Sabah 4 – Tenom – Pulau Labuan

Du 06 au 10 mars Tenom et ses environs

Quelquefois quand on voyage il nous arrive de trouver des endroits qui se révèlent être des petits trésors et ce, sans avoir vraiment planifié notre visite à l’avance. C’est le cas du parc agricole de Sabah qui se trouve à 15 km au sud-est de Tenom. Cet immense parc est littéralement un jardin botanique regroupant plusieurs collections de plantes dont une section dédiée exclusivement aux orchidées. Développé initialement à des fins de recherche par le département d’agriculture, le parc est devenu une importante attraction touristique pour la petite ville de Tenom et la région. Sur le site on trouve même un camping, un dortoir et des petits chalets à louer. C’est dans un de ces chalets que nous décidons de passer la nuit, nous donnant la chance d’explorer le site à notre guise. Quoi de mieux qu’un chalet au bord d’un lac en plein coeur d’un jardin botanique situé dans un endroit paisible. On se croirait dans un parc national loin de la civilisation. De plus et à notre grande surprise, je pense que nous sommes les seuls sur le site à part les nombreux jardiniers. C’est avec anticipation que nous allons visiter la section des orchidées en plus d’autres sections informatives sur l’évolution et les adaptations des plantes.

Notre chalet
Parc agricole de Sabah
Vue de notre chalet
Jardins aménagés
Quelles feuilles!
Dans la section des orchidées
Une des plus belles orchidées
Et voici sa grandeur réelle!

Le lendemain matin on s’informe à l’entrée du parc pour savoir quel est le meilleur moyen de transport pour revenir en ville. On nous dit de marcher jusqu’à la route principale pour prendre un bus (Quand? Lorsqu’il y en aura un qui passe!). Ici il n’y a pas de GRAB et pas de taxis dans les environs. Bon, on va chercher nos bagages en se disant qu’on n’est pas pressés d’arriver en ville de toute façon et on revient à l’entrée principale. Là je vois un groupe de Malaisiens et un gros autobus touristique. Alors je leur demande s’ils vont par hasard à Tenom et après discussion, ils nous invitent à monter à bord de leur autobus sans frais car ils s’en vont justement à Tenom. Ils sont vraiment accueillants ces Malaisiens. Ceux-ci sont des amis de Kuala Lumpur qui sont venus visiter Sabah pendant deux semaines. Ils sont tous fiers de nous avoir à bord et nous posent plein de questions sur nous et le Canada. Ils nous font même chanter une chanson au microphone. Je leur distribue des épinglettes du Canada en remerciement et on se laisse en ville. À Tenom, petite ville de 5000 habitants, nous sommes le centre d’attraction car peu de visiteurs étrangers y viennent. Alors les gens s’empressent de nous sourire, de nous saluer au passage et de nous demander d’où nous venons.

Andrée chante « Alouette » à un groupe de Malaisiens en vacances
La meilleure bouffe c’est souvent celle de la rue : brochettes de poulet à Tenom

À partir de Tenom on peut prendre un train qui mène directement à Beaufort (il n’y a pas de route directe) en longeant le fleuve Padas. La construction de ce train (Kota Kinabalu à Melalap) par les Britanniques date du début du siècle mais de nos jours, c’est un moyen de transport peu efficace, à part pour les petits villages qui parsèment le trajet. Du point de vue touristique, l’attrait principal de cette ligne est le paysage le long du fleuve en plus d’une activité assez populaire : la descente de rapides sur le fleuve Padas. C’est pour ces deux raisons que nous prenons le train de Beaufort qui se remplit d’écoliers retournant dans leurs villages pour la fin de semaine et de villageois revenant de faire des courses en ville.

Train de Tenom à Pangi
Train entre Tenom et Pangi

La majorité des touristes qui viennent pour le rafting réservent cette activité à partir de la capitale KK, et font tout en une très longue journée. Ils doivent prendre une van et le train pour se rendre au village de Pangi d’où part le rafting. De notre côté, puisque nous sommes près de ce village, nous aimerions nous y rendre directement et y passer la nuit pour faire l’activité le lendemain. La difficulté est le manque d’information car chaque fois que nous demandons à quelqu’un si c’est possible de coucher au village on nous répond que non. Nous décidons d’essayer tout de même une fois que le train sera arrêté au village en question. Et c’est bien ce qui arrive. Le train s’arrête à la gare de Pangi, plusieurs élèves descendent et Marc-André crie par la fenêtre en demandant s’il y a un logis chez l’habitant pour ce soir. Réponse positive dans un anglais pas très clair, et on descend du train. En fait les gens ici ne parlent pas beaucoup anglais ni malais car ils sont des indigènes de l’ethnie Murut, anciens chasseurs de tête! Ils utilisent toujours leur propre dialecte entre eux. Par contre les jeunes sont plus à l’aise dans ces deux langues. Alors l’homme en question, Antin, est un guide de rafting sur le fleuve, comme plusieurs villageois des alentours. Il nous amène chez des amis dans la maison juste à côté de la gare. C’est là qu’on va habiter jusqu’à notre départ demain matin. Cette famille a aussi un tout petit magasin (très de base mais ça semble dépanner plusieurs villageois). Notre chambre est vraiment petite aussi et nous partageons leur salle de bain. Un seau d’eau (froide) fait office de douche. Après s’être installés, Antin nous propose de faire une petite piste pour nous montrer où il vit, de l’autre côté du fleuve. Alors nous le suivons sur le pont suspendu, dans la forêt, sur le bord du fleuve, pour arriver finalement à quelques petites cabanes en bois où il vit avec d’autres villageois. Bon là nous remarquons qu’il a l’eau et l’électricité chez lui. La vie est tellement plus facile avec ces deux commodités de base! Il nous fait ensuite retraverser le fleuve dans un petit bateau pour nous ramener chez nous.

