Jungle train, Kuala Lumpur & Singapour

15 août

Puisqu’il faut revenir sur terre un jour, un bateau-navette part à 8h pour nous ramener sur le continent, à Kuala Besut. De là, nous prenons un taxi jusqu’à Tana Merah, située à 80 km plus loin. Cette ville n’a rien de particulier sauf que c’est à partir d’ici que nous prenons le Jungle Train, une ligne ferroviaire des plus exotiques du côté est de la Malaisie. Premier arrêt : Dabong, tout petit village tranquille. Il y a un seul endroit pour accueillir les voyageurs dans le village. C’est une maison toute rose (elle s’appelle la maison de rose) où il y a trois chambres pour les touristes. Nous avons la chambre avec lit double. Les deux autres sont occupées par une famille de France. Je pense que les gens du village savent tous que nous sommes là car pendant notre marche dans les petites rues, on dirait qu’ils passent tous l’un après l’autre en mobylette pour nous saluer et nous gratifier d’un gros sourire!

Village de Dabong

Notre auberge à Dabong
En route pour l’école

16 août

Ouf, du poulet cari avec riz blanc à 7h du matin, ça a beau être bon ça passe difficilement dans l’estomac! Notre train part à 7h40 et juste avant, c’est l’arrivée des écoliers car il y a deux grosses écoles dans le village. J’imagine que les écoliers des environs viennent tous ici par le train. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, le train ne semble pas populaire auprès des touristes et pourtant, quel beau moyen de transport. On peut admirer les petits villages qui défilent et on envoie souvent la main aux villageois qui nous saluent en passant. Je dois préciser que plusieurs fois par jour les gens nous demandent d’où nous venons et ils nous souhaitent la bienvenue en Malaisie. Les paysages sont superbes, surtout aux rares endroits où la forêt tropicale reste intacte. Autrement on alterne entre les plantations de palmiers (tel que mentionné auparavant, ces plantations sont partout), d’arbres à caoutchouc, de bananes, en plus des arbres à papaye et autres. À 12h30 on arrive à destination soit à Kuala Lipis où il ne semble pas y avoir bien des touristes. Comme d’habitude, les gens sont extrêmement gentils et accueillants. Au menu pour dîner : poulet au beurre avec riz blanc (tiens, tiens, ça me rappelle un certain déjeuner!). En après-midi on se rend à la gare d’autobus pour préparer notre voyage de demain. Malheureusement le train passe seulement de nuit pour la prochaine section et nous préférons faire nos déplacements de jour. Finalement, nous prenons le souper dans un autre petit restaurant. Au menu : riz frit et nouilles… comme on a de la chance au Canada d’avoir tant de diversité en nourriture!

On voit plusieurs de ces maisons

Gare ferroviaire d’un village, Bertam Bharu

Jungle train (east coast line)
Nombreuses plantations d’huile de palme
La rivière Sungai Jelai longe Kuala Lipis
Centre-ville de Kuala Lipis
Coupe de cheveux à Kuala Lipis

17 août

On continue notre route vers Kuala Lumpur après un petit déjeuner de pain plat dans un restaurant indien. Cette fois-ci le départ est à 10h30. Est-ce que je vous ai déjà dit qu’il y a beaucoup de chats en Malaisie et peu de chiens? J’en parle car nous sommes entourés de chats à la gare en attendant le départ. Et les chats errants sont presque toujours bien nourris. Pour les chiens, les musulmans n’aiment pas les chiens car apparemment que Mohamed les considérait comme diabolique ou quelque chose comme ça. En tout cas, les rares chiens que nous avons vus cet été faisaient vraiment pitié. Je vous laisse deviner ce que nous voyons comme paysage sur la route vers la capitale. Indice : ça a à voir avec un type d’huile végétale. Nous arrivons finalement à la gare centrale vers 14h30. Bon, retour à la civilisation ou en tout cas c’est l’effet que ça nous fait. Imaginez, je prends un café Starbucks! Ça fait plus de trois semaines que j’en ai bu un et c’était justement au même endroit. Il nous reste encore à nous rendre chez Brian, l’enseignant qui nous a reçu chez lui au début de l’été. Grâce aux multiples transports en commun nous y arrivons un peu avant 17h00. Kuala Lumpur a ceci extraordinaire que plusieurs types de transports en commun sont tous intégrés à un réseau multi-niveau donc à certains endroits, il y a l’autoroute en bas puis des lignes de métro au-dessus, en plus d’une ligne d’autobus exclusivement par dessus l’autoroute. Ça paraît tellement futuriste. En plus, le métro peut nous amener directement à l’aéroport d’Air Asia, qui dessert des centaines de destinations à des prix très bas. Par exemple, il est possible d’aller passer une fin de semaine à Singapour pour aussi peu que 25$ aller-retour si le billet est réservé à l’avance.

