons probablement 3 fois le prix des gens de la place, soit 1$ pour le trajet de moins de 2 km. La traversée du détroit entre Java et Bali s’effectue en 1 heure et nous arrivons à Gilimanuk, Bali. Aussitôt qu’on met le pied sur la terre ferme, deux gars plutôt bâtis nous offrent le taxi pour Denpasar. Nous refusons et marchons en direction de la gare d’autobus. Ces deux personnes nous suivent et engueulent littéralement les chauffeurs d’autobus à qui nous demandons les prix. Plutôt intimidant et nous réalisons assez vite que nous allons payer pas mal plus que le prix normal, peu importe le transport que nous sélectionnons. Alors nous optons pour un petit bus public, qui nous coûte 8$ pour le trajet jusqu’à Denpasar (espérons que c’est la bonne information!). L’autobus arrête continuellement. Ça prend 4 heures pour arriver à Denpasar, par contre c’est une vraie expérience culturelle d’être avec les gens de la place. Nous dînons à la gare puis petit taxi jusqu’à Kuta. Nous trouvons un hôtel sur place assez facilement en marchant dans les petites ruelles, puis allons à une agence de voyage pour acheter des billets d’avion à destination de Flores. Nous partirons demain en avion pour 10 jours à Flores et nous reviendrons à Kuta, Bali. En soirée, on se promène sur la rue très touristique. Un monument a été construit à l’endroit où une bombe a sauté (rasant une discothèque et une partie des autres édifices adjacents) en 2002, tuant plus de 200 personnes.

Le jeudi 26 juillet

Petite balade jusqu’à la plage en matinée. Les vagues sont grosses; la baignade est interdite : c’est le paradis du surfing. Nous nous rendons à l’aéroport et prenons l’avion jusqu’à Labuan Bajo, à l’ouest de Flores. Le paysage vu de l’avion est surprenant : îles flanquées d’énormes volcans entourées d’eau d’un bleu turquoise limpide. On arrive en ville vers 16h et on trouve un hôtel peu après. C’est assez sobre mais ici, il ne faut pas être difficile car il n’y a pas beaucoup d’hôtels. Donc une chambre avec deux lits simples, sans couvertures, un fan, pas d’eau chaude. Une vie simple et heureuse. Bon, ensuite c’est la chasse aux agences pour voir ce qu’ils offrent comme excursion car nous espérons en faire une demain : nous partons le matin pour une expédition de 2 jours en bateau, avec 4 autres personnes rencontrées en voyage. Pour terminer notre journée bien remplie, nous soupons sur le bord de la mer avec le coucher de soleil en prime!

Observations :

  • Début juillet, comme c’est authentique d’entendre l’appel à la prière et ils chantent très bien. Milieu juillet, disons que l’appel à la prière 5 fois par jour, c’est beaucoup. Fin juillet, franchement, la prière à 5 heures du matin, ça réveille tôt pour la journée!!!
  • Voir la lune complètement tout en haut à la verticale, on n’a pas l’habitude au Canada.
  • Il n’y a aucune corrélation entre bonheur et richesse. Il faut un minimum quand même et la santé, mais ici les gens sont toujours souriants
  • La foi catholique est très fervente sur l’île de Flores. Les gens sont très pratiquants. Ils trainent leur chapelet avec eux.
  • Il n’y a pas d’écart entre les générations. Les jeunes respectent les plus âgés et vice et versa.

Le vendredi 27 juillet

Nous avons hâte de partir à l’aventure. Le bateau, qui ressemble en gros au klotok de Kalimantan, lève l’ancre à 9h : destination l’île de Rinca, qui fait partie du parc national de Komodo. Nous y arrivons en matinée et nous prenons une marche avec un ranger, qui nous montre plusieurs varans de Komodo, à distance sécuritaire. Nous revenons au bateau pour dîner et continuons notre route vers l’île de Komodo. Les terres sont très sèches ici, la température étant très différente de Java, puisque nous avons traversé la fameuse ligne de Wallace, qui divise le climat des îles indonésiennes. De ce côté, la température s’apparente à celle de l’Australie. L’eau est d’un bleu-vert idyllique. Le soleil brille mais on ne crève pas de chaleur. On nous arrête en chemin dans une petite baie pour faire de la plongée avec tuba parmi les milliers de poissons multicolores. C’est étonnant combien ça regorge de vie dans ces récifs de coraux.

On repart pour se rapprocher de Komodo et le bateau tourne autour d’un îlot de mangroves qui pullule de chauves-souris géantes, toutes perchées à l’envers. Elles font tout un vacarme avec leurs cris aigus. Il nous reste à peine une heure avant le coucher du soleil et nous allons visiter rapidement le petit village pittoresque de Komodo. Les cabanes sont toutes perchées sur pilotis et les chèvres et les poulets vivent parmi les gens autant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Et en passant, plusieurs ont des antennes paraboliques et des cellulaires (on penserait qu’au bout du monde…surtout quand les cabanes tiennent à peine debout…).

Le village de Komodo

Le bateau jette l’ancre pour la nuit et, après un souper copieux, nous jouons aux cartes avec l’équipage (la chasse à l’as, c’est facile à apprendre et parfait pour 9 personnes!). Puis tout le monde s’installe pour dormir sur le pont du bateau, à la belle étoile. Quelle merveilleuse journée!

Le samedi 28 juillet

Notre petit bateau partagé avec deux espagnols et deux tchèques

Lever tôt, juste avant le soleil qui se pointe peu à peu à l’horizon. Déjeuner aux bananes frites pendant que nous nous dirigeons vers le quai du parc national de Komodo. La promenade avec le ranger débute à 7h30…il fait déjà chaud. Nous voyons des varans de Komodo, des cerfs, des oiseaux multicolores (cockatiels et orioles), un petit lézard volant et même un petit serpent vénimeux, perché dans un arbre. La végétation est tout aussi intéressante, surtout les orchidées en fleurs, perchées sur les branches et les troncs d’arbres. Nous sommes de retour sur le bateau à 10h puis c’est le départ vers des sites de plongée.

Il y a environ 4000 varans sur les deux iles. Celui-ci mesure 3 mètres

Vue sur l’île de Komodo
Nourriture à dragon. Une morsure et ce cerf mourra d’infection au bout d’une semaine

Nous faisons de la plongée avec tuba à 2 sites. Les récifs de coraux regorgent de vie aquatique. C’est extraordinaire de pouvoir sauter du bateau dans l’eau chaude et de se trouver entourés de bancs de poissons multicolores de toutes formes et toutes grosseurs. On ne se lasse pas de regarder les coraux et tous les poissons qu’ils abritent. Certains sont assez gros et ça nous surprend de les voir nager près de nous. On voit même un poisson lion avec ses nageoires vénimeuses déployées et une raie qui longe le fond. Retour à Labuan Bajo vers 5h, hôtel, douche (miraculeuse après deux jours en mer) puis on passe le reste de la soirée au restaurant.