Gare de Pangi
Maisons du village de Pangi
Notre guide Antin pour la descente du fleuve Padas
Le pont suspendu au-dessus du fleuve Padas
Le fleuve Padas que nous allons descendre le lendemain
Pont suspendu pour se rendre sur l’île au milieu du fleuve
Un jeune Murut qui construit une embarcation
Demeure d’Antil (la maison bleue) , sur l’île
On retraverse le fleuve Padas en bateau cette fois
Notre logis chez l’habitant

Après une nuit paisible, loin des bruits de la ville, nous nous préparons pour le rafting. Nous prenons tout de même le temps de montrer des photos de la vie au Canada à nos hôtes, qui sont étonnés de voir la neige, le patinage, la raquette sur neige et le ski, en plus de nous voir emmitouflés dans nos gros manteaux. Les touristes arrivent de KK pour le rafting via le train vers 10h30. Puis on monte dans les bateaux et c’est le départ. De notre côté nous sommes juste tous les deux avec deux guides dans un petit bateau. Génial! En deux minutes nous sommes trempés. Avec nos idées de Canadiens, on imaginait l’eau plutôt froide mais pas du tout; elle est chaude. Malgré la sécheresse des dernières semaines, les rapides sont assez grosses et on s’amuse vraiment. Surtout que les guides s’arrangent pour nous en donner pour notre argent. Entre les rapides ils nous font sauter à l’eau pour se laisser flotter et nager dans l’eau (on porte des ceintures de flottaison et un casque). Il fait chaud et ça fait tellement du bien d’être mouillés. Une fois la descente terminée, on nous offre à dîner avant de nous faire reprendre le train pour la prochaine ville, Beaufort. À partir de là les autres touristes prennent une van pour retourner à KK tandis que nous y restons pour la nuit.

Roti telur pour déjeuner, (pâte cuite avec un œuf) à Beaufort

Du 10 au 13 mars L’île de Labuan

La petite ville de Beaufort n’est pas très loin du traversier pour se rendre sur l’île de Labuan. Par contre les moyens de transport disponibles limitent l’efficacité quand vient le temps de s’y rendre. Je m’explique… Ici les minivans font office de bus, comme je l’ai déjà mentionné auparavant. Le trajet emprunté par chaque bus est écrit dessus. Si vous demandez au chauffeur l’heure du départ, il va vous répondre ainsi :  « Quand il y aura de 10 à 12 personnes. » Donc le départ ne dépend pas de l’heure mais du nombre de passagers pour remplir la van. La longue attente commence… Deux heures plus tard, nous partons enfin pour Menumbok, que nous atteignons en 45 minutes et d’où part le traversier. Labuan est une île située à environ 15 km à l’ouest de Sabah. Sa position stratégique en a fait un port commercial important, surtout pour le charbon exploité par les Britanniques à partir de 1850. De nos jours l’île est un territoire sans taxes où plusieurs retraités viennent s’installer. Pour notre part, nous venons y passer nos derniers jours à Sabah avant de repartir pour les Philippines.

Traversier entre Menumbok (Bornéo) et l’île de Labuan
Le port de Bandar Labuan

Le musée et le parc aquatique font partie des quelques attractions de Labuan qui méritent le détour. Nous pouvons nous y rendre en marchant car les deux sont près du centre-ville. Nous en profitons donc pour apprendre sur l’histoire de l’île et sur sa faune aquatique. En passant, durant la 2e Guerre mondiale les Japonais ont envahi l’île de Labuan ainsi que Bornéo. Ce sont surtout des soldats Australiens et Britanniques qui les ont combattu pour libérer la région.

Musée de Labuan et ses peuples autochtones
L’horloge de la ville qui a survécu aux bombardements américains durant la Deuxième Guerre mondiale (a été éventuellement démolie puis reconstruite)

Le lendemain nous louons un scooter et allons faire le tour de l’île et visiter les attractions plus éloignées dont un parc aviaire.

