Beijing (2)

Le lundi 29 juillet

Beijing : 22 millions d’habitants sans compter les hordes de touristes qui l’envahissent chaque jour. C’est en visitant ses sites touristiques que l’on mesure l’ampleur d’une telle population. Nous en avons un autre rappel ce matin en arrivant au palais d’été et en faisant d’abord la file (au moins 30 personnes de long ces files!!!) pour acheter les billets. Pour les Chinois, l’espace vital est inexistant lorsqu’ils font la file. Il faut rester en rang d’oignon serré sinon quelqu’un peut se glisser devant nous. C’est donc la cohue jusqu’à ce que l’on atteigne le guichet. Ensuite c’est la file suivante, cette fois-ci pour entrer sur le site. Le ciel est couvert et la température est un peu moins chaude mais toujours humide. Le palais d’été est un immense parc au nord-ouest de la ville, autrefois utilisé par la royauté qui s’y réfugiait pour échapper à la chaleur de l’été à Beijing. Ce parc a été considérablement agrandi et embelli au 18e siècle par l’empereur Qianlong qui réquisitionna pas moins de 100 000 ouvriers pour y creuser un lac artificiel. On y trouve des palais, des temples, des jardins, des lacs, etc. Ah oui, et j’avais presque oublié qu’avec la foule viennent les regards de curiosité braqués sans cesse sur nous! Alors nous commençons par une marche de 5 km autour des lacs, question d’échapper un peu à la foule de visiteurs. Le site est superbe avec ses beaux saules pleureurs qui bordent le lac. Nous gardons en fait le meilleur pour la fin (ce qui veut dire que nous retournons parmi la vague déferlante de touristes), c’est-à-dire le beau pont aux 17 arches et le magnifique temple qui se dresse sur le dessus de la colline avec la belle vue et la petite rue Suzhou qui borde un petit canal. Cette petite rue est en fait une réplique miniature d’une rue de Suzhou qui fut construite par l’empereur pour le pur plaisir de la cour impériale qui pouvait s’amuser à y tenir boutique ou à y faire des emplettes.

Temple sur la colline de la longévité
Un des nombreux ponts autour du lac

Temple sur le haut de la colline
Vue sur le lac du haut du temple
L’art de la calligraphie
La rue Suzhou

Le mardi 30 juillet

Petite journée plus tranquille : nous partons visiter un temple vers 10h00. C’est un temple tibétain (temple Lama), d’ailleurs c’est le seul hors du Tibet. Nous y passons un peu plus d’une heure et je dois avouer que des temples, on en a vu beaucoup. Bon, il est bien, imposant, avec entre autres un majestueux bouddha de plus de 20 m de haut qui frôle le plafond. Comme tous les temples, nous passons au travers une succession de bâtiments et de cours arrières dédiés à différents bouddhas et autres personnages plutôt mythiques (ça fait un peu penser à l’hindouisme). C’est compliqué le bouddhiste. On s’y perd 😉
Par la suite, nous revenons tranquillement à pied sur 4 km, en flânant dans des boutiques et en longeant un beau lac. Nous prenons une sieste en fin d’après-midi puis retournons vers le lac pour aller souper en prenant bien soin de choisir un restaurant qui a une terrasse surélevée, avec vue sur les rues grouillantes de monde. Par la suite, nous arrêtons dans un bar avec une autre terrasse pour observer la foule tout en bas (un vrai spectacle en soi).

Lieu de prière
Prières à Bouddha

Moine tibétain
Une des nombreuses déités bouddhistes
Un Bouddha tibétain
Une section du temple
Rue touristique dans le vieux quartier
La foule grouillante dans les hutongs

Le mercredi 31 juillet

On vient nous chercher à l’hôtel à 7h00 pour un dernier tour organisé vers la grande muraille (compris avec notre expédition précédente). Surprise, c’est un tour privé, en auto, avec chauffeur et guide. Mais on se fait bien avertir au départ qu’on devra visiter deux endroits de vente pour touristes (on s’y attendait en fait).
Après 90 min de route, nous commençons notre première visite à la grande muraille de Badaling. Nous anticipions une foule car c’est là qu’on amène à peu près tous les touristes de Beijing. Surprise, on nous amène à une section plus tranquille et presque déserte. Ce n’est pas notre choix mais bref, on ne décide de rien, tout est organisé. Nous marchons sur la muraille pendant une heure et demi sous un beau soleil. Il ne fait pas encore trop chaud car il est encore tôt (9h00). De retour à l’auto et c’est la visite d’un atelier de jade. Une guide nous attend, nous explique et nous démontre comment on taille cette pierre pour produire des bracelets, des boucles d’oreilles et de magnifiques sculptures. De vrais artistes quoi! La salle de montre est immense. On peut certainement y accueillir plus de 1000 personnes. C’est ici que les autobus de tours organisés s’arrêtent pour déverser leurs flots d’acheteurs potentiels.
Nous dînons sur place, excellent repas soi dit en passant, car ce sont des mets chinois qui ressemblent plus à ceux que l’on retrouve au Canada.
Vient ensuite la visite du site funéraire de la dynastie des Ming (environ l’an 1300-1600). C’est grandiose comme site mais nous le visitons trop vite à notre goût. Retour vers Beijing pour visiter un atelier où on produit la soie. Même concept que le précédent : on nous assigne une guide qui nous explique la fabrication mais qui, au fond, voudrait bien qu’on achète. C’est fou comme il y a beaucoup de travail impliqué dans la fabrication de la soie à partir du cocon de ver à soie. Quand je pense qu’on déroule un tout petit cocon par un fil si fin qui atteint un peu plus d’un kilomètre de long (pour un seul cocon, vraiment!), ça mérite le respect. Encore une fois, nous n’achètons rien car c’est quand même très cher.

La muraille à Badaling

Du jade, du jade et encore du jade…
Un des empereurs Ming
Entrée d’un tombeau Ming
Des cocons de soie
Repas du soir

Le jeudi 1 août

Visitez les endroits touristiques à Beijing et vous aurez une petite idée du nombre de personnes qui y vivent. Ce matin ce n’est pas seulement une foule qui nous attend à la sortie du métro, mais plutôt une marée qui déferle vers l’entrée principale de la Cité interdite. Rien d’autre à faire que de suivre le rythme de cette vague afin d’atteindre les guichets, et devinez quoi… Wow, les files d’attente (ok, pas besoin d’en dire plus). Le ciel est gris et il commence à pleuvoir tandis que nous atteignons un guichet. Il ne fait pas froid par contre. Bon, un peu d’histoire maintenant : la Cité interdite est un ensemble d’anciens bâtiments entourés d’un mur d’enceinte, en plein coeur de Beijing. C’est en fait le palais où deux dynasties d’empereurs, les Ming et les Qing (avec toute leur cour impériale) ont vécu pendant 7 siècles. Comme vous pouvez vous en douter, le complexe est gigantesque et on pourrait facilement y passer la journée mais il pleut et la plupart des bâtiments ne sont pas ouverts donc on peut en admirer seulement l’extérieur. Nous prenons tout de même la peine de lire les informations dans notre guide touristique et de prendre quelques photos. La pluie cesse juste avant la fin de notre visite. Nous ressortons à l’extrémité nord et allons diner dans un petit restaurant avant de faire une autre escalade, cette fois au sommet d’une colline crée avec les remblais provenant du creusement des douves du palais impérial. En fait, cette colline fait partie du parc Jingshan, et elle offre une belle vue sur les toits de la Cité interdite et les alentours. Nous revenons ensuite à l’auberge en marchant dans les hutongs sous un ciel gris mais la température est tout de même idéale.