Le dimanche 29 juillet

Une bonne nuit à l’hôtel, avec une vraie douche chaude dans une salle de bain propre, et un bon lit, c’est vraiment reposant.
On loue une mobylette ce matin, et on part visiter une petite grotte, située non loin de la ville. Il n’y a pas à dire, là sur une mobylette, on se sent parmi la population locale car c’est le moyen de transport de prédilection ici. On trouve l’endroit assez facilement, avec l’aide de quelques personnes de la place. Un jeune guide nous fait visiter les cavernes et nous avons la chance d’y voir des chauves-souris et une grosse araignée noire vénimeuse (bien entendu!).

Dîner dans un petit restaurant sur le bord de la route et nous arrêtons ensuite dans un parc municipal en rebord de mer, où il y a une fête (c’est la fête nationale des enfants, nous explique-t-on). Nous sommes les seuls touristes, tout le monde nous sourit et nous salue. Petite remarque : AUCUN indonésien ne porte un costume de bain. Pas même les enfants, qui pataugent et s’amusent à attraper des étoiles de mer sur le bord de l’eau. Ils sont tous en pantalons longs et t-shirts. Ça contraste pas mal avec ce qu’on connait des plages.
Nous reprenons la route en suivant le bord de mer et arrêtons encore prendre une marche sur la plage et une boisson sur une belle terrasse de restaurant construit sur un bateau (on se demande d’où sortent ces hôtels et restaurants qui semblent sortis de nulle part!).

Le lundi 30 juillet

Départ de notre hôtel de Labuan Bajo à 8h00, en direction de Ruteng qui est situé à 125 km à l’intérieur des terres. Le problème c’est qu’on ne part pas réellement de la ville avant 9h00 puisque le conducteur de la minivan nous laisse niaiser pendant qu’il cherche d’autres passagers pour remplir la van. Eh bien, on ne se doutait pas que ça fonctionnait comme ça ici…pas si surprenant après tout. Bon, on est finalement 5 passagers plus le chauffeur, qui conduit comme un pilote de course et nous brasse sans ménagement. La route est large d’une seule voie mais naturellement, c’est une route à deux voies inverses. Elle part du niveau de la mer et zigzague en montant (autour de 2000 m) à flanc de montagnes. Le chauffeur dépasse sans cesse et les courbes se succèdent, toutes plus serrées les unes que les autres. Coeurs sensibles, s’abstenir, car c’est comme être assis dans une montagne russe pendant…4 heures!!! Toutefois, les paysages sont à couper le souffle : mer, montagnes, rizières en plateau, vallées, villages flanqués parmi les cocotiers, bananiers, bambou, papayes, et autres plantes tropicales. La route est longue et on est heureux d’arriver vers 13h00. L’hôtel où on espérait demeurer est plein alors on repart avec nos sacs sur le dos et on vérifie le prochain, à quelques mètres plus loin. On s’y installe et on repart pour trouver un moyen de transport vers un village à visiter non loin de là. Le premier bémo (mini autobus public) accosté nous dit que c’est sa destination alors on monte à bord, contents de notre chance. Malheureusement, le cirque recommence…on fait quelques arrêts en ville et on s’aperçoit que le chauffeur essaie de trouver d’autres passagers avant de partir. Alors 30 minutes plus tard, on en est au même point et on décide de descendre et d’abandonner notre expédition car le temps passe. On se dirige plutôt vers le marché local. On passe finalement la soirée à chercher un transport pour demain (étonnant la désorganisation qui règne ici!) et à jaser à l’hôtel avec d’autres touristes.

Le mardi 31 juillet

Chant des prières, chant du coq, chant du trafic…nous nous réveillons tôt. Par chance, on a réussi à trouver un transport vers Bajawa et un autobus pour touristes vient nous chercher à 9h00. Cette autre ville est encore distante de 125 km et devinez combien ça prend de temps pour s’y rendre…4 heures, bien sûr! Route étroite et sinueuse qui serpente à flancs de montagnes : similaire à ce que nous avons fait hier. Encore une fois, ça prend un estomac d’acier pour ne pas être malade. Par contre notre autobus est plus confortable cette fois et le conducteur, plus agréable. Il arrête même quelques fois pour nous laisser prendre des photos des magnifiques paysages.

Nous arrivons en ville à 13h30. Cette fois nous décidons d’aller directement au marché et d’arranger du transport pour demain matin, afin de visiter des villages aux alentours. Nous prenons ça tranquille pour le reste de la journée. En passant, l’air des montagnes est beaucoup plus frais que sur le bord de la mer. C’est tout un contraste quand même. Brrrrr…nous n’avons pas l’eau chaude dans la chambre. La douche est très froide.

Le mercredi 1 août

Le premier coq chante à…3h15 du matin! Est-ce que quelqu’un peut l’égorger celui-là!? Nos transports arrivent à 8h30 : nous avons deux ojeks, des motos avec chauffeurs, pour nous conduire d’un village à l’autre. Le ciel est clair et l’air se réchauffe peu à peu. Le premier village que nous visitons est près de la ville. Les maisons sont des cabanes de bois construites sur pilotis avec des toits en tôle… et l’électricité! Ce sont des villages traditionnels de l’ethnie Ngada, qui se modernisent avec le temps. Les maisons sont construites en deux rangées, de part et d’autre de la place centrale rectangulaire. Des sacrifices rituels d’animaux y étaient pratiqués autrefois mais c’est terminé de nos jours (ou presque!) car ils sont tous catholiques. Le style de vie est encore assez traditionnel car il repose principalement sur l’agriculture (tabac, cacao, café, clous de girofle, bananes, etc.) et sur le tissage du châle/jupe traditionnelle, le ikat, porté par les hommes autant que les femmes. Les villageois sont habitués aux touristes et ils veulent tous en profiter pour pratiquer leur anglais de base ; What’s your name? Where are you from? Where are you going? Et ça s’arrête à peu près là… mais on y répond des centaines de fois par jour, avec le sourire, bien sûr!
Le deuxième village est un peu plus traditionnel que le premier. On prend beaucoup de photos des gens qui se laissent photographier volontiers pour la plupart.

Puis c’est au tour du troisième village, Bena, qui est vraiment beau et construit sur les flancs du volcan Inerie, donc le site est superbe. Il y a beaucoup de monde ici car les hommes sont tous occupés à la construction d’un toit de maison avec du bambou recouvert de paille. Et tous les hommes, jeunes et vieux y participent. Les femmes tissent des ikats et de beaux foulards colorés pour les vendre aux touristes. Ils sont magnifiques en passant et j’en achète deux d’une dame âgée.

Village de Bena
Achat de ikat

On reprend la route pour un endroit assez exceptionnel : le confluent d’une source d’eau froide avec une source très chaude, d’origine volcanique. Le mélange des deux sources donne une petite rivière aux allures de source thermale aux vertus thérapeutiques et c’est très agréable de s’y baigner. Surtout que nous sommes les seuls à cet endroit pour presque toute la durée de notre baignade, au milieu de cette belle flore tropicale.

