Mindo et Otavalo

Le vendredi 15 août

La journée a été consacrée à changer d’emplacement. Notre avion des Galapagos est parti avec 90 min de retard. C’est la 4e fois cet été que notre vol est retardé. En résumé nous sommes partis de notre hôtel des Galapagos à 7h30 le matin et nous sommes arrivés à Mindo 12 heures plus tard après avoir pris un taxi, un traversier, un autobus, un avion et un dernier taxi.

La petite bourgade de Mindo, située à 120 km au nord-ouest de Quito, est reconnue pour ses nombreuses espèces d’oiseaux (il y en aurait plus de 550. Ici nous sommes entourés par une forêt tropicale d’altitude (2 500 m). Les nuages s’accrochent aux montagnes et forment des plages de brouillard sur les versants.

Le samedi 16 août

Nous avons passé la majeure partie de la journée à Mindo pour planifier nos prochaines activités et à flâner dans les boutiques.

Notre bungalow
Mindo

Mangeoire à la salle de déjeuner

Le dimanche 17 août

Mindo offre une panoplie d’activités de plein air. L’une d’entre elles est spectaculaire au départ. En effet, une nacelle suspendue à 150 M d’altitude nous permet de traverser une vallée. Rendu de l’autre côté, nous suivons une piste qui nous amène à 6 différentes chutes.

 

Nacelle Tarabita
Chenille colorée

Cascades Nambilla

Le lundi 18 août

Voici quelques conseils aux amateurs d’oiseaux : d’abord, l’Équateur est un pays fantastique pour en voir plusieurs espèces intéressantes, deuxièmement il faut se lever tôt pour les observer, de préférence avant le lever du soleil, et finalement, prenez un guide professionnel et le succès sera assuré! Hier, nous avons réservé un guide ornithologique. Nous avons aussi rencontré un ukrainien intéressé à l’observation d’oiseaux pour venir avec nous et partager les coûts car c’est assez dispendieux. Ce matin nous quittons donc l’auberge à 5h00 pour aller d’abord observer les fameux coqs de roche, une espèce dont les mâles viennent danser et s’époumoner en poussant des cris des plus bizarres tous les matins dans l’espoir d’attirer les femelles. Après un court trajet en taxi, nous marchons en pleine noirceur dans la forêt pour s’installer à un lek, un endroit où ces oiseaux viennent se pavaner régulièrement. Ils arrivent vers 6h00 à l’aurore. Ils sont vraiment bruyants et leurs cris sont tellement étranges. Ils ont des couleurs rouges vifs, les yeux sont de chaque côté de la tête. C’est magique comme expérience. Par la suite, après une autre course en taxi, nous allons à flanc de montagne avec notre guide et commençons à redescendre la route à la marche en observant littéralement tout ce qui bouge. À partir de ce moment, on comprend pourquoi l’observation des oiseaux doit se faire avec un spécialiste. Il entend tout, les identifié par leur chant et les déniche partout dans le paysage. Il pointe ensuite son télescope et nous voyons très bien. Nous avons vu plusieurs toucans, des quetzals, des faucons, des tangaras très colorés, etc. En fait nous observons plus de 45 espèces différentes en quelques heures. On dénombre environ 10 000 espèces d’oiseaux sur la terre. L’Équateur a la part du lion avec 1650. À Mindo, on en dénombre 550, ce qui en soit est assez unique au monde pour sa diversité aviaire.

En après-midi, nous allons nous amuser à l’une des attractions touristiques les plus populaires de la ville soit un parcours de tyrolienne (zip line). C’est un circuit de 10 câbles en acier qui sont perchés haut dans la forêt et sur lesquels on se laisse glisser grâce à un harnais. Une expérience unique… Gare à ceux qui ont peur des hauteurs et de la vitesse!! L’adrénaline est garantie!

Coq de roche (photo prise sur internet)
Quitzal à tête dorée (photographié ce matin)
Toucan, aracari (photographié ce matin)
La vallée de Mindo
Javier, notre guide aux yeux de faucon

 

 

 

Le mardi 19 août

Comme toute bonne chose a une fin, nous quittons Mindo tôt ce matin en autobus pour nous rendre à Otavalo. Mais pour y arriver, nous devons d’abord transiter à Quito. Malgré le fait que nous sommes dans un autobus du genre voyageur, celui – ci s’arrête pour prendre les écoliers le long de la route. Ici tous les écoliers portent des uniformes. Et ils ont tous des cheveux très noirs et la peau foncée. Nous arrivons à Quito vers 8h30. Nous devons prendre un taxi pour passer d’une gare d’autobus à une autre avant de repartir pour un autre trajet, cette fois-ci vers Otavalo, au nord. Nous apprenons que Quito à été secoué par des tremblements de terre ces derniers jours et que notre trajet vers Otavalo est dévié suite à des éboulis qui bloquent une partie de la route. Arrivés à Otavalo vers midi nous prenons le temps d’explorer un peu cette ville réputée pour ses marchés artisanaux.

Coupe de cheveux avant le retour au bercail

Le mercredi 20 août

Il fait beau ce matin. On annonce 24 degrés aujourd’hui. Ici la température varie beaucoup dans la journée vu le fait que nous sommes dans les montagnes. Ceci dit, les soirées et les nuits sont vraiment fraîches à comparer au milieu de la journée, surtout quand il fait soleil.

Nous consacrons une bonne partie de la journée au marché artisanal ainsi qu’à flâner dans la ville. C’est toujours fascinant de constater les différences culturelles lorsqu’on arrive quelque part. Ici les indigènes des villages environnants (les Otavalais) sont très petits (certains mesurent tout au plus 4 pieds), ils ont la peau très foncée, les yeux noirs, les cheveux longs attachés en une longue tresse (hommes et femmes) et ils portent un chapeau genre Panama. Les femmes transportent leurs bébés en baluchon sur le dos. Je vous jure que l’on se sent très grands en comparaison à eux.

 

 

Le jeudi 21 août

Dernière journée en Équateur… L’été a passé tellement vite! Bon on dirait qu’il fait toujours soleil ici le matin. On en profite pour faire une sortie touristique au Parc Condor, tout près d’Otavalo. On s’y rend en taxi et en chemin on peut admirer le paysage magnifique qui entoure la ville puisque le parc est situé sur une crête avec vue sur la région. D’un côté on peut voir le volcan Cotacachi (5000 m) et de l’autre le volcan Imbabura (4600 m).

Le parc d’oiseaux est vraiment bien aménagé. En fait c’est un parc où l’on garde des rapaces dont certains ont été rescapés d’une captivité illégale. On nous présente quelques-uns des oiseaux en faisant une démonstration de leur habileté en vol. C’est impressionnant car les rapaces volent dans un magnifique paysage pendant que l’entraîneur nous les décrit. Il les rappelle à lui après quelques minutes de vol et nous avons la chance de les observer de près. Dans un des enclos, on peut voir un condor des Andes (3 m d’envergure d’ailes).

Nous revenons du parc en empruntant une piste qui doit passer par une petite cascade, mais nous ne l’a trouvons pas alors nous retournons en ville en autobus. Il nous reste assez de temps pour préparer nous bagages avant de reprendre le bus pour Quito. La route est longue : 3h30 pour arriver jusqu’à l’aéroport. Notre avion est pour 5h30 am alors l’attente est longue avant le grand départ. C’est avec la tête pleine de magnifiques images et souvenirs de l’Équateur que nous attendons notre avion.

 

Andrée avec un faucon
Le Cotacachi

Le condor des Andes

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