Le cimetière de Labuan
La croix du sacrifice que l’on retrouve dans les cimetières du Commonwealth
La cheminée qui n’a jamais été utilisée est maintenant un symbole de l’île de Labuan
Les grandes volières géodésiques du parc aviaire
La grue cendrée
Le faisan doré
Warong, restaurant local sur le rebord de mer
Le parc de la paix, l’endroit même où les Japonnais ont signé la capitulation de l’île de Bornéo
La grande mosquée de Labuan aux allures futuristes

Cette deuxième section de voyage se termine d’abord par un retour à la capitale de Sabah, Kota Kinabalu, en bateau rapide pour passagers. Nous longeons la côte pendant 3 heures et demie avant d’arriver au port. De là, un chauffeur GRAB nous amène à l’aéroport. Ça fait drôle de penser qu’on quitte la Malaisie. Nous y avons fait tant de belles découvertes, autant du point de vue environnemental que du point de vue social. Nous commençons à être plus à l’aise avec la culture et les gens sont tellement gentils. Finalement, c’est un avion de Air Asia qui nous amène à Manille.

Bateau rapide pour se rendre à Kota Kinabalu, 3h30
Arrivée au port de Kota Kinabalu
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Sabah 3 – Maliau Basin – Crocker Range

Du 27 février au 02 mars Maliau Basin Conservation Area

Autobus qui nous dépose à l’entrée du bassin de Maliau
Sur la route de l’entrée du parc jusqu’au centre d’accueil

Saviez-vous que certains cerfs peuvent pousser des cris très forts et littéralement  « aboyer » pour communiquer avec leurs pairs? Ou encore qu’il existe des cerfs pas plus gros que des lièvres? Nous avons eu la chance incroyable d’observer l’un et l’autre au parc Maliau Basin, un des derniers endroits de Bornéo à ne pas avoir été habité par l’Homme. Cet endroit fut découvert par hasard en 1947 par un pilote d’avion qui a failli s’écraser sur ses falaises. Son exploration scientifique a débuté en 1988 mais reste encore incomplète vu l’immense étendue de son aire (390 km2). Ce parc consiste en un bassin circulaire de 25 km de diamètre qui ressemble à ce qu’aurait laissé un météorite. Son origine est toutefois encore débattue. Il est entouré de falaises escarpées, restreignant ainsi son accessibilité. Le seul moyen de l’explorer est d’y aller à pied. Toutefois, il y a des infrastructures très bien développées juste au sud du bassin dont un centre de recherche et un centre de réception et d’information. D’autres infrastructures ont été construites à différents endroits mais elles sont difficiles d’accès et donc vouées à la science et non au tourisme. Il est à noter que la collaboration d’organismes internationaux (dont un du Danemark) et de quelques compagnies (Shell, IKEA) ont contribué au développement des infrastructures et au renforcement de la protection environnementale dans le parc.

Centre d’accueil du parc
Centre d’accueil du parc
Maquette du bassin de Maliau devant le centre d’accueil

Bon toujours est-il que l’endroit regorge d’espèces animales et végétales uniques et variées et c’est pour ça que nous y sommes. N’allez pas croire que nous faisons du camping en plein milieu de la forêt sauvage. Non, nous sommes dans une chambre confortable avec fan et salle de bain, le tout dans un complexe construit entièrement sur pilotis. D’ailleurs tout est sur pilotis ici. J’ose à peine imaginer la quantité de pluie qui doit tomber durant la saison des pluies. Vous aurez deviné qu’en ce moment c’est la saison sèche (et même presque la sécheresse) et c’est tout à notre avantage car ça nous évite deux gros inconvénients : les moustiques et les sangsues! Donc il n’y a pratiquement pas de moustiques et nous n’avons eu aucune sangsue sur nous suite à nos promenades en forêt (contrairement au parc précédent, Danum Valley, où Marc-André a fait le délice de plusieurs de ces petites bêtes).

Deux employés du parc, promenade conduisant à notre chambre
Promenade surélevée conduisant à notre chambre

Si vous voulez observer la nature, il faut vivre au rythme de la nature, ce qui veut dire au lever et au coucher du soleil. On pourrait aussi inclure la nuit mais il y a trop de risques de faire des rencontres plus dangereuses (par exemple l’ours malais ou sun bear et le léopard tacheté de Bornéo). Donc pendant notre séjour nous décidons de prendre des marches avant le déjeuner soit à partir de 6h, et en fin d’après-midi jusqu’au souper (de 16h à 19h), puis en soirée avec un guide (de 20h à 22h). Pour le reste, on prend des siestes et on essaie d’échapper à la chaleur. Cette stratégie fonctionne très bien car nous avons la chance d’observer des cerfs Sambar (et de les entendre pousser des cris surprenants!), un chevrotain (ce tout petit cerf pas plus gros qu’un lièvre), des sangliers, deux espèces de civettes, des écureuils, et plusieurs espèces d’oiseaux (voir liste ci-dessous). Un soir en marchant près de notre cabane, nous avons surpris deux cerfs avec notre lampe de poche. L’un des deux a poussé un tel cri que je ne sais pas qui entre lui et nous a eu le plus peur! Ouf!! Une chance que ce n’était qu’un cerf!