Entrée de la cité interdite

Vue sur la cité interdite

Séance de photos
Marche dans les hutongs

Le vendredi 2 août

J’ai déjà parlé des foules, je sais! Mais je n’ai encore jamais parlé de l’expérience culturelle de faire la file parmi une foule chinoise et c’est ce que nous avons fait ce matin alors voici. Pour vous situer un peu, ce matin nous partons rendre visite à un Chinois très connu et très vénéré par ses semblables : Mao Zedong. En fait, son corps est exposé dans un cercueil en verre depuis sa mort en 1976 et on peut visiter le mausolée sur la place Tian’anmen. Pour y aller on doit d’abord passer la sécurité pour entrer sur la place Tian’anmen. Ensuite il faut aller faire la file qui tourne tout autour du mausolée. Mais attention : les sacs (à main, à dos, etc.) sont interdits ainsi que la nourriture et les boissons. Aussi, il faut porter des souliers, pas de petites sandales de plage. N’oubliez pas d’avoir une carte d’identité ou vous ne pourrez y entrer. Bon, en suivant la masse de gens qui se déplace dans une direction, nous arrivons à ce qui semble être le début de la file. Mais nous sommes à environ un kilomètre de l’entrée du mausolée (et je n’exagère pas!). Il y a des cordes des deux côtés pour limiter la file à environ 4 personnes de large. Est-ce que je vous ai déjà dit que les Chinois poussent et essaient toujours de dépasser dans les files? Je sais que ça ne donne absolument rien de faire ça mais c’est culturel. Ils poussent pour monter dans les bus, pour monter dans le métro; ils courent même pour prendre les sièges aussitôt qu’ils se libèrent (ç’en est presque drôle). Bon alors il fait gros soleil, nous sommes dans une file serrée longue d’environ 1 km qui marche sans arrêt et de temps en temps nous nous faisons pousser et dépasser. En plus, les Chinois utilisent beaucoup les parapluies comme parasols contre le soleil. Et ils le font même dans les foules! Pensez-vous qu’ils font attention de ne pas accrocher les gens autour d’eux? Vous l’aurez deviné : pas du tout! Donc on se fait accrocher sans cesse par les parasols des gens autour de nous. Au moins la file bouge toujours et personne ne se plaint. Il y a des gens de tous âges, et je me dis qu’il va y avoir au moins une personne âgée qui va s’écraser avant d’arriver. Des policiers, des militaires et des employés nous entourent des deux côtés des cordes qui cèdent la place à des clôtures en accordéon. Nous nous rapprochons et arrivons vers un petit bâtiment pour une autre vérification : on nous confisque nourriture et boissons, on vérifie notre identité, puis nous passons au détecteur de métal (pas le droit de téléphone cellulaire ni d’appareil photo). La file se reforme et là, on nous propose d’acheter une fleur pour déposer sur sa tombe. Plusieurs personnes en achètent et la file se resserre de plus en plus. Nous montons maintenant les marches du mausolée et la file se divise en deux pour entrer. Nous sommes deux de large mais je me fais encore pousser. En entrant il y a une grosse statue de marbre de Mao, assis, le regard bienveillant. Devant la statue, il y a une grosse place rectangulaire pour déposer les fleurs (tout un paquet de fleurs!!!). Pendant notre progression, des gardes nous parlent (ça sonne plutôt comme des ordres militaires) afin de s’assurer que personne ne s’arrête et que la file continue de circuler. Puis nous passons devant son cercueil où son visage est éclairé (je le reconnais difficilement) et c’est la sortie. Le passage dans le mausolée a duré environ 2 minutes pour 45 minutes de file. Quelle expérience!
Nous décidons ensuite de nous rendre dans un marché très populaire pour faire des emplettes mais à notre arrivée nous sommes très surpris de constater que c’est un marché intérieur. Après quelques achats nous retournons nous reposer à l’hôtel.

Cercueil de Mao Zedong (photo tirée de l’internet)
Cour intérieure de l’hôtel (recouverte d’un toit)
Déjeuner dans la cour

Le samedi 3 août

C’est sous un beau soleil radieux que nous partons ce matin pour visiter le parc du temple du ciel. Donc comme d’habitude nous nous y rendons en métro et en arrivant il y a foule! Ce temple est un des monuments très connus de la Chine (en fait il est reproduit à Disneyworld, Epcot Centre en Floride). Construit à l’origine en 1420, le temple et le parc qui l’entoure appartenaient à l’empereur qui y tenait des cérémonies de prières (et des sacrifices d’animaux) une fois par année espérant avoir de bonnes récoltes. Le temple a brûlé plusieurs fois et a toujours été reconstruit dans toute sa splendeur. En fait le dernier incendie (causé par le tonnerre ) s’est passé à la fin du 19e siècle et à cette époque on ne trouvait plus d’arbres assez gros en Chine pour servir de colonnes afin de le reconstruire selon les plans d’origine. On a donc importé des troncs gigantesques provenant d’arbres de l’Orégon et réutilisé à nouveau les mêmes techniques de construction pour le rebâtir, une fois de plus. Nous profitons de notre visite du site pour explorer ce beau parc où les gens flânent, jouent aux cartes, dansent et se promènent en famille.
Le marché aux perles de Beijing se situe tout près du parc alors nous y faisons une petite saucette et quelques achats avant de reprendre le métro, direction le parc olympique. Nous sommes surpris d’y voir tout ce monde et de constater la belle ambiance qui y règne. C’est à croire qu’un événement spécial s’y déroule et pourtant… L’ambiance des jeux olympiques y est palpable. Nous prenons le souper dans une tente gigantesque où il y a plein de petits kiosques de nourriture en tous genres. Quels choix et quelle belle occasion de déguster des mets typiquement chinois. Au retour nous marchons une partie du trajet en passant dans les hutongs de la vieille ville, où il semble toujours régner une ambiance de fête chaque soir.

Jeux de cartes dans le long corridor
Temple du ciel

Parc environnant
Danse dans le parc
Il implore les faveurs du ciel
Long corridor
Marché aux perles
Parc olympique (nid d’oiseau)
Parc aquatique olympique (le cube)
Souper dans la grande tente au parc olympique
Marche dans les hutongs (devant la tour du tambour)

Le dimanche 4 août

Pour notre dernière journée à Beijing, nous allons à un gigantesque marché aux puces en plein air (plus de 3 000 marchands qui vendent de tout). En fait c’est intéressant de voir ce qui s’y vend : de la poterie, beaucoup de bijoux de jade et des bibelots en tous genres, entre autres. Vu que le soleil plombe, il n’y a pas tant de monde que ça (ou bien on s’y est habitué). Nous retournons nous reposer à l’hôtel en fin d’après-midi avant d’aller souper au bord du lac en passant par les hutongs. Définitivement, l’ambiance de communauté des hutongs va nous manquer. Dans ces ruelles étroites des vieux quartiers on peut mieux comprendre la vie de tous les jours des gens qui y habitent. Les gens de toutes générations se côtoient de très près. Il y a des personnes âgées en chaise roulante qui regardent les passants, d’autres qui jouent aux cartes ou aux échecs chinois ou encore qui promènent un jeune enfant ou un chien. Il y en a même qui font leurs exercices en plein air. Des adultes s’affairent à toutes sortes d’occupations (boucher, cuisinier, soudure, construction, vendeur de fruits ou de légumes, vidangeur et balayeur de rue, etc.). Et il y a aussi les enfants qui jouent dans la rue, les touts-petits étant souvent nus (rappelez-vous : ils ne portent pas de couches). À travers tout ça zigzaguent les mobylettes (est-ce que je vous ai dit qu’elles sont électriques donc plutôt silencieuses, ouf!), les bicyclettes, les chariots à trois roues et les autos (de temps en temps). Ici les gens vivent dans des maisons basses construites autour d’une cour intérieure. Ces quartiers typiques de Beijing datent de la dynastie Ming (il y a environ 500 ans) et beaucoup ont été détruits ces dernières années pour faire place aux édifices modernes.
Ce soir nous prenons l’avion à 1h50 (le 5 août) et nous arriverons à Edmonton à 1h30 (le 5 août) après un transfert à Vancouver.

Marché aux puces

 

Notre voyage de 5 semaines en Chine se termine ce soir.