Finalement nous repartons pour un dernier village, beaucoup plus éloigné et plus difficile d’accès car la route est impraticable en voiture. Heureusement que nous sommes en moto! Pas grand chose de plus à voir ici alors on rebrousse chemin pour retourner en ville.

Village de Nage

Le retour en moto dans ce bel environnement tropical avec volcan en arrière plan est plutôt agréable. Et comme d’habitude, tout le monde nous salue en chemin! Nous sommes de retour à l’hôtel à 14h00 et nous restons tranquilles pour le reste de la journée.

Le jeudi 2 août

Miam, les crêpes aux bananes avec confiture à l’ananas sont absolument délicieuses pour déjeuner. Un bon changement du riz et des oeufs frits!
Autre départ ce matin (à 7h30) et cette fois, dans une van avec chauffeur que nous partageons avec une jeune femme néerlandaise. Destination : Moni, un petit village passé Ende, qui est le point de départ pour la visite du mont Kelimutu et ses trois lacs multicolores. Une fois de plus, la route serpente à flancs de montagnes et longe même l’océan pendant un certain temps. Vous pouvez imaginer la diversité des paysages…montagnes, volcans, rizières en plateau, océan et bateaux de pêcheurs, vallées fertiles avec cultures de toutes sortes.

La plage bleue, en raison de ses roches

Nous atteignons notre destination vers 14h45, non sans faire quelques arrêts pour prendre des photos et visiter un peu le marché d’Ende. Une marche le long des rizières est la bienvenue après une autre longue journée de voyage. On relaxe ensuite, après avoir fait les arrangements nécessaires pour l’ascension du volcan demain matin.

Le vendredi 3 août

C’est notre 28e anniversaire de mariage aujourd’hui. Notre amour et notre engagement l’un envers l’autre est toujours aussi grand qu’au tout début.
Ce matin, les nuages descendent dans la vallée et il pleut sans arrêt. Il y a bien quelques éclaircies mais le volcan est sous les nuages. Nous restons à l’hôtel toute la matinée et Andrée en profite pour faire un somme.
Nous décidons de prendre le risque après dîner de se faire conduire en moto en haut du volcan Kelimutu. En fin de compte, nous sommes capables de voir les 3 lacs de différentes couleurs (qui comblent 3 cratères adjacents) en étant patients avec les nuages qui passent et s’éclaircissent de temps en temps. Nous demeurons une bonne heure dans ce décor lunaire. C’est notre quatrième volcan et on se dit qu’on en a vu de plus impressionnants, température aidante. Il n’y a presque personne vu le temps incertain.

Les 3 lacs du volcan Kelimutu

Comme prévu, nous retournons au village de Moni à pied, soit 12 km plus loin. Nous suivons la route puis prenons un raccourci en suivant une piste de campagne qui passe par 2 villages.

Vers la fin, la piste traverse un cours d’eau que l’on enjambe grâce à des petits ponts en bambous plutôt instables et pas trop sécuritaires. Après deux heures et demi de marche, nous revenons à l’hôtel pour une douche et le souper à un tout petit restaurant local.

Le samedi 4 août

Le départ vers Ende est prévu pour 8h. C’est dommage car on a un ciel sans nuages. Nous aurions pu retourner au sommet du volcan et admirer les lacs et le paysage environnant que l’on ne pouvait voir hier. Notre chauffeur attend deux autres passagers. Finalement, nous quittons le village à 9h30. Nous arrivons à Ende, où nous prendrons l’avion demain pour Bali, deux heures plus tard, après s’être fait brasser dans l’auto comme dans une montagne russe, une fois de plus. Nous allons faire un tour en marchant sous un soleil radieux jusqu’au port et au marché de la ville où nous faisons quelques achats, en marchandant les prix comme ça se fait toujours ici. Nous n’avons paz un bel hôtel. Il y un rat dans le toit et nous avons du tuer 2 grosses coquerelles avant de dormir.

Marché de Ende
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Java

Le lundi 16 juillet

Je me réveille à 5h du matin pendant quelques minutes et devinez ce que j’entends de la fenêtre? Le bruit du gros trafic… Le même qu’hier soir en se couchant! Jakarta ne dort jamais… Le monstre est avide de ses habitants à toute heure du jour et de la nuit. Pas mal différent des cris des singes et des grenouilles de Kalimantan! Bon, on réussit à dormir tout de même jusqu’à une heure décente et on déjeune hors de l’hôtel car ce n’est pas offert dans celui-ci. Nous retrouvons notre chauffeur et partons à 9h, dans un trafic d’enfer, naturellement. Nous arrivons à Bogor à 10h30 pour visiter son jardin botanique, qui date de l’époque coloniale, et a été conçu par les Néerlandais. Nous y marchons pendant 1h30 et admirons la variété incroyable des plantes qui s’y trouvent. Nous allons à la serre des orchidées mais c’est pas mal ordinaire en fin de compte.

Puis nous reprenons bravement la route (en fait, il faut être plus fou que brave dans ce trafic, ou peut-être plutôt résigné). La route entre Bogor et Bandung passe par une région montagneuse volcanique et il faut traverser un col, le Puncak, où il y a de magnifiques plantations de thé. Malheureusement, la plantation que l’on aimerait visiter est fermée le lundi.

Plantation de thé

On poursuit la route dans la jungle de véhicules. C’est une route à une seule voie des deux côtés mais à tout moment, il y a des mobylettes qui se faufilent dans le moindre petit espace disponible entre les voitures et autres véhicules. Ouf, c’est fatiguant tout ce bourdonnement incessant. On traverse de magnifiques paysages de rizières en terrasses et on arrive à Bandung vers 5h mais là, comme toute ville qui se respecte, le trafic est monstre. Avec un peu de chance, nous faisons du 10 km à l’heure. C’est la deuxième ville en importance en Indonésie avec une population d’environ 6 millions de personnes. On comprend pourquoi il y a tant de monde partout.

Observations :

  • En Indonésie, il est facile de se prendre pour une célébrité vu le nombre de fois où on nous prend en photo. Il est aussi facile de se croire millionnaire car un million de rupiahs valent 100$. En plus, on doit tout payer en argent comptant puisque les cartes de crédit ne sont pas acceptées à nulle part. Vous imaginez comme on s’en met plein les poches quand on retire de l’argent dans les guichets automatiques.
  • Habillement : Ici on ne voit presque jamais de femmes complètement couvertes de noir. Plusieurs portent juste un petit voile autour de la tête. À part ça, les culottes courtes ne se portent pas du tout. Donc depuis le début du voyage, nous portons pantalons longs ou 3/4 (parce que je suis une touriste). De plus, je crois que leur métabolisme est différent du nôtre car les indonésiens portent souvent des gilets à manches longues et des manteaux quand vraiment, nous trouvons qu’il fait chaud.
  • Cuisine : À part le riz, la viande par excellence est le poulet (ayam). Les indonésiens mangent avec leur main droite, sans ustensiles. La gauche sert à… Je vous laisse imaginer en vous donnant un indice : le papier toilette n’existe pas ici! Et la confiture à l’ananas est délicieuse, ainsi que les petites bananes frites.
Annonce publicitaire, la famille modèle