  • Hooded pitta / Brève à capuchon
  • White-crowned shama / Shama de Strickland
  • Oriental dwarf kingfisher / Martin-pêcheur pourpré
  • White-breasted waterhen / Râle à poitrine blanche
  • Bornean crested fireback / Faisan noble
  • Bornean spiderhunter / Arachnothère d’Everett
  • Large green-pigeon / Colombar de Capelle
  • Brown Wood-owl / Chouette leptogramme
On trouve presque toujours ces sangliers barbus près des cuisines du parc

En plus des pistes en forêt qui sont bien identifiées, le parc compte une tour d’observation haute de 19 m et un trajet sur des ponts suspendus permettant d’explorer la canopée, la strate supérieure de la forêt. Je vous jure qu’ils sont hauts ces arbres, et que la vision de la forêt est toute autre d’en haut!

Tour d’observation haute de 19 m bâtie avec du bois de fer
Vue du bassin à partir de la tour d’observation
Le rebord du bassin de Maliau
Passerelle suspendue au-dessus de la jungle
Une des sections de passerelle suspendue
Une des sections de passerelle qui a été endommagée en raison de la chute d’un arbre

Puisqu’il n’y a jamais eu de coupe forestière ici, on y trouve la forêt primaire, c’est-à-dire intacte ou encore forêt vierge. Ce parc est l’un des derniers endroits intacts à Sabah d’où le nom de  « The lost world of Sabah ». Contrairement à ce que l’on peut croire, se déplacer dans une telle forêt n’est pas très difficile car la majorité des arbres sont immenses, laissant peu de lumière pour les plantes au ras du sol. En conclusion, le sol est plutôt dégagé n’étant couvert que d’un tapis de feuilles. Si l’on marche silencieusement et qu’on observe attentivement on peut donc voir des animaux au travers de la végétation.

Pont suspendu enjambant la rivière Maliau
La rivière Maliau qui se jette dans le fleuve Kinabatangan
Repos à la rivière Maliau
La chute d’un arbre a provoqué son déracinement
Une jungle intacte est clairsemée au sol en raison des arbres qui bloquent toute la lumière
Étang près des baraques des employés du parc
Anniversaire d’Andrée, gâteau surprise

Du 02 au 04 mars Keningau

Il n’y a qu’une route qui traverse le sud de Sabah d’est en ouest. Et c’est pour l’essentiel une route de camionneurs car ce sont les camions remplis de fruits des palmiers ou encore de l’huile de palme extraite des fruits qui y circulent le plus. Donc à part le parc protégé de Maliau Basin, il n’y a que des plantations de palmiers à perte de vue tout le long de la route. C’est vers l’ouest que nous reprenons l’autobus pour continuer notre route une fois sortis du parc. Nous atteignons la prochaine ville, Keningau, après 3 heures de brassage intensif sur cette route sinueuse. Il n’y a pas grand chose à faire dans cette ville de 100 000 habitants. Les travailleurs de la région y viennent pour s’approvisionner et se divertir les fins de semaine. Nous ne rencontrons aucun autre touriste car rares sont ceux qui empruntent ce trajet. Par contre, Keningau est située dans une vallée, juste au pied des montagnes où l’on trouve le parc national Crocker Range qui est notre prochaine destination.

Du 04 au 06 mars Parc national de Crocker Range

Quand on monte en altitude, la température se refroidit immanquablement. Nous en faisons l’expérience durant notre visite de deux jours au parc national Crocker Range. Pour la première fois nous portons nos pantalons longs le soir vu la bonne petite brise qui souffle sur les hauteurs. À 2 000 mètres d’altitude, le centre d’interprétation du parc offre une vue slendide sur la vallée en contrebas. Ce parc national est le plus gros parc de Sabah et ses montagnes s’étendent jusqu’au parc du mont Kota Kinabalu à environ 100 km au nord-est. La sécheresse qui sévit sur les zones forestières visitées précédemment n’a pas épargné cette région. Il n’y a donc pas de sangsues ni de moustiques sur les sentiers en ce moment. Par contre il y a toujours des oiseaux et nous voyons également un drôle d’écureuil avec les oreilles touffues et une très longue queue (son nom anglais est Tufted ground squirrel et Rheithrosciurus macrotis en Latin car je ne trouve aucun nom français) dont l’aire de répartition est exclusive à Bornéo. Quant aux oiseaux, c’est ici que nous apercevons notre premier perroquet (Blue-crowned Hanging-parrot / Coryllis à tête bleue) tout plein de couleurs vives. Le premier matin nous nous levons tôt pour observer des animaux mais à notre grande surprise, un épais brouillard recouvre les montagnes et celui-ci ne se dissipe que lentement à mesure que le soleil s’élève dans le ciel. Nous n’avons donc pas beaucoup de succès avec notre petite expédition matinale. Le lendemain matin, même chose mais il faut avouer que ce moment de la journée est presque féérique!