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La grande muraille

4 jours sur la grande muraille

Le jeudi 25 juillet

La grande muraille, c’est ainsi qu’on l’appelle et c’est un incontournable de notre voyage! Nous quittons notre auberge à Beijing ce matin en compagnie d’un chauffeur et d’un guide chinois surnommé Danny. Nous entamons un tour de quatre jours à la grande muraille de Chine. Mais d’abord, nous faisons un arrêt au site funéraire des empereurs de la dynastie Qing, la dernière à gouverner la Chine. Nous visitons tout d’abord le site d’un empereur qui a été au pouvoir pendant 60 ans puis un deuxième site où est enterré l’impératrice Cixi, très connue en Chine en raison du fait qu’elle a gouverné pendant 45 ans jusqu’en 1910 environ. Ce fut une époque difficile qui a à peu près marqué la fin de la royauté en Chine. Nous nous rendons ensuite à la muraille de Chine (qu’on a tellement hâte de voir). Aujourd’hui, nous sommes à Huangyaguan, qui se situe à l’est de Beijing. La section de muraille à cet endroit a été refaite durant la dynastie Ming (environ 1 500 AD) et a aussi été pas mal restaurée ces dernières années. Le paysage est parsemé de montagnes serrées, ce qui donne une allure de montagne russe à la muraille, qui serpente sur la crête d’une montagne à l’autre. C’est définitivement superbe sous le soleil et le ciel bleu. De plus, c’est très tranquille ici car ce sont essentiellement des touristes chinois qui viennent sur ce pan de muraille, qui se trouve assez loin de la grande ville. Pour l’instant, on dirait que nous sommes seuls. Nous commençons l’ascension (ça serpente de haut en bas comme une montagne russe, rappelez-vous), enthousiastes et émerveillés d’y être pour la première fois. Nous prenons assez vite un rythme un peu plus sage car on ne fait que monter et descendre, sous un soleil de plomb. Deux heures et plusieurs photos plus tard, nous redescendons et revenons à pied à l’hôtel.

Entrée des tombeaux de la dynastie Qing
Tombeau d’un empereur
Cercueil de l’empereur
Muraille restorée

 

Le vendredi 26 juillet

Lever tôt ce matin (en fait assez tôt : 5h30) pour notre expédition d’aujourd’hui afin d’éviter la chaleur. La température est parfaite cependant car le ciel est légèrement couvert et il y a un bon petit vent. Nous partons à pied avec un guide local qui nous accompagne car la marche commence au pied de la montagne et nous suivons un sentier qui monte à travers la végétation avant de rejoindre la muraille. Ça ressemble plus à un sentier dans la jungle, tout en pente. De temps en temps nous grimpons des marches en pierres très abruptes. Un de ces escaliers est d’ailleurs surnommé « l’échelle du ciel » (je vous laisse imaginer la dénivelation de ses marches!). Après au moins une heure d’escalade nous rejoignons la muraille, qui ressemble en fait à un monticule de terre envahi par la végétation. Cette section n’a subi aucune restoration depuis au moins 500 ans. Nous poursuivons notre route sur la muraille, mais toujours parmi la végétation (on comprend pourquoi il faut un guide local). Nous redescendons par un sentier pavé et retournons à l’hôtel, 4 heures plus tard. Nous partons ensuite en voiture pour nous rendre plus à l’ouest, à Gubeikou, notre prochaine destination.

Nous sommes sur la vieille muraille avec nos guides
La muraille couverte de végétation
Notre auberge
Repas du soir avec le guide et le chauffeur

Le samedi 27 juillet

Départ un peu plus tard ce matin : 7h30 en fait. Nous entrons dans la section de muraille de Gubeikou. Le ciel est couvert, il ne fait pas trop chaud (un beau 28 degrés) mais toujours humide, et nous sommes seuls sur le sentier. Nous marchons sur la muraille dont les pierres sont usées et inégales, entourés par le bourdonnement des insectes, le chant des cigales et le piaillement des oiseaux. Le paysage est extrêmement montagneux et très verdoyant de tous côtés. On voit des pins, des chênes, des arbustes fleuris, des fleurs sauvages et même quelques champs de maïs. La vue est splendide car nous déambulons sur le dos du dragon (les crêtes montagneuses). Bon là je l’avoue, pour faire ce genre d’expédition, il ne faut pas avoir peur des hauteurs ou avoir le vertige car à certains endroits la muraille est assez endommagée et le sentier devient étroit (c’est haut des deux côtés). Il faut également être en excellente forme physique car la muraille suit le chemin le plus haut d’une montagne à l’autre alors c’est comme une montagne russe qui monte et descend sans arrêt. Par endroits, il y a des marches qui font plus d’un pied et demi de haut et même jusqu’à deux pieds. Ça demande de bonnes enjambées et pas mal de force dans les jambes. Autre détail : il faut pouvoir supporter la chaleur et l’humidité car nous sommes complètement trempés de sueur (elle nous dégoutte du visage!) à la fin de chaque marche. Une heure et demie plus tard, nous devons descendre de la muraille et poursuivre notre route dans un sentier (à travers bois puis dans les champs, nous passons même dans des champs de maïs) puisque la section de muraille qui continue est en zone militaire interdite. Nous la longeons ainsi pendant plus d’une heure avant de pouvoir y remonter, dans une autre section appelée « Jinshanling ». Cette section est d’abord ancienne, avec une abondance de végétation qui y pousse (ça fait drôle de voir toutes ces plantes sur le dessus de la muraille), puis son autre partie est restorée à neuf. Plus touristique, elle offre des vues magnifiques sur les montagnes environnantes, encore une fois. C’est un peu plus loin que nous terminons notre marche, à 11 km de notre point de départ.

Départ sur la vieille muraille
Muraille couverte de végétation

Sentier hors de la muraille

Section très abrupte

Le dimanche 28 juillet

On annonce une journée ensoleillée et extrêmement chaude aujourd’hui (jusqu’à 35 degrés), et on dirait bien que c’est ce que nous allons avoir comme température lorsque nous commençons notre marche à 7h00 du matin. Mais à cette heure-là, il y a une belle brise encore fraîche. La marche débute toujours par une ascension puisqu’il faut rejoindre la muraille, sur le haut d’une montagne. Une fois en haut, il ne reste qu’à suivre le chemin qui monte et descend sans cesse en suivant les crêtes montagneuses. Bon, ça semble simple juste en le disant ainsi mais précisons un peu : d’abord le chemin n’est pas plat (ou en tout cas très rarement) et encore moins uniforme. Certaines sections sont belles, c’est-à-dire que les tuiles ou les briques sont bien placées les unes à côté des autres, d’autres sont endommagées, c’est-à-dire que les tuiles ou les briques sont toutes croches, et certaines sont manquantes, laissant des espaces remplis de cailloux ou autres débris. Il y a aussi de la végétation qui y pousse quelquefois. Puis certaines sections sont plates mais en pente raide (extrêmement raide!) en montant ou en descendant. Enfin, il y a des sections avec des marches (dans tous les états décrits précédemment). Vous pouvez donc imaginer combien la marche est exigeante. Chaque pas est différent et demande de la concentration (surtout dans les sections où les marches endommagées sont extrêmement à pic!). Le paysage en vaut toutefois la chandelle car nous nous arrêtons souvent, émerveillés ou encore surpris par le trajet que nous venons juste de terminer ou par celui qui se présente devant nous. Nous sommes sur la section de muraille de Jinshanling, la même qu’hier, mais nous poursuivons à partir du point où nous l’avons laissée. Nous faisons environ une dizaine de kilomètres ainsi, en croisant quelques touristes chinois à mesure que la matinée avance, et terminons vers 11h00, juste avant que la température ne devienne insupportable.

Quelques faits sur la muraille :

  • Elle est plus longue que la distance de Québec à Edmonton
  • Des millions d’ouvriers y ont travaillé
  • On estime que le cinquième des ouvriers y ont laissé leur vie, morts d’épuisement.
  • Sa constructon a débuté il y a plus de 2 000 ans et elle a souvent été restorée, solidifiée et améliorée.
  • En montage, la grande muraille serpente sur les crêtes, ce qui veut dire qu’on la voit très bien. On dit qu’elle a la forme d’un dragon.Elle est faite de pierres, de briques et parfois de terre.
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Datong et Beijing (1)

Le vendredi 19 juillet

Avez-vous déjà été le centre d’attraction en prenant une marche? Laissez-moi vous préciser la situation : tout d’abord imaginez une route bordée de deux voies de desserte de chaque côté (pour tout ce qui roule mais qui n’est pas une auto, un camion ou un bus… et là, laissez aller votre imagination car tout est permis). Ces voies sont encombrées de marchands et restaurateurs ambulants en plus des véhicules de toutes sortes et de piétons. Il y a aussi des trottoirs TRÈS larges où l’on retrouve des petites tables avec bancs en plus des mobylettes stationnées et des piétons. Vous zigzaguez tant bien que mal sur le trottoir et les têtes se tournent vers vous, les gens de tous âges vous dévisagent, quelques jeunes filles ricanent un peu en vous regardant et quelques personnes osent vous saluer verbalement. C’est exactement comme ça que ça se passe pour nous aujourd’hui lorsque nous sortons de notre hôtel pour aller souper. On ne s’y habitue pas malgré le fait que c’est ainsi chaque jour. Par contre, les gens sont tellement gentils et c’est drôle de voir les réactions de surprise lorsqu’on les salue (on dirait qu’ils ne s’y attendent pas du tout) ou qu’on leur sourit. Nous avons pris le train à 7h00 ce matin de Pingyao à destination de Datong que nous avons atteint en fin d’après-midi.