Le mardi 17 juillet

En Indonésie, le réveil se fait d’abord au chant des prières, qui fusent de toutes les mosquées grâce à des hauts-parleurs (à 5h30 du matin et il y a beaucoup de mosquées!). Ensuite, c’est le réveil par le chant des coqs, qui s’en donnent à coeur joie. Finalement, le chant du trafic s’assure que vous êtes bel et bien éveillés. Ce matin, nous allons faire une petite expédition autour du cratère du volcan Tangkuban Prahu, toujours actif mais dont la dernière éruption a eu lieu en 1969. En arrivant dans la stationnement, nous constatons que l’endroit est très touristique car il y a de petits vendeurs de babioles partout. La piste qui suit le cratère est très bien aménagée sur environ la moitié du pourtour. Bon, pour vous donner une idée de l’atmosphère qui y règne, il y a une forte odeur de soufre qui flotte dans l’air car les gaz s’échappent du fond du cratère. Tout à fait impressionnant! Nous poursuivons au-delà du sentier balisé pour faire le tour complet du cratère. Le sentier se poursuit mais il est beaucoup plus difficile. Disons que pour l’emprunter, il faut avoir le pied solide, les jambes fortes, ne pas avoir peur des hauteurs et être en excellente forme physique. Nous rencontrons seulement un autre couple en chemin. Marche magnifique, paysages extraordinaires et tranquillité en prime!

Cratère du volcan
On se fait souvent demander pour des photos

Nous reprenons ensuite la route vers 11h30, à destination de Pangandaran, qui se situe au sud-est. C’est en fait une station balnéaire située sur une presqu’île dont la pointe est un parc national.
Nous dînons vers 2h et on discute avec notre guide. Nous trouvons que nous sommes souvent sur la route. Nous décidons de laisser tomber Pangandaran et de continuer vers le plateau de Dieng.

On se fait souvent demander pour des photos

Nous roulons jusqu’à 11h30. Nous avons arrêté 15 min pour souper à un petit restaurant sur le trottoir. Étant donné que la noirceur tombe à 6h, nous n’avons pas pu admirer le paysage. Nous trouvons un hôtel vétuste et pas cher maison mais on ne fait que dormir.

Le mercredi 18 juillet

On se lève à 7h, déjeuner devant la chambre puis départ à 7h30 en direction du plateau de Dieng.

Petit déjeuner devant la chambre d’hôtel

La route monte à 2000 mètres d’altitude et on se retrouve en fait dans un ancien cratère d’un volcan qui est rentré en éruption il y a plusieurs milliers d’années . Des hindous y ont construit plusieurs temples il y a mille an. Tout a été oublié et enseveli avec le temps. Plusieurs années plus tard, les hollandais ont drainé l’endroit et ont découvert une centaine de temples.

Plateau de Dieng
D’autres photos

Nous retournons sur nos pas pour se rendre au temple de Boroboudur, le plus grand temple bouddhiste au monde. Il a été construit vers les années 800 puis une éruption volcanique l’a recouvert de cendres vers l’an 1100. Les habitants se sont déplacés puis le temple a été oublié. Encore une fois, les hollandais, qui colonisaient le pays l’ont redécouvert en l’an 1810. La visite est chère mais on veut absolument le voir. C’est un des endroits qu’on ne voulaient pas manquer à tout prix. En 1971, on a démantelé les 7 derniers étages, pierres par pierres, 1,5 millions en fait pour tout remettre en place en 1991.

Boroboudur

Nous continuons la route jusqu’à Yogyakarta et nous passerons 3 nuits ici. C’est le centre culturel du pays.
Nous allons manger dans un petit restaurant. Andrée a mal à la george, alors elle se couche tôt .

Le jeudi 19 juillet

Nous changeons d’hôtel juste en face parce qu’il est moins cher et plus approprié pour nous. Nous marchons jusqu’au palais du sultan. Malheureusement, il est fermé ce matin mais il ouvrira à 2 heures. Plusieurs personnes nous accostent dans la rue pour nous le répéter. En fait, aussitôt qu’on se débarasse d’un de ces soi-disant bons samaritains, un autre prend la relève. Nous sommes sceptiques et nous allons voir sur place, en fait à une autre porte, qui n’est pas la bonne mais on ne le sait pas. On essaie de confirmer avec deux touristes qui en ressortent et il nous disent que plusieurs portes sont en effet fermées. On passe la matinée à flâner dans le marché principal et les boutiques de batik.

Rue commerciale de Yogyakarta
Andrée dans une boutique

Nous revenons au palais à 2 heures à la bonne porte et c’est à ce moment qu’on réalise qu’on s’est fait avoir: le palais était bel et bien ouvert le matin et ferme à 2 heures. Quel est l’intérêt de mentir ainsi aux touristes? En discutant, nous réalisons que toutes les personnes qui nous ont affirmé que le palais était fermé nous proposaient d’aller dans leur boutique ou faire quelque chose d’autre. Nous refusions toujours cependant. C’est de la vente sous pression, c’est bien connu.
Nous revenons à l’hôtel et Andrée fait une sieste. Sa grippe ne s’améliore pas pour l’instant. Après sa sieste, souper puis retour à l’hôtel.

Le vendredi 20 juillet

On se couche tellement tôt qu’on se réveille de bonne heure, avec le soleil, vers 5h00. En fait vous aurez deviné : c’est le chant des prières! Nous partons à 8h00 avec notre guide pour visiter un atelier où on fabrique et vend des batiks. C’est un art très répandu ici. Le principe est de tremper une toile dans des teintures mais à chaque fois, il faut en recouvrir une partie avec de la cire pour éviter cette partie de prendre cette couleur. C’est vraiment artistique ce qu’ils peuvent faire. On admire plusieurs belles pièces de batik et c’est le départ.

Nous nous reprenons d’abord par visite du palais du sultan qui est plutôt ordinaire.
Nous nous rendons ensuite au complexe de Prambanan, un autre centre sur la liste de l’UNESCO. C’est un ensemble de temples hindous construits dans les mêmes années que le temple bouddhiste de Borobudur mais à quelques kilomètres de ce dernier. Ils ont été abandonnés probablement pour la même raison : l’éruption du volcan Merapi (3000 m), que l’on peut voir à l’horizon. D’ailleurs celui-ci est toujours actif et sa dernière éruption a eu lieu il y a tout juste deux ans (2010). Tout d’abord nous arrêtons voir le temple Sambisari qui a été découvert en 1966 par un fermier. Il était enterré à 6 m sous terre, sous les cendres volcaniques.

À 10 km plus loin, on trouve les 6 gros temples côte à côte. Nous passons presque 2 heures à cet endroit. Nous revenons à l’hôtel vers 2h30 et nous prenons un petit repos à l’hôtel.
Nous profitons du temps libre pour visiter des petites boutiques de batik et faire des achats. Ça nous rappellera de beaux souvenirs.