Vue sur la vallée en contrebas
Piste dans la forêt
Les fruits d’un type de palmier
Vue du haut de la montagne
Le brouillard se dissipe peu à peu à mesure que le soleil se lève

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Sabah 2 – Lahad Datu – Danum – Semporna – Tawau

Du 19 au 20 février Lahad Datu

C’est dans une van avec 4 autres touristes que nous quittons la région du fleuve Kinabatangan juste après déjeuner. Nous sommes les seuls à poursuivre notre route vers le sud-est. Après environ une heure, nous arrivons à un rond-point et le chauffeur nous laisse sortir du véhicule avant de continuer son chemin au nord. En nous laissant, il nous dit : « Dans 10 minutes l’autobus public va arriver » . Moi je me dis : « 10 minutes mon œil, on n’est pas au Canada ici! » Bon alors une demi-heure plus tard une van s’arrête à notre hauteur et le chauffeur baisse la fenêtre en criant : « Lahad Datu? » et c’est reparti! Ces vans font office de transport en commun en laissant monter et descendre tous ceux qui leur font signe le long du chemin. C’est drôle de voir le visage des prochains passagers quand la porte s’ouvre et qu’ils nous aperçoivent. Nous arrivons vers midi à l’hôtel. Les gens ici ne sont pas très habitués de voir des touristes car nous sommes le centre d’attention chaque fois que nous nous promenons en ville. On nous dévisage, on nous salue et on nous souhaite la bienvenue. Autrefois un village de pêcheurs paisible, cette ville est maintenant un centre commercial pour l’huile de palme, dont l’arbre est cultivé dans toute la région.

Du 20 au 23 février Danum Valley Conservation Area

Il n’y a rien de mieux pour comprendre la forêt tropicale humide que de s’y rendre et d’expérimenter la vie dans cet écosystème si diversifié. Et sur l’île de Bornéo, la déforestation se fait très rapidement alors il ne reste que quelques endroits plus ou moins intacts dont l’aire de conservation de Danum Valley. En fait, cet endroit est plutôt utilisé comme centre de recherche que comme site touristique. Nous parcourons les 82 km à partir de Lahad Datu en 2 heures 30 minutes dans une van avec 4 autres touristes. La route est sinueuse et toute en cailloux alors on se fait vraiment brasser. Nous apprécions particulièrement les deux fois où notre chauffeur arrête sur le côté de la route pour nous montrer des orang-outangs tout haut dans les arbres! Le temps de nous installer dans les dortoirs et c’est déjà l’heure du souper. Nous faisons donc connaissance avec les autres touristes et ça nous donne la chance de s’organiser ensemble pour les expéditions et ainsi en partager les coûts. Ce soir : marche à l’obscurité pour observer civet, grenouilles, serpents, insectes et araignées.

Malgré le fait que nous soyons en saison sèche, c’est impressionnant de constater combien le taux d’humidité est élevé. Chaque nuit l’atmosphère se couvre d’humidité de sorte que le matin, un épais brouillard flotte tout autour de nous. Celui-ci se dissipe complètement une fois le soleil levé. D’ailleurs la chaleur s’y met aussitôt que le soleil apparaît. Et quelle chaleur! Il faut dire qu’ici, le soleil est extrêmement haut dans le ciel et il diffuse une chaleur de plomb. Après une marche de 6 km en forêt, nous sommes complètement trempés de sueur. Heureusement que nous avons pu nous baigner un peu dans un petit bassin naturel au milieu du trajet.

Comme partout en nature, pour observer des animaux, il faut être patient et avoir l’oeil. Pendant notre séjour ici, nous avons la chance d’observer des singes (orang-outangs, macaques, gibbons, semnopithèques rubiconds), des cerfs Sambar, des écureuils volants, un civet, ainsi que plusieurs oiseaux dont le magnifique calao rhinocéros. Mais le plus impressionnant dans tout ça est d’observer tous ces animaux dans leur environnement naturel.