Couchette dans le train, 3 lits superposés
Excellentes brochettes qu’on a savourées

 

Le samedi 20 juillet

Datong n’est vraiment pas une ville exceptionnelle à part un site qui se trouve en banlieue : les grottes de Yungang. C’est là que nous nous rendons ce matin, en prenant un taxi à partir de l’hôtel car ça semble plutôt compliqué en autobus.
À notre grande surprise, le site est extrêmement bien aménagé. Tout d’abord nous entrons dans un temple bouddhiste qui semble assez récent. C’est un endroit de prière pour plusieurs. Un peu plus loin, nous accédons aux cavernes. Celles-ci ont été creusées par des moines bouddhistes vers l’an 500. L’intérieur a été sculpté pour en faire des temples. On dénombre une cinquantaine de grottes dont plusieurs contiennent des statues de Bouddhas de près de 20 mètres. Certaines sont encore dans un très bel état et ont même gardé leurs couleurs malgré tout ce temps. Nous quittons ce site vers14h00 en autobus, qui nous ramène à Datong (15 km) mais on ne sait pas où exactement en ville. Nous montrons une carte de la ville aux gens mais personne ne semble être capable de nous situer sur la carte. Nous marchons un peu au hasard (vers le sud) jusqu’à ce que nous trouvions des noms de rue. Ça y est, nous commençons à avoir une idée plus claire de notre localisation. Nous retrouvons finalement notre hôtel environ une heure plus tard. Pour souper, nous retournons dans la même rue qu’hier soir et avons droit aux mêmes regards d’amusement et de surprise sur notre passage.

Entrée du site
Entrée du site (2)
Temple bouddhiste
Lieu de prière devant Bouddha
L’intérieur d’une grotte
Une façade qui couvrait autrefois l’entrée des grottes
Chaque grotte abrite des sculptures de Bouddha

Notre restaurant ce soir

Le dimanche 21 juillet

Journée de transit : Datong – Beijing. Et elle commence tôt car nous montons dans notre wagon à 8h00 en nous demandant ce qui nous attend car nous avons réservé des places « standing » (c’est tout ce qui restait pour Beijing ce jour-là alors tant pis!). Surprise : eh bien le wagon est rempli de banquettes (toutes occupées naturellement) et il y a au moins une vingtaine de personnes debout dans l’étroite allée entre les banquettes, et nous en faisons partie. Nous commençons à penser que le voyage va être pas mal long (l’arrivée à Beijing est prévue pour 14h, est-ce possible?). Puis juste avant le départ une jeune femme nous indique une place sur une banquette en nous disant tant bien que mal en anglais que c’est sa place et qu’elle ne va pas la prendre. Bon alors Marc-André va s’asseoir car je suis déjà assise sur une place inoccupée pour l’instant. Et je me lève juste au moment où le train part car la personne vient d’arriver à la place où je suis assise. À ce moment on se dit qu’on va alterner sur le siège à chaque heure. Une demie heure plus tard, le contrôleur annonce quelque chose et c’est la cohue… Plusieurs personnes se ruent vers l’arrière du wagon et à ce moment, un vieux monsieur se lève et m’offre son siège en s’en allant aussi vers l’arrière. Je comprends ce qui se passe : le contrôleur offre d’acheter les places libres dans les autres wagons, ce qui libère quelques places dans le nôtre. Avec toute cette cohue, je finis par être assise à côté de Marc-André pour le reste du voyage. Nous sommes assis mais tassés malgré tout et à chaque arrêt, de plus en plus de gens montent dans le train (plusieurs restent debout pour tout le voyage). Ça doit être le train le plus lent du monde car en fin de compte, nous arrivons à destination à 14h45, tous assez amochés.
WOW! Beijing… le choc! Je sais que je me répète mais il y a BEAUCOUP de monde en Chine. Pour vous donner un ordre de grandeur, pour chaque Canadien, il y a environ 50 Chinois. Alors essayez d’imaginer la vague humaine qui déferle vers la sortie de la station de train de Beijing!!! Bon, les défis commencent pour nous car nous voulons réserver tout de suite nos prochains billets de train, question de faire une dernière petite excursion avant notre retour au Canada. Nous faisons la longue file au guichet extérieur mais réalisons assez vite que ce n’est pas la bonne file. Nous cherchons (tout ça dans une foule inimaginable) et trouvons les guichets en question mais on nous renvoie d’un guichet à l’autre faute de pouvoir nous répondre en anglais. Après la 3e tentative, on se fait servir en anglais pour apprendre qu’il ne reste absolument aucune place pour notre choix de destination. OK, on va devoir s’y faire, la région est totalement surpeuplée et les déplacements sont extrêmement difficiles en cette saison. Nous faisons une dernière file (c’est la 5e!) pour acheter nos billets de métro (peux pas croire qu’il n’y a pas de distributrice automatique!) et affrontons la foule à nouveau, cette fois-ci dans le métro. Nous arrivons exténués à notre auberge qui est extrêmement bien située, dans un ancien quartier du centre-ville. Un vrai petit oasis de paix avec sa cour intérieure. C’est en plein ce dont nous avions besoin!

Notre wagon avec les banquettes toutes occupées et les gens debouts dans l’allée

Le lundi 22 juillet

Comme première journée à Beijing, nous décidons de prendre ça tranquille et de commencer par une marche à travers le parc Beihai, qui longe la Cité interdite au centre de la ville. On s’y rend en métro mais on sort un peu trop loin alors on doit poursuivre le chemin en prenant un autobus. Ce parc entoure un lac artificiel qui a été aménagé il y a environ 1 000 ans. La terre creusée pour créer le lac a été utilisée pour former une petite île en son centre. Sur l’île on peut visiter un temple bouddhiste et grimper un monticule qui mène à un dôme blanc construit en 1651 en l’honneur d’une visite du Dalai Lama. Nous traversons tranquillement le parc et revenons en empruntant les hutongs (ruelles) des vieux quartiers de la ville.

Dans le métro de Beijing
Parc Beihai
Danse dans le parc
Transport à touristes dans le vieux quartier

Le mardi 23 juillet

Notre choix de visite pour aujourd’hui : la place Tian’ anmen. Nous nous y rendons en métro. Comme d’habitude, il y a beaucoup de monde (je sais, je me répète, mais il faut vraiment affronter les foules quand on visite quoi que ce soit ici!). La place est un grand rectangle flanqué de quelques édifices : le musée national de Chine, le mausolée de Mao (où son corps est exposé) et le Palais de l’assemblée du peuple, où les membres du parti communiste se rassemblent pour siéger. Nous pouvons visiter les trois et décidons de commencer par le gigantesque musée. Ouf, la file est longue pour les billets et ensuite pour entrer. Par contre, ça en vaut le coup car le musée est magnifique et trop grand pour une seule visite. En tout cas, nous en sortons après moins de deux heures et cherchons un endroit pour dîner (pas évident; il n’y en a pas beaucoup pour cette quantité de gens dans un même endroit). On se rend ensuite au mausolée. La place est tellement grande qu’on doit marcher longtemps pour se rendre d’un endroit à l’autre. De plus, il faut deviner par quelle porte on doit aller chercher les billets et entrer. Il y a des policiers et des militaires en abondance qui surveillent et contrôlent les déplacements d’un édifice à l’autre. Ah, eh bien c’est une surprise : le mausolée fermait à midi aujourd’hui (c’est ce qu’on constate sur un écran à l’entrée. Autre déplacement laborieux, autre surprise : le Palais de l’assemblée aussi est fermé! Bon, ça termine prématurément nos visites pour la journée alors nous revenons en métro et prenons le reste de la journée en repos.