Le samedi 21 juillet

Journée de déplacement aujourd’hui : de Yogyakarta au mont Bromo, environ 350 km… Ça veut dire environ 12 heures, avec un peu de chance. La route nationale ici est une simple route qui croise, sans accotements. Oubliez les belles autoroutes canadiennes! De plus, le trafic y est toujours infernal (il y a 130 millions d’habitants sur l’île de Java) et on zigzague constamment entre tout ce qui se trouve sur la route. En revanche, les paysages sont magnifiques : larges plaines couvertes de rizières avec des montagnes volcaniques en arrière plan. En passant, les casques sont obligatoires en moto mais ça, ce n’est que la loi… Reste à la faire respecter, un vrai défi. Il y a souvent une petite famille sur une seule moto et les enfants n’ont pas de casque, la plupart du temps.
Aujourd’hui c’est le début du Ramadan. Alors notre chauffeur nous a expliqué que ce matin, sa famille s’est levée à 3h30, pour manger ensemble et pour la prière. Il va jeûner toute le journée jusqu’au coucher du soleil. Je crois que ça dure un mois environ. Puisque ce n’est pas tout le monde qui jeûne, il y a quand même de petits restaurants ouverts un peu partout.
En fin de compte nous arrivons 2 heures plus tôt. Nous sommes maintenant en altitude et les flancs de montagne sont couverts de plantations de choux, tomates, patates, oignons, bananiers, etc. C’est bien connus que les sols volcaniques sont très fertiles, malgré le fait que c’est plutôt comme une poussière noire. Notre petit motel est plutôt cher mais on n’a pas le choix car l’endroit est très prisé des touristes et les prix sont gonflés. Par contre nous sommes au bout de la route et nous avons le cratère du Bromo devant nous, en contrebas. On flâne et on prend le temps d’admirer le coucher du soleil sur le volcan. On se couche tôt car nous devons nous lever à 3h15, en plein milieu de la nuit quoi!

Le dimanche 22 juillet

On se lève effectivement à 3h15 car u chauffeur de jeep vient nous chercher à l’hôtel pour nous amener à un point d’observation du lever de soleil (vers 5h30), sur une montagne avoisinante. On se pense au bout du monde mais en fait, de nombreux touristes comme nous sont également présents. Qui dit touristes dit boutiques. On y trouve de petits restaurants, des gens qui vendent toutes sortes de babioles, et d’autres qui louent des manteaux (c’est vraiment pas chaud). On se trouve un endroit où regarder car il y tant de monde au point d’observation. En fait, plus de 200 jeeps y sont entassées. Par contre, la vue est magnifique. Le mont Bromo et ses voisins, qu’on ne voyait pas au début, prennent de plus en plus de couleurs. Juste derrière, le volcan Semeru, le plus haut de Java (3700 m) ajoute à la splendeur du paysage.

Par la suite, déplacement en jeep au pied du volcan Bromo pour marcher (2 km) jusqu’au bord du cratère. Cette fois, ce sont des chevaux qu’on propose aux touristes, et il y en a beaucoup en fait. Ceux-ci soulèvent la poussière ou plutôt les cendres volcaniques tout autour des gens qui marchent en se couvrant le nez et la bouche. Au bout du sentier poussiéreux, 250 marches à flanc de montagne nous attendent et on les grimpe à la queue leu leu pour arriver tout en haut du cratère. Il ne faudrait pas y tomber car il est très escarpé et termine par un trou rempli d’un lac sulfureux qui semble en ébullition.

Nous reprenons la route à 9h puis roulons 5h jusqu’à notre dernière destination de Java, Ketapang d’où un traversier nous amènera sur l’île de Bali. Cette fois, nous avons un hôtel plus luxueux, piscine, buffet. Notre guide a réussi à l’avoir 3 nuits pour 100$. Nous allons nous reposer ici et faire une excursion sur un volcan.

Le lundi 23 juillet

Andrée se lève tard ce matin. Elle a dormi 12 heures. Par contre, sa grippe ne s’est pas améliorée, c’est maintenant une sinusite. L’hôtel offre de faire venir un médecin. Un docteur arrive avec sa trousse, mais il ne parle pas bien anglais. La réceptionniste de l’hôtel sert d’interprète. Le docteur propose à Andrée un traitement traditionnel chinois, de l’acupuncture. Andrée insiste pour avoir plutôt des antibiotiques et après maints pourparlers, elle obtient finalement ce qu’elle veut. Elle est maintenant aux antibiotiques. Nous restons à l’hôtel toute la journée.
Notre hôtel est composé de villas qui regroupent chacunes 4 appartements. Elles sont dispersées dans un jardin de cocotiers. Le restaurant n’a pas de murs, il est ouvert sur l’extérieur, et il y a une belle piscine sur le complexe. Cet hôtel fait partie des circuits touristiques des voyages organisés. Les autobus touristiques y viennent pour une nuit avant de traverser à Bali.

Le mardi 24 juillet

Nous partons avec un chauffeur de jeep à 6h pour se rendre au plateau de Ijen. C’est l’aventure, tout ce qu’il y a de plus authentique. Après 90 min de route et une montée difficile sur une route de jungle à moitié détruite (là on comprend pourquoi il faut un jeep), nous arrivons au parc national Baluran. Il faut suivre un sentier à la marche pendant 3 km (en montant en pente raide) pour arriver au cratère du volcan Rawah Ijen. Mais ce qui est le plus impressionnant ici, c’est de croiser les hommes de la région qui montent comme nous pour aller chercher des dépôts de soufre déposés sur les rebords du lac qui remplit le cratère. Travail difficile, dangereux, éreintant et mal rémunéré (pour nous du moins car ils reçoivent environ 6 dollars pour 160 livres soit un voyage allez-retour). Ces hommes sont assez petits et trapus et à les regarder, on ne penserait pas qu’ils peuvent transporter de telles charges. En effet, ils doivent monter les flancs du volcan jusqu’au cratère (c’est déjà une marche assez difficile pour quiconque), détacher des blocs de soufre au fond du cratère, puis redescendre avec près de 200 livres de soufre sur les épaules. Et ils le font chacun au moins deux fois par jour. Je vous jure que c’est difficile à imaginer faire ce travail car c’est fatiguant pour nous d’aller les voir et faire seulement l’aller-retour. De plus, ils n’ont pas l’air malheureux et nous saluent tous, avec un beau sourire. En haut du cratère, il y a une vue magnifique sur le lac qui contient de l’acide sulfurique. Sur le chemin du retour, le chauffeur nous arrête quelques instants pour observer de plus près des plantations de café et de clous de girofle. Nous revenons à l’hôtel vers midi.