Pour les intéressés, voici d’autres oiseaux observés à Danum :

  • Asian fairy bluebird / Irène vierge
  • Rhinoceros hornbill / Calao rhinocéros
  • White-rumped shama / Shama à croupion blanc
  • Orange-bellied flowerpecker / Dicée à ventre orange
  • Sunda frogmouth / Podarge cornu
L’aire de conservation de Danum Valley
5 jeunes sangliers à barbe
Notre groupe pour 2 jours
La rivière Segama parcourt la vallée de Danum
Un orang-outang mâle
Un arbre bois de fer de Bornéo
On se rafraîchit au milieu de la piste de 6 km
Promenade sur la route principale à l’affût des oiseaux
Le semnopithèque rubicond, unique à l’île de Bornéo
Piste dans la jungle
Le cerf Sambar

Du 23 au 25 février Semporna

À Sabah on peut faire des pistes dans la jungle tropicale une journée et de la plongée le jour suivant. Semporna est au sud-est de Sabah, en bordure de mer. Les maniaques de plongée y viennent pour la fameuse île de Sipadan, qui est encerclée par un récif de corail. Il y a aussi plusieurs hôtels / huttes sur les îles, à différents prix bien entendu. Pour notre part nous optons pour un hôtel sur le continent et allons faire une journée de plongée au tuba autour de l’île de Mabul. Pas croyable comme la mer est limpide. On nous amène à 3 sites de plongée différents durant la journée et nous nageons avec les poissons multicolores et plusieurs tortues de mer.

Photo de groupe à Semporna avec des étudiantes très enthousiastes
Pêcheurs vendant leur récolte de la journée
Déjeuner de crêpes (roti) aux bananes
La marina de Semporna
Embarcation pour la journée en mer
Maisons sur pilotis à Mabul
Sur le quai pour se rendre au bateau

Du 25 au 27 février Tawau

Au sud-est de Sabah, tout près de la frontière indonésienne, se dresse la ville de Tawau. L’île de Bornéo est partagée entre deux pays : la Malaisie au nord avec les provinces de Sarawak et Sabah, et l’Indonésie au sud (aussi appelé Kalimantan). Une fois de plus, Tawau n’est pas une petite ville perdue dans la jungle mais bien une ville moderne de 100 000 habitants. Son port permet l’exportation de plusieurs matières premières dont le bois, l’huile de palme, le coprah, le caoutchouc, le cacao, le tabac, etc.

Nous y arrivons vers midi dans une van remplie de gens de la place. Notre but ici est tout simplement de nous préparer pour la prochaine destination soit une autre aire de conservation en forêt. Mais auparavant nous allons faire le plein de bouffe, acheter nos billets d’autobus et retirer de l’argent au guichet automatique. Nous allons tout de même en profiter pour visiter un peu la région, spécialement un parc forestier tout près de la ville. Le parc Tawau Hills est un petit oasis de forêt tropicale laissée intacte au milieu d’une mer de plantations de palmiers à huile de palme. On s’y fait conduire par un chauffeur GRAB et aussitôt qu’on passe le guichet d’entrée du parc, on a l’impression d’être de retour dans la jungle tropicale, surtout avec les cris des gibbons qui hurlent leur présence et les macaques qui se promènent à proximité. Plusieurs pistes sont bien indiquées et nous prenons celle qui mène à des chutes à environ 2,5 km de l’entrée. Un vrai petit bijou ce parc. C’est également ici que se trouvent plusieurs des plus grands arbres tropicaux au monde. C’est même difficile d’apercevoir leur sommet avec la densité de la végétation. Retour en ville en après-midi avec un autre chauffeur GRAB (ça rend vraiment notre vie plus facile de pouvoir faire appel à un véhicule en tout temps).

Baie de Wallace dans la mer des Célèbes
Effort honorable afin d’embellir Tawau
Marché de la ville
Nous mangeons presque toujours à l’extérieur
Plusieurs arbres sont très hauts
La chute Bukit Gelas
Un des plus hauts arbres tropicaux au monde, Seraya Kuning Siput, 90 m
Les lianes sont abondantes
Ces macaques sont habitués aux humains mais ils gardent quand même leur distance
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Sabah 1 – Kinabatangan

Du 13 au 15 février Kota Kinabalu

Autre pays, autres moeurs! Aujourd’hui marque la fin du premier tiers de notre voyage (aux Philippines) et le début du deuxième tiers (à Sabah, en Malaisie, plus précisément sur l’île de Bornéo).

Nous passons donc d’un pays de 110 millions d’habitants à majorité catholique pour un autre de 32 millions (3,5 millions à Sabah) à majorité musulmane.

Nous arrivons à Kota Kinabalu (KK pour les intimes) qui est la plus grosse ville de la province de Sabah avec plus de 600 000 habitants. Et quelle ville moderne avec ses édifices, son trafic ordonné et surtout silencieux. Tout un contraste avec Manille qui était tout sauf ordonnée. Après seulement quelques minutes sur place les souvenirs reviennent en mémoire puisque nous avons passé l’été en Malaisie il y a à peine deux ans : les mots, les expressions, la culture. C’est agréable de s’y retrouver. À Sabah nous utilisons beaucoup l’application GRAB pour nos déplacements. En fait c’est un concurrent de Uber et ça fonctionne de la même façon. Fini les argumentations avec les chauffeurs de taxi pour qu’ils utilisent leur compteur ou pour qu’ils nous rendent la monnaie! Dorénavant, on sait à l’avance qui vient nous chercher et combien ça va coûter. Un point c’est tout!