Statue du peuple chinois oppressé, musée national
Musée national
Place Tian’anmen
Mausolée de Mao Tse Dong
Entrée de la cité interdite

Le mercredi 24 juillet

Ce matin je décide de retourner au mausolée pendant qu’Andrée dort car je me lève toujours beaucoup plus tôt et je me dit que ce sera plus tranquille qu’en après-midi. Je pars à 7h00 et oh surprise en arrivant là-bas : il y a encore plus de monde qu’hier malgré l’heure. Je ne m’attendais pas à ça.
Je fais la file pour le mausolée de Mao, mais on me dit de sortir de la file car j’ai mon sac à dos, que je dois d’abord aller porter de l’autre côté de la rue. Grande marche pour y arriver et là, il y a au moins 1000 personnes qui se bousculent les unes les autres pour déposer leur sac. Ensuite, on doit repasser la sécurité une 2e fois pour revenir à la place Tian’anmen… Ok ok, je laisse tomber une fois de plus, je reviendrai la semaine prochaine sans sac cette fois (espérons que ça sera ouvert à ce moment-là).
Je vais donc ensuite au palais (parlement) du peuple que je visite en groupe. Bof, c’est pas aussi impressionnant que je pensais.
Je reviens à l’auberge un peu avant 10h00, juste à temps pour déjeuner avec Andrée.
Nous passons le reste de la journée à faire des emplettes au supermarché et à se reposer en vue de notre expédition sur la muraille de Chine qui commence demain.

Lecture en fin d’après-midi dans la cour intérieure de l’auberge

Observations :

  • Les chinois s’habillent comme nous. L’image qu’on se fait de l’habit communiste porté par tous n’existe tout simplement pas, tout comme les habits traditionnels: la robe, la longue tresse chez les hommes, le petit couvert de tête. On ne les retrouve que dans les musées et les bandes dessinées de Tintin.
  • À Shanghai, les gens sont très bien habillés (grandes marques) tandis qu’en dehors des grandes villes, ils s’habillent plus ordinaire (genre Walmart).
  • Les émissions de télévision sont universelles. On retrouve les téléromans, les émissions de talents comme american idol, et les clips vidéos.
  • Les chinois sont individualistes malgré le fait qu’ils sont si nombreux. Des exemples, en voici: Les files en ligne sont inexistantes et on se fait couper si on est en ligne; on s’est fait jouer du coude dans les autobus;, on lit une affiche (musée) et les gens se plantent devant pour lire; dans un train de nuit, les gens utilisent leur cellulaire sans se soucier des autres qui dorment. C’est peut-être le fait qu’ils sont si nombreux qui porte à adopter cette attitude du « chacun pour soi ».
  • Par contre ils sont aussi très serviables avec nous et empressés de nous aider pour la moindre petite chose.
  • En Chine, les piétons n’ont jamais la priorité. Même aux traverses de piétons, sur la lumière verte pour les piétons, les autos continuent en coupant les piétons et en les klaxonnant.
  • Des milliers et des milliers de tours d’habitation: c’est difficile à imaginer mais c’est la solution chinoise pour loger tout ce monde. Et des complexes d’habitation, il y en a partout, dans toutes les villes. Les tours sont grandes, hautes, en béton, pas de galeries, et pas toujours très belles.
  • J’ai déjà mentionné l’armée de balayeurs qui nettoient et ramassent systématiquement les déchets (ici on jette le moindre déchet par terre), mais je ne pense pas avoir parlé de l’armée de ramasseurs de bouteilles de plastiques et cannettes, qui fouillent systématiquement chaque poubelle pour en sortir les bouteilles et les collecter. Et c’est ainsi partout en Chine!

Nous partons demain pour 4 jours sur la grande muraille de Chine. Nous avons un guide qui nous accompagne.

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Luoyang et Pingyao

Le samedi 13 juillet

Nous partons pour Luoyang (400 km) à bord d’un train rapide qui file à une vitesse de pointe de 300 km/h. Ça fait partie des contrastes de la Chine : des moyens de transport diversifiés. On peut circuler en cyclypousse et en train à grande vitesse dans la même journée. En arrivant, on s’installe à l’auberge de jeunesse puis on va se dégourdir les jambes dans le quartier de la vieille ville, qui est tout à fait pittoresque. Les touristes étrangers sont rares alors on se fait beaucoup dévisager. Des jeunes nous abordent quelquefois pour pratiquer leur anglais. Les gens sont très sympathiques. C’est beaucoup moins riche ici que dans les grandes villes visitées auparavant. Luoyang ne compte que 1,2 millions d’habitants, un quasi village. On y retrouve les boutiques habituelles : petites babioles et bijoux de jade, foulards en soie, pinceaux et articles de calligraphie. Il y a même une section de rues où l’on vend des animaux de compagnie : chats, chiens, oiseaux, tortues, poissons.

En soirée nous retournons sur l’artère la plus large de ce quartier pour constater qu’une multitude de restaurateurs de rue s’y sont installés des deux côtés et il y a une foule de monde venue goûter à tous ces mets (on dirait que tout ce qui est mangeable est offert ici… même des insectes!)

Au menu pour souper…
Vieux quartier de Luoyang
L’ancienne porte de la ville

Rue des restaurateurs

Le dimanche 14 juillet

Nous sommes venus à Luoyang pour visiter les grottes de Lóngmén. Ce site de l’UNESCO regroupe une série de grottes qui s’étendent sur plus de 1 km de falaises bordant les rives du fleuve Yi. Dans ces grottes, on retrouve plus de 100 000 bouddhas taillés dans le roc. Il y en a de toutes les grandeurs, c’est superbe. Les premières sculptures ont vu le jour vers l’an 500. Malheureusement plusieurs statues sont décapitées ou endommagées à cause de collectionneurs sans scrupules ou suite à la révolution culturelle chinoise. Nous marchons des deux côtés de la rivière avec une foule de gens, comme d’habitude. Nous visitons également un vieux monastère bouddhiste sur le même site.

Observations :

  • On ne s’habitue toujours pas à ce que les gens crachent autour de nous. Ça ne fait tellement pas partie de notre mentalité. Pas plus que de jeter nos déchets par terre. Mais ici, c’est la norme car il y a des balayeurs partout.
  • Les Chinois n’utilisent pas de couches pour les bébés. Les petits portent du linge avec une large fente ouverte dans le tissu. J’imagine que les parents nettoient les dégâts à mesure. Les jeunes portent ce genre de linge jusqu’à ce qu’ils soient entrainés à la toilette.
  • On voit peu de pousse-pousses, les parents trainent leurs enfants dans leurs bras.
  • On ne donne jamais de napkins dans les restaurants; pas plus que de papier toilette dans les toilettes publiques (et presque jamais de savon d’ailleurs). Le papier toilette et le désinfectant font partie des choses essentielles à traîner en tout temps.
  • Les transports en commun sont très abordables. Ça nous a coûté un gros 20 cents chaque pour prendre le bus à Luoyang.
Des touristes, il y en a beaucoup avec de nous!

Nous aussi, on les photographie!

Le lundi 15 juillet

Dernière journée à Luoyang puisque notre train part ce soir pour Pingyao. En attendant, nous visitons un autre site pas trop loin : le temple du cheval blanc. Ce temple bouddhiste construit en l’an 50 serait le premier en sol chinois. D’après l’histoire, l’empereur de la dynastie des Han, suite à un rêve prémonitoire, a envoyé deux émissaires vers l’inde. En chemin, ceux-ci ont rencontré deux moines qui voyageaient sur leurs chevaux blancs. Après les avoir convaincus de venir s’établir à Luoyang, il a fait construire ce temple pour eux. Ils y seraient aujourd’hui enterrés.
Nous nous y rendons en autobus publique. Le trajet se fait très bien. Nous sommes les seuls visiteurs occidentaux… Il faut s’habituer à se faire dévisager et photographier. J’imagine que l’on doit leur porter chance! 😉
Au retour on va flâner encore un peu dans le vieux quartier, tout près de notre auberge de jeunesse. L’air est lourd et chargé d’humidité. On n’a pas vu le soleil à Luoyang mais il n’a pas plu non plus.