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Kalimantan

Le mercredi 11 juillet

Lever tôt ce matin : nous sommes debout à 6h pour le départ vers l’aéroport. Un taxi vient nous prendre à l’hôtel et nous amène à l’aéroport à la vitesse de l’éclair (il en profite vu que le trafic n’est pas trop dense, on dirait qu’il se prend pour un pilote de Formule 1). Bon, nous arrivons en vie à l’aéroport et avons amplement le temps de déjeuner (soupe aux nouillles, miam!). Le temps semble vouloir être ensoleillé, le problème est que le ciel est toujours couvert de smog? Ou c’est peut-être l’humidité mais j’en doute, j’opte pour le smog. En passant, les gens fument dans les endroits publics sans restriction ici. C’est surprenant pour nous. L’avion décolle vers 9h50, dommage on ne voit presque rien à cause du couvert nuageux. Et des nuages, il y en a beaucoup, il pleut à l’arrivée. Un jeune guide nous attend pour nous amener à notre hôtel. Nous y serons pour une nuit car notre expédition de 4 jours/3nuits commence demain.
Il pleut, ce qui n’est pas commun pour la saison. Le guide nous a dit qu’il y a beaucoup de changements de température ces derniers temps à cause du réchauffement planétaire. On attend un peu à l’hôtel et vers 2h00, on décide de partir à pied pour le centre de la ville/village de Pangkalanbun. Avez-vous jamais été le centre d’attraction de tout le quartier en prenant une marche? Il y a TRES peu de touristes qui prennent la peine d’arrêter dans cette petite ville car la plupart du temps, ils passent de l’aéroport directement au parc national de Tanjung Puting, pour voir les orangs – outangs. Dans notre cas, nous devions attendre qu’un bateau se libère et ainsi prendre un hôtel pour une nuit. En fait, ça faisait notre affaire car nous aimons les populations locales. Donc nous marchons vers la ville et en profitons pour bifurquer dans les petites rues le long de la rivière et les quais qui la bordent, là où toutes les constructions sont sur pilotis. Ça nous parait très pauvre ici mais les gens sont tous souriants et très amusés par notre passage. Ils nous saluent tous et acceptent volontiers de se faire prendre en photo (et nous prennent en photo avec eux). Nous arrêtons manger dans un peit restaurant et mangeons à l’Indonésienne (avec les doigts) car on ne nous donne pas d’ustensiles cette fois-ci.

Pangkalanbun

Retour à l’hôtel en marchant encore, sous les regards toujours amusés de la population. Une fois arrivés, nous faisons une saucette dans la piscine (hôtel de luxe mais ce n’était pas notre choix vraiment). Puis notre guide nous rencontre en soirée pour nous expliquer comment ça se déroulera demain.

Observations : Ici comme en Asie du sud-est, les gens ne peuvent se payer le luxe de prendre soin de leur environnement. Ils jettent tout dans la rivière, qui devient un dépotoir à ciel ouvert. Les toilettes s’y déversent aussi mais c’est dans cette même rivière qu’ils font la lessive!
L’île de Bornéo est à 85% musulmane. Devinez ce que ça veut dire: les mosquées partout et les haut-parleurs qui récitent la prière plusieurs fois par jour dont la première est à 5h00 du matin.

Le jeudi 12 juillet

Nous attendons le départ ce matin. Notre expédition se déroule à travers le parc national Tanjung Puting, situé au sud de Kalimantan central. Cette région du monde est couverte d’une forêt tropicale qui disparait à vitesse grand V, modernisation oblige, pour faire place à des plantations de palmiers exploitées pour l’huile de palme. C’est aussi un des deux endroits où l’on trouve les orangs – outangs, qui se trouvent aussi sur l’île de Sumatra. Le parc national abrite une grande diversité d’autres espèces animales aussi dont les singes à trompe, qui sont endémiques à cette région du monde, et la panthère nébuleuse (allez voir sur Internet).

Notre klotok pour 4 jours/3 nuits

Nous partons vers 11h pour le port de Kumai, où nous attend notre bateau, un klotok.Nous avons aussi la surprise de constater que le bateau est entièrement pour nous, avec notre guide, un capitaine et un assistant capitaine, qui sont tous assez jeunes.
Nous partons remonter la rivière Kumai pour atteindre l’entrée du parc national. En chemin, nous frappons un orage torrentiel qui est aussi soudain que court. Le bateau a plusieurs bâches pour le protéger de tous les côtés car nous sommes sur la plateforme, c’est le meilleur point de vue pour surveiller tout ce qui bouge.

D’ailleurs ça ne prend pas de temps avant d’apercevoir des animaux : des dauphins d’eau douce, des singes, des oiseaux.

Singes à trompe

Nous arrivons à un point d’arrêt vers 2h30 car c’est une station de ranger où les orangs – outangs sont nourris dans la nature car plusieurs d’entre eux sont des animaux anciennement en captivité qui ont été relâchés dans la nature. Ils ont besoin d’un certain supplément de nourriture pour survivre. C’est absolument captivant de voir ces animaux dans la nature. Ils ont l’air tellement intelligents et ils sont extrêmement habiles de leurs quatre pattes.
On repart vers 4h30 pour continuer plus loin sur la rivière où on jette l’ancre pour la nuit. Le capitaine est également cuisinier, nous sommes littéralement choyés. Quelle belle expérience. Plus il fait noir, plus les étoiles illuminent le ciel et plus on entend le bruit des insectes et grenouilles. Nous dormons à la belle étoile sur le pont sous un filet à moustiques. Il y a plusieurs cris étranges produits par les singes et toutes sortes d’autres bruits inconnus, mais pas assez pour nous empêcher de dormir.

Poste de garde-chasse, afin de surveiller la coupe illégale

Le vendredi 13 juillet

Il pleut averses ce matin. Tout est tranquille sauf pour les grenouilles, qui s’en donnent à coeur joie, et quelques oiseaux. Les singes doivent être misérables car la plupart n’aiment pas la pluie. Nous déjeunons avec une omelette, des toasts françaises avec beurre d’arachides et confiture, et du café, puis naviguons sur la rivière qui devient de plus en plus étroite. Nous faisons escale à un autre centre où on nourrit les orangs-outans. C’est le même processus qu’hier. Les autres touristes semblent tous être allemands.

Par la suite, nous rencontrons un couple de québécois avec lequel nous discutons pendant un bout de temps. Nous poursuivons la remontée de la rivière pendant deux heures pour atteindre le camp le plus loin, qui était originalement un centre de recherche sur les orangs – outangs, établit par une canadienne il y a plus de 40 ans et qui sert maintenant de centre pour les rangers du parc. La chercheuse en question, Dre Galdikas a marié un indonésien et vit toujours ici. Elle a dévoué sa vie entière aux orangs – outangs, qui sont malgré tout en danger d’extinction. Durant notre trajet, nous observons quelques singes, un crocodile et des papillons de toutes les couleurs. Le ciel s’éclaircit peu à peu. Nous arrivons à la deuxième station, le camp Leaky, et dinons à bord du bateau avant d’aller explorer. Nous partons à pied en suivant une piste dans la forêt et en fait, nous suivons une femelle orangs – outang qui marche tranquillement devant nous. Elle se dirige au même endroit que nous, au site où les rangers les nourrissent. Très intéressant de la suivre ainsi et en plus, il ne faut pas la dépasser car elle est la dominante du groupe et a supposément tout un caractère : elle peut nous mordre! En arrivant à la plateforme, on a droit à tout un spectacle car il y a aussi un singe Gibbon qui est un habitué de la place et se laisse facilement approcher et photographier.