Une fois à KK nous devons compléter les arrangements pour nos visites ultérieures dans la province de Sabah. En effet, ici il faut des permis de visites et surtout, il faut réserver nos visites à l’avance car nous irons dans deux aires de conservation gérées par le ministère de l’environnement de Sabah. Nous nous rendons à leurs bureaux et finalisons le tout avant de prendre une longue marche le long de la baie.

Bureaux gouvernementaux dont le ministère de l’environnement à l’arrière plan.
Danse traditionnelle à Kota Kinabalu

Du 15 au 16 février Sandakan

Nous quittons KK en avion (eh oui, un vol de Air Asia coûte moins cher qu’un déplacement en autobus; le vol prend 45 min, l’autobus, 7 heures) et arrivons à Sandakan en après-midi. N’allez pas croire que c’est un petit village perdu au milieu de la forêt tropicale. Eh non, il y a 350 000 personnes dans cette ville tout à fait moderne. Et en passant, devinez ce qu’on voyait surtout du haut des airs… les plantations d’huile de palme bien sûr. Pour vous remettre en mémoire notre voyage en Malaisie d’il y a deux ans, ce pays est le premier producteur mondial d’huile de palme. Et ces plantations sont largement sur l’île de Bornéo. Au diable la déforestation et la biodiversité alors dépêchez-vous de venir voir certaines espèces qui se font de plus en plus rares. On n’arrête pas le progrès.

Nous passons directement de l’aéroport à notre site de visite : Sandakan Memorial Park (vous vous rappelez : GRAB!). Bon un peu d’histoire pour vous mettre dans l’ambiance. Durant la 2e Guerre mondiale, les Japonais ont attaqué et conquis plusieurs de leurs voisins asiatiques. En 1942, ils ont établi un camp de prisonniers de guerre ici à Sandakan et y ont transféré plus de 2 700 prisonniers Australiens et Anglais afin de les utiliser comme main-d’oeuvre pour construire une piste d’atterrissage. À mesure que la guerre progressait et avec l’avancée des Alliés dans la région Pacifique, les Japonais ont décidé de se débarrasser de ces prisonniers en leur faisant subir toutes sortes de mauvais traitements. Et pour en finir, ils ont forcé les prisonniers à marcher dans la forêt sur plus de 260 km. De tous les prisonniers de l’époque, seulement 6 ont survécu et c’est parce qu’ils ont réussi à s’échapper d’une façon ou d’une autre. Alors le parc en question est pour honorer la mémoire de ceux qui sont morts durant cette période sombre de l’histoire.

Sandakan Memorial Park, pelle mécanique ayant servi à la construction de la piste d’atterrissage
Sandakan

Du 16 au 19 février Sukau et le fleuve Kinabatangan

Serpentant sur plus de 560 km, le fleuve Kinabatangan est le plus long cours d’eau de la province de Sabah. Ses berges abritent une importante biodiversité malgré la déforestation et les plantations de palmiers à huile de palme, laissant une étroite bande de forêt le long de la berge. En se promenant en bateau sur le fleuve, on peut observer une faune assez impressionnante car les animaux ont tendance à se déplacer le long des bandes de forêt originales, donc le long des berges. Nous arrivons ici vers 15h et réservons tout de suite nos places pour l’expédition de 16h à 18h. C’est toujours excitant pour nous d’arriver dans ce genre d’environnement auquel nous ne sommes pas familiers. Tout nous impressionne. Les singes macaques et proboscis (endémiques à Bornéo), les calaos, ces gros oiseaux avec une corne sur le bec (il y en a 8 espèces à Bornéo), sans parler des autres oiseaux si colorés!

Notre auberge près du fleuve
Moze, notre guide, qui en connaît beaucoup sur la jungle
On ne se baigne pas ici car il y a des crocodiles
Notre propre petit chalet au Sakau backpackers hostel
Souper au marché du dimanche

Nous sommes debout avant le soleil le lendemain, pour retourner sur la rivière. Cette fois-ci ce sont les oiseaux qui sont plus visibles. J’en inclus une liste (anglais/français) ci-dessous pour ceux qui seraient intéressés à chercher des images sur Internet (spécialement les calaos, ces gros oiseaux si fascinants, et les martin-pêcheurs, pour leur part très colorés).