Le temple du cheval blanc, haut lieu de la religion bouddhiste

Touriste nonchalant parmi les croyants

 

Le mardi 16 juillet

Nous arrivons à Pingyao par le train de 7h30 ce matin. Nous sommes les seuls occidentaux à descendre à cet arrêt. Nous commençons à marcher vers les murailles qui entourent la vieille ville et assistons à l’éveil progressif de la ville. Il fait beau mais pas encore trop chaud. La ville est unique et très pittoresque. Les boutiques bordent les rues en plus d’édifices anciens à visiter. Nous prenons la journée tranquille, sans visite. Nous choisissons plutôt de nous promener tranquillement dans ses vieilles ruelles et de profiter de l’occasion pour déguster quelques mets locaux tout à fait délicieux.

La porte ouest, Pingyao
La tour de la ville
Une bonne partie d’échecs chinois
Des nouveaux amis…

Le dernier empereur
Cour intérieure de notre auberge

Le mercredi 17 juillet

Aujourd’hui nous sortons des sentiers battus puisque nous avons décidé de faire une sortie qui n’est aucunement indiquée dans notre livre mais tout de même recommandée à notre auberge : le mont Mian shan. Le site en question est en montagne, à environ une heure de Pingyao. Nous sommes 6 personnes de l’auberge dans la van qui nous y amène. Alors nous arrivons vers 11h et constatons que le site est touristique et énorme. Il y a 5 sites principaux à visiter et nous passons d’un à l’autre en gros autobus. Le premier site est une rivière dont les berges ont été aménagées pour prendre une marche agréable. Nous passons au deuxième site où l’entrée est à flanc de montagne. En allant plus avant, nous constatons qu’il y a une échelle en bois et en chaîne qui mène dans un canyon. Nous décidons d’y monter et débutons malgré nous une ascension des plus excitante dans les gorges d’un beau canyon. Une vraie aventure digne d’Indiana Jones (on ne verrait jamais cela au Canada vu le danger de blessure de cette piste). Par manque de temps, nous rebroussons éventuellement chemin. Le retour est tout aussi palpitant cependant. Site # 3 : est-ce possible de ressentir plus d’adrénaline qu’au site précédent? Eh bien oui, ou du moins autant d’émerveillement car après avoir passé au travers d’un temple bouddhiste perché à flanc de montagne, nous arrivons sur une piste littéralement ancrée sur la paroi (très verticale) de la falaise. C’est trop attirant pour manquer ça. Nous en faisons l’ascension vertigineuse, encore une fois. Le paysage en vaut vraiment la peine. Après un nombre incalculable de marches, nous redescendons pour nous rendre au site # 4 où il y a une série de temples à flanc de montagne qui ont l’air extraordinaires mais vu le manque de temps, nous passons au dernier site. Là nous prenons une gondole qui nous amène tout en haut de la montagne mais malheureusement, il commence à pleuvoir pas mal et on décide de reprendre la gondole pour redescendre plutôt que de faire le magnifique sentier observé durant la montée (là il pleut vraiment fort). Quelle journée d’agréables découvertes!!!

Site #1: Ballade près de la rivière qui a creusé cette gigantesque vallée
Site #2: Échelle en bois pour accéder au canyon
Site #2: Piste dans le canyon
Site #3: Entrée du temple
Site #3: Temples perchés
La piste à flanc de montagne. Cherchez Andrée
La voyez-vous maintenant?
Site #4: Temple perché

Site #5: Ballade en gondole

Le jeudi 18 juillet

La pluie qui a commencé à tomber hier soir continue de plus belle ce matin. Nous avons gardé la visite de Pingyao pour aujourd’hui alors la pluie ne nous dérange pas trop. Première exploration : les remparts de la ville qui datent de la dynastie Ming (1370) et sur lesquels nous marchons les 3 km ouverts au public (la moitié du périmètre). C’est une marche tranquille sous la pluie et nous en profitons pour admirer les différents points de vue sur les toits de la ville. Au retour, nous visitons quelques-uns des nombreux petits musées éparpillés dans la ville. C’est intéressant de voir les édifices avec les jolies cours intérieures.

Entrée sur la muraille de Pingyao
De nouveaux amis
Confusius en personne
Quelle bataille!
La muraille de Pingyao
Une cour intérieure
Temple taoïste
Temple de Confusius
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Xian

Le mardi 9 juillet

Après une nuit passée dans le train, nous arrivons à notre destination, Xi’an, vers 9h30. Andrée ne se sent pas bien. Elle reste l’après-midi dans la chambre tandis que Marc-André cherche en vain des agences touristiques qui organisent des excursions. C’est une journée tranquille, en attendant qu’Andrée récupère.

Le mercredi 10 juillet

Xi’an, une autre petite ville de 5 millions d’habitants. Comme les autres, on y trouve une multitude de restaurants McDonald, PFK (le roi de la restauration rapide en Asie car le poulet est la viande la plus consommée), Dairy Queen, Baskin Robbins, Dunkin Donut en plus des boutiques Vero Moda, H&M, Forever 21, Hugo Boss, Calvin Klein, Nike, Adidas, Samsung, Apple, etc., etc. Celle-là est toutefois connue pour la découverte de l’armée de soldats de terre cuite, que nous visiterons dans 2 jours. En attendant, nous allons flâner dans les rues du quartier musulman qui regorgent de monde (ai-je déjà mentionné qu’il y a beaucoup de monde en Chine?!). Les rues sont bordées de petites boucheries, de vendeurs de babioles, de petits étals de toutes sortes, de nourriture de toutes les couleurs et toutes les formes. On se rend à la Grande Mosquée, construite en l’an 760, pour une courte visite puis nous dinons dans le quartier. C’est toujours intéressant d’essayer la nourriture locale. En après-midi, nous déambulons dans la rue des artistes où l’on retrouve des petits kiosques de vendeurs de pinceaux et d’articles de calligraphie.

Dans la grande mosquée de Xi’an
Achat de colliers dans la rue des artistes
Un artiste de sucreries
Une rue du quartier musulman
Parc de fontaines devant la tour des tambours
Tour de la cloche

Le jeudi 11 juillet

Destination pour aujourd’hui : la muraille de Xi’an. Construite en l’an 1370 sous la dynastie Ming, la muraille de forme rectangulaire entoure le vieux centre-ville. Son périmètre fait 14 km, avec des murs de 12 m de haut et 18 m d’épaisseur à la base. On peut y monter par 4 portes d’accès et se promener sur toute la longueur. Inutile de mentionner qu’il y a de beaux points de vue de là haut. Quand on prend la peine de marcher, on réalise à quel point la muraille est grande. Il y a peu de touristes et la marche est assez tranquille. Après environ 8 km, nous en redescendons car nous avons rejoint la gare ferroviaire. Nous voulons acheter nos billets de train pour la prochaine destination (Luoyang) mais quel chaos! Il y a du monde PARTOUT!!!! Ça ressemble à une foule qui sort tout juste d’un stade après une partie de football. Mais ici c’est la norme. On se débrouille tant bien que mal à faire la file à un des 25 guichets d’achat de billets (il y a environ 25 à 30 personnes en ligne à chaque guichet) en espérant que la personne qui va nous servir va parler un peu anglais. Nous sommes tout de même prêts à toute éventualité car nous avons le nom de notre destination en Chinois sur la tablette. Le moment de vérité arrive; c’est notre tour. Nous montrons la tablette, elle dit « date » nous lui montrons, puis « time » et elle tourne l’écran vers nous pour nous montrer 10h. Ça se complique un peu quand elle demande le genre de train, mais quand on entend « fast train » là on indique oui. La seule chose c’est qu’elle ajoute « not here » avec un gros accent chinois. Est-ce qu’elle a vraiment parlé anglais là? Le doute s’installe car elle le répète et on comprend que le départ se fera d’une autre gare (il y a une autre gare à Xi’an???). Bon, pas grave, on se débrouillera en temps voulu; on achète les billets. Ouf, sortie de la gare pour une petite bouffée d’air frais (problème : il y a autant de monde partout ailleurs). Nous poursuivons notre route mais en ligne droite vers notre auberge, sans oublier d’arrêter dans un tout petit restaurant pour dîner. C’est toujours drôle de voir les visages un peu surpris lorsque nous entrons dans les petits restaurants locaux. Nous maîtrisons maintenant l’art de pointer les plats quoique ce n’est pas difficile à choisir : plat de soupe aux nouilles; délicieux à condition d’éviter les excès : pas plus d’une fois par jour! De retour à l’auberge de jeunesse, nous localisons l’autre gare ferroviaire de Xi’an (eh bien, elle existe bel et bien) et réalisons qu’elle est rejoignable par métro, et il y a une station à deux pas de notre hôtel. Ouf, c’est plus simple qu’on pensait après tout! Nous flânons ici et là pour le reste de la journée.