Singe Gibbon

Aussi, il y a des sangliers sauvages qui se promènent sous la plateforme pour manger les restes. Finalement, le mâle dominant est dans les parages et il fait fuir tous les autres orangs – outangs. Il y a de quoi car il pèse environ 300 livres. Quand il décide d’avancer vers nous, il faut lui céder la place sinon c’est à nos risques et périls. En revenant au bateau, un goûter nous attend sur la table mais nous n’avons pas la chance d’y goûter car 3 singes macaques sautent sur le pont à toute vitesse et chippent tout ce qu’ils peuvent. Le cuisinier nous refait des bananes rôties une fois repartis. Nous jetons l’ancre pour la nuit moins d’une demi-heure plus tard, dans un coin tranquille de la rivière, juste à côté d’un groupe de singes à trompe qui eux, ne volent pas la nourriture humaine car ils mangent des feuilles. Par contre, c’est très amusant de les voir interagir et d’entendre leurs cris. C’est impressionnant de les voir sauter d’un arbre à l’autre puis de s’installer le plus haut possible, sur une branche minuscule pour y dormir.

Le samedi 14 juillet

Tout est calme le matin et nous dormons avec les bruits habituels de la forêt quand soudain on entend un bruit dans la rivière près de nous. Ça fait tout un vacarme. Ce serait apparemment un gros poisson.
Nous déjeunons tôt car nous allons faire une piste dans la jungle, accompagnés d’un garde forestier, en matinée. Le départ dans la piste commence à 9h avec le guide et le ranger, qui est un dayak, une des ethnies de l’île de Kalimantan. Il est un peu plus âgé que Marc-André et juste pour vous donner une idée, il se déplace en petites sandales (gougounes) alors que nous portons souliers fermés et bas remontés par dessus nos pantalons vu qu’il y a de petites sangsues qui se retrouvent facilement dans nos pantalons (par quel tour de magie?). Bon, alors nous marchons et passons de découverte en découverte car la biodiversité est impressionnante. On se fait expliquer tout plein de choses et vraiment, le ranger peut répondre à toutes les questions. Ces rangers travaillent depuis des années pour le centre de recherche sur les orangs – outangs. En gros, ils suivent les orangs – outangs jour et nuit dans la jungle pendant plusieurs jours, pour les étudier. On voit des fourmis géantes (vraiment, elles mesurent un centimètre et demi!), des papillons, des araignées et des trous de tarentules, des termites, des oiseaux, des chauve-souris et bien sûr, des orangs – outangs. On termine la marche vers midi et on retourne dîner sur le bateau. La pluie se met à tomber pendant 2 heures et c’est le moment de prendre un petit repos. On repart ensuite vers la station où les orangs – outangs sont nourris et ensuite au centre d’interprétation pour en apprendre davantage sur les débuts et l’évolution de la station de recherche et du parc national.

Nous sommes les derniers à repartir en bateau et nous descendons la rivière jusqu’à un point tranquille pour la nuit. La noirceur tombe vers 18h ici : beau ciel de toutes les couleurs, cris des cigales et grenouilles. Nous soupons sous les chandelles puis Mikki, notre guide nous présente le documentaire ‘Born to be wild’ sur son portable. Le capitaine et son assistant assistent également à la présentation car ils ne l’ont jamais vu non plus. C’est un documentaire IMAX filmé ici au parc national. On reconnait plusieurs endroits visités ainsi que les orangs-outangs avec l’aide de notre guide qui les nomme tous. C’est notre dernière nuit sur le bateau, ça passe tellement vite! Je ne l’ai pas encore mentionné mais nous sommes traités comme des rois sur le bateau. Le capitaine, son assistant et notre guide s’occupent de tout : cuisine, vaisselle, ménage, installation des matelas et du filet à moustiques pour la nuit, etc. Et ils pointent tous les animaux qu’ils aperçoivent, avec explications en plus. Le gros luxe, quoi!

Le dimanche 15 juillet

Il a plu toute la nuit. Heureusement que le ponton est bien recouvert. Nous suivons le rythme du soleil car on se réveille à 6h sous les bruits des singes à trompe qui se chamaillent. Ils sont très actifs le matin sur le bord de la rivière et entrent dans les terres un peu plus tard. Le déjeuner est servi vers 7h et nous reprenons la route en sens inverse car c’est notre dernière journée d’excursion. Nous faisons tout de même un arrêt à la première station pour observer une dernière fois les orangs – outangs. En route nous voyons un serpent dans l’eau, plusieurs singes et un superbe martin-pêcheur aux couleurs flamboyantes. De retour sur le bateau, la pluie recommence… Contrairement à ce qu’on pourrait penser, nous sommes dans la saison sèche! La pluie serait une conséquence de la déforestation massive de ces dernières années.
Bon, là encore on voit des animaux en route : un crocodile qui se repose tranquillement sur une branche flottante, un gros faucon,
Nous arrimons au quai vers 3h puis notre guide nous amène à l’aéroport. Nous prenons l’avion tel que prévu et retournons à Jakarta. Nous reprenons nos valises puis sortons de l’aéroport à 7h. Il fait plus chaud qu’à Kalimantan et l’air est plus sec.

Deux rivières qui se rencontrent

Ah oui, nous avions oublié le fameux trafic de Jakarta… Nous passons trois heures à essayer d’en sortir pour arrêter passer la nuit en banlieu, au sud. Il est presque 10h quand nous arrivons à l’hôtel mais il y a toujours autant de monde dehors. Est-ce qu’ils dorment la nuit?

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Jakarta

Le lundi 9 juillet,

Nous sommes arrivés hier à l’aéroport de Jakarta vers 19h00. Il n’y avait pas d’autobus pour se rendre en ville. On a dû prendre un taxi. Le chauffeur a eu beaucoup de misère à trouver l’hôtel. Finalement, nous y sommes, c’est relativement moderne.

Jakarta est tout simplement un monstre qui dévore petit à petit ses 16 millions d’habitants. Et aujourd’hui, nous avons toute une mission : apprendre à connaître ce monstre pour mieux le dompter! Nous voulons d’abord apprendre à se déplacer en ville à l’aide des transports en commun puis nous rendre au centre de Merkeda, pour trouver une information touristique. Laissez moi vous dire que ce n’est pas facile. Les rues sont larges mais la circulation ne semble régie par aucune règle. De plus, la route est partagée par les camions, autos, motos (beaucoup,beaucoup), tuk tuk, minibus, bicyclettes, piétons (qui arrivent à traverser au milieu de tout ce chaos sans se faire frapper – ça tient du miracle!) et autres types de véhicules inimaginables (j’ai même vu des pauvres types tirer une vieille brouette au milieu du traffic) et finalement, il y a les bus rapides qui voyagent sur une voie spéciale réservée à leur effet. Tout ça pour dire qu’on a réussi à trouver la station, prendre la bonne ligne de bus, descendre au bon arrêt et se rendre à l’information touristique. À mentionner toujours au sujet des autobus, ils sont bondés de monde et ce, à toute heure du jour. À l’intérieur, la moitié du wagon est réservée aux femmes seulement. Celles-ci ne sont pas voilées comme à Kuala Lumpur, du moins, seulement quelques-unes le sont.