  • Oriental darter / anhinga roux
  • White-bellied sea eagle / pygargue blagre
  • White-crowned hornbill / calao à huppe blanche de Malaisie
  • Oriental pied hornbill / calao pie
  • Rhinoceros hornbill / calao rhinocéros
  • Storm’s stork / cigogne de Storm
  • Little heron / héron strié
  • Purple heron / héron pourpre
  • Great egret / grande aigrette
  • Wallace’s hawk-eagle / aigle de Wallace
  • Buffy fish-owl / kétoupan malais
  • Common storkbill / martin-chasseur gurial
  • Dusky broadbill / eurylaime corydon
  • Chestnut munia / capucin à tête noire
  • Oriental dollarbird / rolled oriental
  • Oriental dwarf kingfisher / martin-pêcheur pourpré

En plus des oiseaux déjà listés, notre dernière expédition en bateau nous donne la chance d’ajouter deux espèces de primates à ceux observés auparavant : le macaque à queue courte et le semnopithèque à coiffe. Nous n’avons malheureusement pas la chance de voir des orang-outangs ou encore des éléphants pygmés durant nos 3 expéditions mais quelques visiteurs nous ont dit avoir aperçu les premiers.

Même si nous sommes dans un endroit reculé et que les gens parlent leur propre langue indigène, le modernisme a définitivement conquis la région. Ici il y a l’eau courante (non potable), l’électricité, le moteur à combustion utilisé pour les bateaux, les moyens de transport habituels (motocyclettes et automobiles), le téléphone mobile, la connexion Internet 4G, qui nous permet de rester en contact avec vous, à l’autre bout de la planète! Même s’il subsiste quelques communautés reculées en aval du fleuve, l’image qu’on se fait d’endroits où la civilisation moderne ne s’est pas encore implantée n’existe à peu près plus.

Lever du soleil sur le fleuve Kinabatangan en vue du tour en bateau
Exploration d’une rivière qui se jette dans le fleuve Kinabatangan
3 macaques à longue queue au-dessus de la rivière
Femelle probiscus
Souper à un warong du village… Terrasse avec vue sur le fleuve!
Marche en revenant du village
Singes probiscus s’installant pour passer la nuit
Macaque à longue queue… Un peu méfiant peut-être!
En attente d’un autobus pour se rendre à Lahad Datu

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Jungle train, Kuala Lumpur & Singapour

15 août

Puisqu’il faut revenir sur terre un jour, un bateau-navette part à 8h pour nous ramener sur le continent, à Kuala Besut. De là, nous prenons un taxi jusqu’à Tana Merah, située à 80 km plus loin. Cette ville n’a rien de particulier sauf que c’est à partir d’ici que nous prenons le Jungle Train, une ligne ferroviaire des plus exotiques du côté est de la Malaisie. Premier arrêt : Dabong, tout petit village tranquille. Il y a un seul endroit pour

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Les îles Perhentian

10 août

Un des plus grands obstacles en voyage est d’obtenir l’information juste. Je parle ici en particulier des transports d’un endroit à l’autre. La solution : demander vos questions à plusieurs personnes… j’ai bien dit plusieurs! Ce matin nous retournons à la gare d’autobus et essayons d’avoir un transport pour la prochaine section de trajet (nous devons traverser la frontière et nous rendre dans une petite ville en bordure de mer). On nous envoie d’un guichet à l’autre jusqu’à ce qu’on réalise qu’il n’y a

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Penang & Langkawi

25 juillet

Il y a un petit quelque chose de fascinant de vivre l’éveil matinal d’une ville. Bandar Seri Badawan n’y échappe pas. À 6h du matin, ses rues sont encore tranquilles et la plupart des gens que l’on rencontre redonnent un air propre aux trottoirs et aux devantures des commerces. Enfin, tous les yeux se posent sur nous lorsque nous

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Bornéo – Mulu & Niah

14 juillet

Le parc national de Gunung Mulu, au coeur de Bornéo et accessible seulement en avion ou par bateau, (trajet de 4 jours sur des rivières) est notre prochaine destination. Ce parc est réputé pour ses cavernes gigantesques explorées il y a à peine quelques années. Nous sortons du minuscule aéroport vers midi et marchons sur un peu plus d’un kilomètre pour arriver à notre auberge, tout près de l’entrée du parc national. C’est plutôt tranquille en ce moment du côté touristes. Il ne nous reste qu’à prendre les arrangements nécessaires pour notre expédition de trois jours qui débute demain matin. Nous achetons le strict nécessaire pour nos prochains repas car nous devrons tout transporter ce dont nous aurons besoin pendant ces trois jours.

Aéroport de Mulu

15 juillet

Après quelques derniers préparatifs, c’est le grand

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Bornéo – Kuching & Bako

9 juillet 

C’est sous une pluie torrentielle que nous quittons notre auberge de Malacca tôt en matinée pour nous rendre à la station centrale d’autobus en utilisant un véhicule Uber (eh oui, on n’arrête pas le progrès et l’émergence mondiale rapide de certaines compagnies). Ensuite, un autobus nous mène directement à l’aéroport de Kuala Lumpur puis l’avion nous fait traverser sur l’île de Bornéo en moins de deux heures. Il ne reste plus qu’à

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