Tout comme au début de l’été, Brian nous reçoit avec joie et nous allons souper dans un food court extérieur avec quelques-uns de ses collègues.

Départ le matin à la gare d’autobus de Kuala Lipis

18 août

Kuala Lumpur est une ville relativement bien organisée. Par contre il faut avouer que Brian vit dans un quartier neuf bâti de toute pièce par une riche corporation. Ce quartier fait un peu ghetto pour les riches car il y a un hôpital, un collège, une université, des tours à condos, des appartements plus modestes (plusieurs enseignants y habitent), des résidences pour élèves, un énorme centre d’achats, un parc d’attractions gigantesque, des passerelles surélevées au dessus des routes pour les piétons et j’en passe. Tout ici est propre, sécurisé, et organisé. En fait, beaucoup mieux que dans le reste de la ville. Nous profitons de notre séjour pour faire du lavage, se baigner dans la piscine et en soirée, nous allons au cinéma IMAX du centre-d’achats. Est-ce que j’ai mentionné que le centre d’achats est gigantesques et très neuf. Par exemple, vous devriez voir le cinéma. Et ce qui est surprenant est le fait que les billets d’entrée sont très raisonnables puisque ça nous coûte 20$ d’admission au total pour trois adultes pour aller voir un film au IMAX (nous allons voir Dunkirke). Même la nourriture des concessions est à prix ridicule. On termine la soirée dans un restaurant chinois avec pas mal de choix.

Appartement chez Brian Donohue

19 août

Pour notre dernière journée à KL, nous décidons d’aller au centre-ville en métro et d’aller flâner dans le quartier chinois, attraction touristique majeure. Une fois arrivés, on constate que c’est la première fois du voyage que l’on voit tant de touristes à un même endroit. Il y a beaucoup monde dans les rues commerciales quadrillées et on y vend plein de bebelles. On reprend le métro pour les tours Petronas et là encore, ça déborde de monde. Il faut dire qu’on est samedi et que cet endroit est un des plus populaires de la ville. Il y a un parc autour des fameuses tours et c’est agréable de s’y promener. Retour à la maison pour souper car nous nous sommes promis avec Brian d’aller souper ensemble dans le même restaurant qu’hier. Est-ce que j’ai déjà mentionné qu’ici, c’est moins cher pour la population de manger à l’extérieur que de cuisiner chez soi? Alors une grande majorité de Malaisiens remplissent les petits restaurants, qui sont partout.

Marché de Kuala Lumpur
Petit restaurant au marché

Élèves qui nous ont demandé de répondre à leurs questions
Les tours jumelles Petrona

20 août

Ce n’est pas croyable combien les déplacements d’un endroit à l’autre nous demandent de prendre plusieurs moyens de transport en plus d’être une aventure en soi. Nous quittons l’appartement de Brian à 7h15 en se disant que nous allons déjeuner en route quand l’occasion se présentera pour prendre d’abord un autobus sur plate-forme surélevée, qui est interconnecté au métro. Une fois dans le métro, nous avons un bon bout à faire car il y a 21 stations pour se rendre à la centrale d’autobus. Une fois arrivés, ça se complique car il ne reste que quelques minutes avant le départ et Marc-André va chercher nos vrais billets à partir des billets électroniques en faisant une file mais sans trop savoir si c’est la bonne tandis que je vais acheter de la bouffe (des sandwichs pour déjeuner et d’autres pour dîner durant le trajet). Je ne sais pas comment on y arrive mais l’autobus part dans quelques minutes et on y est!! Le trajet de Kuala Lumpur à Singapour se déroule bien. Les autoroutes sont belles mais il y a beaucoup de trafic. À gauche et à droite, au lieu d’admirer les larges prairies canadiennes à perte de vue, ce sont les plantations privées d’huile de palme à perte de vue. On arrive à la frontière malaisienne vers 14h30 où on doit faire un premier arrêt (descente de l’autobus et vérification des passeports avant de remonter dans l’autobus). Puis on traverse la frontière, qui est en fait un pont, et on doit encore descendre pour passer les douanes un peu dans la cacophonie générale avant de reprendre l’autobus. Finalement, dernier petit trajet avant d’arriver à l’arrêt vers 16h30. De là, il nous reste encore à prendre le métro pour nous rendre à l’hôtel.