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Le vendredi 12 juillet

Nous avons réservé une excursion d’une journée à travers l’auberge de jeunesse pour visiter l’armée de terre cuite. Le départ est à 9h mais réellement, le vrai départ est plutôt vers 10h, une fois tous les touristes rassemblés. On nous offre le dîner et nous explorons ensuite l’endroit avec les trois sites d’excavations. Bon il faut l’avouer, c’est très impressionnant à voir vu la proportion de ces figurines. Le plus grand site, qui contient l’infanterie, comprend environ 6000 soldats en plus de chevaux. Ils n’ont pas tous été déterrés mais on imagine la grandeur de l’ensemble. Et c’est maintenant déterminé : ils ont tous des visages différents. Pour vous situer un peu, cette armée a été construite en 38 ans par plus de 700 000 personnes pour accompagner le premier empereur (Qin Shi Huang) dans la mort. Premier empereur car il a le premier uni la Chine (territoire, monnaie, langue, écriture, mesures), il y a 2 500 ans. En repartant, nous faisons un arrêt au site de son mausolée, qui n’a pas encore été excavée. Ça ressemble à une petite montagne couverte de végétation pour l’instant.

Ces statues sont des copies à vendre
Andrée en terre cuite

Le site principal de l’armée de terre cuite
Celles-ci sont à réparer et à relocaliser
Le mausolée

Le samedi le 13 juillet
Nous quittons Xi’an en train rapide pour notre prochaine destination: Luoyang

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Le delta du Yangzi

Le mercredi 3 juillet

Journée d’aventures puisque nous avons décidé de quitter Shanghai pour nous rendre dans une petite ville en banlieue. Zhujiajiao est ce que l’on appelle une ville de canaux puisqu’elle est parsemée de canaux d’eau. Nous nous sommes renseignés la veille au sujet des transports alors nous prenons d’abord le métro (bondé de centaines de têtes noires) puis un autobus. Nous arrivons une heure plus tard, déclinons les offres insistantes des cyclo-pousses à la sortie de la gare et marchons vers la vieille ville pour chercher une auberge. Ouf là c’est un peu plus long et pénible sous un soleil de plomb avec les gros sacs à dos. Nous y arrivons malgré tout, et tout ça en pointant des noms dans le livre de voyage (lonely planet) depuis le départ car les noms et adresses y sont écrits en mandarins. Enfin nous pouvons visiter et flâner le long des canaux. Les rues sont étroites et bordées de petites boutiques. L’endroit est superbe avec les bateaux sur les canaux. Apparemment cet endroit s’est développé particulièrement sous la dynastie des Ming, il y a 800 ans. L’avantage d’y passer la nuit est de suivre le rythme de la population une fois que les touristes sont repartis. Ça change de la frénésie de Shanghai. Notre chambre est dans une ancienne demeure avec une cour intérieure. C’est très joli. Pas mal de sites à photos. Nous en profitons pour tester un peu la caméra. C’est notre première journée sans sieste; notre corps commence finalement à s’habituer au changement d’heure. Par contre, on se couche tôt.

Andrée aime bien son thé

 

Le jeudi 4 juillet

Ce matin départ à 10h avec un chauffeur. Nous avons dû prendre cet arrangement hier quand nous avons réalisé que, contrairement à ce que disait notre livre, il n’y a aucun bus qui relie notre village au prochain sur notre destination (Tongli). Ancun train non plus. Donc avec la tablette BlackBerry et un logiciel de mandarin, nous avons réservé un chauffeur pour le lendemain. Le trajet se déroule bien et on voit de beaux paysages de campagnes. Par contre, il y a également beaucoup d’usines dans le paysage. Ce n’est vraiment pas un pays sous développé. L’infrastructure est souvent récente et en belle condition. Aucun nid de poule sur la route. Tel que prévu, notre chauffeur nous laisse à Tongli, aux portes de la vieille ville. De là, nous marchandons avec un cyclo – pousse et lui montrons l’adresse de l’auberge de jeunesse en la pointant dans le livre. Nous y arrivons en quelques minutes. Wow, il y a un garçon qui parle un peu anglais. La chambre est superbe. Exploration immédiate de cette autre magnifique ville de canaux, encore plus belle que celle de la veille. Nous passons le reste de la journée à flâner et à faire de la photographie.

Des cormorans. Ils sont là pour les touristes car ils plongent pour attraper des poissons

Résidence ancienne d’un fonctionnaire bien nanti

 

Observations:

  1. Les chinois grisonnent peu et leur population est jeune.
  2. Ils ont tous un cellulaire, plus de Samsung que de iPhone.
  3. Taux d’obésité très bas… Plus souvent chez des jeunes.
  4. Les hommes crachent souvent et en public.
  5. Il y a très peu de touristes occidentaux.
  6. Il y a très peu de mendiants.
  7. Très peu de Chinois parlent anglais, du moins dans la région de Shanghai.
  8. Il y a peu de mobylettes, comparativement aux autres pays visités en Asie. D’ailleurs le trafic n’est vraiment pas extrême, autant dans les villes que sur les autoroutes.
  9. Tout est très propre; aucun déchets dans les rues. Il y a des armées de balayeurs partout dans les endroits publics.
  10. Les gens dans le métro ont tous une allure assez conventionnelle: pas de punks, pas de tatoos, pas de nez percés, etc. Aucune excentricité mais beaucoup sont très chics.
  11. La plupart des Chinois sont souriants. Ils nous saluent et nous sourient en retour.
  12. Peu de Chinois fument… Tant mieux pour eux!
  13. Aujourd’hui nous avons vu des hommes installer un échafaudage de plusieurs étages tout en bambou.
  14. Si on ne le savait pas, on ne devinerait jamais que c’est un pays communiste. C’est encore moins évident qu’au Vietnam.
  15. Les hôtels n’offrent jamais le déjeuner. Ça complique un peu les choses et vraiment, le riz et les nouilles pour déjeuner, je n’arrive pas à m’y faire 😉

Le vendredi 5 juillet

Autre départ ce matin : cette fois-ci en autobus pour nous rendre à Suzhou, pas très loin en fait. Ville de 6 millions d’habitants, Marco Polo l’avait autrefois qualifiée de Venise de l’orient, une des plus belles selon lui. Eh bien, il ne reste presque rien de sa ressemblance avec Venise car la majorité des canaux ont été renfloués et la ville est gigantesque, avec des complexes de tours d’habitation qui ne cessent de se construire en périphérie. Il y a des grues de construction partout. En fait, on dirait que le pays tout entier est un méga site de construction. Même la nature est aménagée car tout est refait en aménagement paysager également. Pas un seul espace laissé à l’état naturel.
Des haies de toutes les couleurs et bien taillées partout.
Pour en revenir à Suzhou, il y a pas mal à visiter ici. Nous commençons par la pagode de temple du nord, la plus haute au sud du Yangzi avec ses 9 étages à monter par des escaliers abruptes et étroits. C’est en fait un temple bouddhiste et la vue d’en haut en vaut vraiment la peine. On peut apprécier l’étendue de la ville, de tous côtés. Nous nous rendons ensuite au musée à pied (sous la pluie, première fois du voyage) qui est très intéressant puisque cette région était habitée il y a 10 000 ans. Nous continuons ensuite vers un des fameux jardins de la ville, le jardin de l’humble administrateur, entièrement aménagé il y a environs 500 ans; de toute beauté à s’y promener. Nous revenons enfin vers notre hôtel en empruntant une rue ancienne de la ville qui longe un canal. La pluie est intermittente mais il ne fait pas froid. Nous arrivons près de l’hôtel en passant par un quartier de magasins en zone piétonnière comme il y a souvent en Europe, dans les centre-villes.