Nous avons passé presque deux heures à arranger deux parties majeures de notre voyage avec la dame du bureau de tourisme car c’est une agence de voyage en même temps. D’abord un de mes rêves : aller faire un tour sur l’île de Bornéo et descendre une rivière en bateau au beau milieu de la forêt tropicale pour voir les orangs-outangs. Ce sera du 11 au 15 juillet prochain. Ensuite, réserver une voiture avec chauffeur pour poursuivre la route sur Java lorsque nous reviendrons de Bornéo. C’est comme ça que ça fonctionne en Indonésie alors on s’y adapte. C’est maintenant réservé.
En sortant nous avons pris un taxi pour nous rendre à une clinique médicale et s’informer des précautions à prendre le long du voyage à travers l’Indonésie. Puis le taxi encore (10$ pour une heure) qui nous a menés dans le vieux centre-ville, l’ancienne section autrefois développée par les Néerlandais. On peut y voir les anciens bâtiments et entrepôts, du même style que ceux retrouvés aux Pays-Bas. C’est tout de même dommage de les voir en ruines. Nous repartons ensuite à l’hôtel en utilisant le bus rapide.

L’ancien centre-ville de Batavia (Jakarta)

On prend une douche rapide et reprenons l’autobus car nous avons une invitation à souper avec la dame de l’agence de voyage, qui nous remet les billets d’avion. Elle nous amène manger de la nourriture traditionnelle javanaise dans un beau restaurant. Délicieux! Retour à l’hôtel en taxi… Les conducteurs sont des maîtres de la conduite dans ce traffic de fou!!!

Le mardi 10 juillet

Nous avons tous les deux dormi d’un sommeil profond suite à la journée épuisante d’hier. Ce matin nous partons pour le sud de la ville où il y a un parc appelé Taman Mini. C’est assez loin (environ 20km… Très loin en termes de trafic) mais puisaue notre hôtel est situé près de l’autoroute qui contourne la ville, nous décidons d’y aller en taxi. Nous marchons donc de l’hôtel au bord de la route pour héler un taxi (si vous pensez que c’est facile, détrompez-vous car il n’y a que quelques compagnies fiables et les autres imitent leurs motifs sur la carrosserie : ça prend des yeux de lynx pour distinguer les bons dans la circulation qui passe à toute vitesse). Alors une fois dans le taxi et une fois que le chauffeur a bien compris la destination, nous sommes partis… Nous faire avaler dans les embouteillages de cette ville monstre. Ouf, une heure plus tard, notre taxi nous laisse sur le bord de la route, à la porte du parc… Mais ce n’est pas la bonne porte. Il faut se rendre à 3 km plus loin, ce que nous faisons à bord d’une van-taxi vieille cambuse, autre moyen de transport très répandu sur les routes. Nous arrivons finalement vers 11h00. Le parc en question est du genre EXPO 67 ou EPCOT à Disneyworld. Il est composé de pavillons qui recréent l’architecture et les traditions propres aux différentes régions de l’Indonésie. Intéressant quoique tout semble un peu délabré.

Les autos peuvent y circuler, malheureusement car il y a plusieurs autres moyens de transport offerts sur le site : petit train, monorail, téléphérique, bicyclettes, petits bateaux, pédalos, etc. Ils y ont mis le paquet quoi, mais il faut payer extra pour chacun, en plus du billet d’entrée. Nous choisissons de marcher et d’y aller à notre rythme. C’est intéressant pour nous car on ne va pas visiter tout le pays alors ça nous donne une meilleure idée de sa diversité.

Il fait chaud et le soleil plombe alors nous décidons de repartir pour la ville assez tôt vu que nous utilisons les bus rapides mais c’est du transport en commun. Donc on fait la route inverse en van-taxi et on embarque dans un bus à 2h15. Wow, une longue heure plus tard on n’a pas fait grand chemin, on arrive seulement à la première connection et il y en a 3 à faire. La patience est une vertu dans ce trafic et plusieurs passagers en profitent pour faire un somme. Les gens ici sont très gentils, en passant. Aussitôt qu’on sort la carte du système de bus, il y a au moins 5 personnes ou plus qui se ruent sur nous pour nous aider. Je peux vous dire qu’on se fait pas mal regarder dans les bus. Les touristes sont rares et je pense que nous sommes toute une curiosité pour eux. D’ailleurs, il y en a déjà plusieurs qui m’ont pris en photo avec eux. Il faut dire que j’ai l’air d’une géante à côté de plusieurs d’entre eux. Bon alors 3 heures plus tard, nous quittons le bus pour aller jeter un coup d’oeil à la grande mosquée, de loin car c’était fermé. Nous marchons ensuite dans le parc central où se trouve le monument national pour reprendre le bus jusqu’à l’hôtel (très difficile malgré le fait que ce n’est pas une grande distance : il y a tout simplement trop de monde et les autobus sont trop pleins pour prendre les passagers qui attendent alors 5 bus passent avant qu’on puisse embarquer). Ouf, on arrive à l’hôtel à 18h00. Demain nous prenons l’avion le matin pour l’île de Kalimantan (Bornéo).

Le monument national

Observations :

  • Les gens paraissent moroses mais aussitôt qu’on leur sourit, ils nous répondent tous par leur plus beau sourire.
  • La pollution est assez impressionnante : tous les canaux d’eau sont des égouts à ciel ouvert. La pollution de l’air est un vrai problème avec tout ce trafic. Les déchets sont partout, ils font partie du paysage.
  • La richesse et l’extrême pauvreté se côtoient partout dans la ville. Il y a des cabanes en tôles un peu partout et des gens couchés sous les ponts et le long des canaux d’eau, où on voit des rats qui se promènent.

Prochaine destination : Kalimantan, anciennement Bornéo

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Kuala Lumpur

Le 3 et 4 juillet

Que de déplacements…

Ça y est, le grand départ est pour aujourd’hui le 02 juillet 2012, à 11h30. Nous allons toutefois partir de la maison à 9h00, avec Pujit et Stéphanie qui nous y reconduisent. Alors le premier vol est pour Vancouver et tout se déroule bien. Nous arrivons à l’heure soit midi et dix, avec le décalage horaire d’une heure. Notre prochain vol : Vancouver/Tokyo est dans une heure quinze, mais on apprend qu’il est retardé et qu’il ne partira pas avant 16h30. Petit problème car on va manquer notre prochaine correspondance une fois à Tokyo pour aller à Bangkok. On nous assure cependant que tout sera arrangé une fois à destination.

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