La pagode du temple du nord
La ville s’étend tout autour
Des gâteries confectionnées à base de pâte de riz

Le samedi 6 juillet

Bon ce matin je peux affirmer par expérience personnelle qu’un matelas peut être aussi dur qu’un plancher. Ça me fait apprécier celui que j’ai à la maison (le matelas bien sûr, pas le plancher)! Il pleut ce matin à Suzhou, tout comme la veille. Nous quittons la ville en bus express (de luxe : les sièges sont super larges!) à destination de Hangzhou (en pointant dans le livre pour le taxi vers la gare, le contrôleur des départs, le chauffeur d’autobus et le taxi pour aller à l’autre hôtel). Nous commençons nos visites vers 13h en nous rendant prendre une marche au bord du lac de l’Ouest. Cet endroit est un site touristique très réputé dans le pays. D’ailleurs comme partout où nous sommes allés, il y a BEAUCOUP de monde. Hangzhou compte 7 millions d’habitants et cet endroit attire des hordes de touristes chinois, surtout les fins de semaine. Nous faisons une petite balade en bateau et nous arrêtons sur une petite île à voir pour ses aménagements de jardins et ses étangs plein de gros poissons rouges. Il fait une chaleur accablante et il y a tellement de monde que nous n’y restons pas très longtemps. Retour en bateau et marche dans les rues de la ville. Nous soupons dans une ruelle de cuisine de rue (les odeurs et les saveurs sont des plus variées!) qui est bondée de monde, comme d’habitude. Les choix de nourriture sont vraiment variés: brochettes de viande, de poissons, de poulpe, de crabes, riz, nouilles, rouleaux du printemps, poulets et canards cuits entiers, sans parler de ce que je ne peux identifier par manque de connaissance 😉 Une vraie expérience culturelle!

Le dimanche 7 juillet

Une bonne nuit de sommeil dans un hôtel plus luxueux, ça fait vraiment du bien. Par contre les nouilles au déjeuner, ça fait un peu l’effet d’une pierre dans l’estomac. Bon au moins, il fait encore très beau et nous partons une fois de plus en expédition pour visiter quelques-uns des nombreux sites qui bordent le lac. Tout d’abord nous prenons un autobus local qui se rend au temple Lingyin. Ouf, le bus est littéralement bourré de monde et le trajet dure une bonne vingtaine de minutes. Le temple Lingyin, construit en 326, détruit et reconstruit pas moins de 16 fois depuis, est le temple bouddhiste le plus célèbre de Hangzhou. Ai-je déjà mentionné que les sites touristiques regorgent de monde?! Eh bien celui-là ne fait pas exception à la règle! Le site qui mène au temple est également à voir : une petite montagne dont les flancs sont décorés de 470 sculptures bouddhiques. C’est vraiment pittoresque. Nous dinons sur place avant de reprendre un autre bus (bondé lui aussi) pour nous rendre un peu plus loin au bord du lac où arrive un sentier qui permet de le traverser à pied, à bicyclette ou en petit bus électrique. Le trajet est de 3 km et nous y allons à pied en s’arrêtant sur un banc au bord de l’eau de temps en temps. Ce site est enchanteur avec ses saules pleureurs qui bordent le sentier, ses bateaux sur le lac et le chant des cigales qui nous entoure. Nous sommes loin d’être les seuls sur le sentier mais la marche n’en est pas moins agréable. De l’autre côté du lac, nous arrivons à la pagode Léifeng, érigée en 977 et rénovée depuis. Nous montons ses 5 étages pour contempler la magnifique vue du lac. Nous repartons à pied pour s’arrêter à un petit restaurant en plein air car c’est l’heure d’un bon thé jasmin. L’air est un peu moins chaud lorsque nous allons souper et nous promener dans la rue de la culture historique, bordée de maisons de thé, de magasins et de pharmacies de médecine traditionnelle chinoise. À cette heure de la soirée les places publiques sont envahies par des groupes de danseurs (surtout des femmes) qui font leur exercices de danse aérobie. C’est beau de les voir aller en synchronisation au son de la musique qui sort de gros hauts-parleurs. Quelle belle façon de s’amuser tout en faisant de l’exercice et en socialisant du même coup. 🙂

Il y a tellement de monde durant nos visites. Cherchez Andrée!

Le splendide lac de l’ouest, si bien aménagé. D’un côté la ville de Hangzhou…
de l’autre, les collines sacrées

Le lundi 8 juillet

Cet après-midi, nous partons en train pour Xi’an. C’est un train rapide de nuit (14 heures) qui nous amène à l’intérieur du pays. L’attraction renommée est l’armée des soldats de terres cuites.

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Shanghai

Le samedi 29 juin

Sébastien vient nous reconduire à l’aéroport à 5h30 du matin. Sentiment d’irréalité; il est tôt et on se sent dans les brumes. Surtout qu’on a terminé le travail hier. Le voyage se déroule bien, avec un court transit à Vancouver. Un vol d’environ 12 heures nous fait traverser le Pacifique; c’est long 12 heures dans un avion! Nous sommes déjà en minorité car l’avion est bondé de chinois.

Le dimanche 30 juin

Première chose à faire à l’atterrissage : ajuster ma montre. Je l’avance de 14 heures! À Shanghai il est 14h00 heure locale (à Edmonton il est minuit, la veille). Le dimanche 30 juin est une journée déjà bien entamée pour nous. Suite aux formalités d’usage (bagages, douanes) nous prenons le train rapide à lévitation magnétique qui file à toute vitesse (430 km/h… et je n’exagère pas!) vers Shanghai. Drôle d’impression de voir les autos qui semblent reculer sur l’autoroute. Après le train, le métro (moderne et bondé, il me rappelle celui de Hong Kong). Nous trouvons l’hôtel facilement puis allons nous promener dans les environs. Bain de foule… Il y a du monde partout. Il fait chaud et très humide. Shanghai, 15 millions d’habitants, est une ville de gratte-ciels qui rivalisent les uns avec les autres en originalité. On y trouve aussi une multitudes d’édifices de type colonial bien entretenus. Les deux styles se côtoient avec beaucoup de style. La ville a des airs de Hong Kong mais en moins tassée. Les gens sont bien habillés et très à la mode. Il y a peu de touristes alors on se sent observés. On se promène sur une rue piétonne gigantesque bordée de tous les grands magasins connus. C’est bien vrai, les gens ne parlent pas (ou très peu) anglais, même dans les endroits touristiques. On revient tôt à l’hôtel, histoire de rattraper un peu de sommeil.

Le lundi 1 juillet

Wow, il fait tellement humide qu’on voit comme un brouillard flotter dans l’air. Il fait beau mais le soleil est dans le brouillard.
Déjeuner dans la rue près de l’hôtel et marche vers la rivière. Le Bund est le quartier très prisé qui borde la rivière. De ce côté on a vue sur le quartier des affaires, le Pudong, de l’autre côté. On marche tout le long de la rivière avant de prendre le métro pour aller visiter une autre section de la ville, la concession française, où l’on trouve d’anciennes maisons basses gardées intactes. Ce sont de petites maisons à toit bas qui ont été rénovées et converties en commerces. Retour en métro et arrêt au grand parc de la ville, le People’s Park. Revenus à pied jusqu’à l’hôtel et ouf…. Il est temps de faire une sieste. Croisière sur la rivière en soirée. Il y a tellement de monde sur la promenade en bordure de la rivière. On pourrait croire qu’il y a une fête nationale mais non. C’est simplement une soirée normale!

Vue du Bund
Parc au centre ville

Le mardi 2 juillet

Mission pour aujourd’hui : acheter nos billets de train pour aller à Xi’an la semaine prochaine. Et c’est réussi! Nous décidons aussi de notre itinéraire des prochains jours : nous resterons dans les environs de Shanghai pour visiter quelques villages avoisinants.

Nous passons la journée dans le quartier de Pudong, le quartier des affaires. Il y a une belle promenade en bordure de la rivière encore une fois et nous l’empruntons avant de traverser dans un tunnel à bord d’une cabine qui a des allures de vaisseau spatial. Après une sieste en après-midi, nous flânons en soirée sur la rue Ninjang, la rue piétonnière envahie d’une foule de gens qui se promènent, dansent en petits groupes, font du karaoke, etc. Le spectacle de cette foule est vraiment divertissant. Et malgré tout, les gens sont calmes, aucun incident, peu de policiers.

Demain, nous quittons Shanghai pour aller au village de Zhujiajiao à environ une heure en autobus.

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