Si Kuala Lumpur nous avait fait pousser un soupir en arrivant en ville, Singapour nous fait pousser deux gros soupirs. Un soupir pour le fait d’arriver en ville et un autre soupir, celui-ci d’émerveillement tant cette ville est ORGANISÉE, PROPRE, et toute ses infrastructures (les trottoirs par exemple) sont parfaites. Rien qui tombe en ruines ou qui a l’air un peu défraîchi. Même les HLM ont tous l’air neufs et extrêmement bien entretenus. Il faut dire que Singapour est BEAUCOUP plus riche que la Malaisie mais aussi, le coût de la vie y est au moins trois fois plus cher. C’est une des villes les plus chères à vivre au monde. Et pourtant, selon les statistiques, 20% de sa population serait millionnaire. Quand on voit les automobiles qui roulent sur les routes, on peut le croire. Et comme nous l’avons mentionné au début de l’été, ici les voitures coûtent 3 fois plus chères qu’au Canada (mesure d’incitation à prendre les transports en commun). Inutile de mentionner que cette ville-état est un vrai paradis pour les architectes puisque les bâtiments rivalisent d’ingéniosité dans leur design. Nous sommes finalement à l’hôtel à 17h. Ouf, quelle longue journée. Ça fait du bien de se promener sans sacs à dos! Et comme c’est agréable de terminer le voyage dans cette ville où tout nous semble beau, facile et agréable.

21 août

Au début de l’été nous avons visité les principales attractions de Singapour, mais nous avons tout de même réservé le parc d’oiseaux comme petit joyau pour la fin. Après le métro et l’autobus, on y arrive tôt, pour ne pas manquer les spectacles. Comme toutes les attractions de Singapour, celle-ci coûte chère mais elle est remarquable par sa collection d’oiseaux en plus d’être un jardin botanique en soi. Ce qui est génial c’est de passer d’une violière à l’autre pour observer les oiseaux qui y sont gardés plutôt qu’être enfermés dans des cages. Ça nous donne l’impression d’être en nature et d’observer plus d’oiseaux autour de nous. Aussi, plus on prend le temps de s’asseoir et observer, plus on voit d’espèces différentes. La journée passe très vite et à 16h il faut déjà repartir car nous avons un souper avec le cousin de Marc-André en soirée. Cette rencontre et ce souper s’avèrent des plus agréables. C’est difficile de rattraper plusieurs années en quelques heures mais il faut tout de même apprécier la chance de se rencontrer à l’autre bout du monde!

Gare d’autobus pour se rendre au parc Jurong
Calao en spectacle
Cigogne
Lawry
Souper avec Jean-Luc, le cousin de Marc-André

22 août

Il fait encore noir lorsque notre taxi arrive à la porte de l’hôtel. Le chauffeur est un tout petit monsieur chinois très gentil qui nous parle de sa ville. Saviez-vous que Singapour n’accepte aucun réfugié? Saviez-vous qu’ici, tout le monde travaille. La pression pour travailler est énorme. Pour lui, il va conduire son taxi jusqu’à 75 ans. Singapour a cette réputation d’être un endroit où les gens travaillent beaucoup et viennent faire de l’argent. Bon, nous arrivons à l’aéroport en moins de 20 minutes. Il y a déjà 4 terminaux dans cet aéroport géant et un cinquième est en construction. Notre vol avec United Airlines part le mardi matin 22 août à 8h45 et nous arriverons à San Francisco le mardi matin 22 août à 9h après 16 heures de vol… ça c’est ce que j’appelle le jour le plus long de ma vie.

 

Réflexion de voyage :

Chaque année je me dis que je devrais terminer le bloc avec tout ce qui me passe par la tête durant les longues semaines de voyage et que je n’ai malheureusement pas le temps d’écrire en toute vu le rythme effréné de nos déplacements. Alors voici mes réflexions personnelles… À vous de les lire si ça vous tente…

Ces dernières années, nos multiples voyages en Asie m’ont fait constater qu’un des pires fléaux de l’humanité ces dernières décennies est le plastique. J’avoue que les matières plastiques ont révolutionné notre monde en facilitant la fabrication et en augmentant la durée de vie de plusieurs objets extrêmement pratiques (faites un tour complet sur vous-même et vous en trouverez plusieurs) par contre, c’est l’utilisation à outrance que nous en faisons ainsi que son recyclage qui posent problème. Avez-vos déjà pensé à toutes les bouteilles de plastique qui sont utilisées (seulement une fois!) avant d’être jetées (et avec un peu de chance, recyclées). Essayez maintenant d’imaginer votre consommation personnelle de matière plastique de toute sorte consommée sur une base quotidienne. Maintenant pensez en terme de population mondiale (7 milliards de personnes). Questionnons-nous ensuite sur la nécessité de certaines des choses consommées comme les bouteilles d’eau. De l’eau embouteillée… Vraiment? Dans un pays où l’eau est l’une des plus potable au monde? Comment les compagnies ont-elles réussi à nous faire croire qu’il fallait boire de l’eau embouteillée au Canada?? En Malaisie, l’eau n’est pas potable. Elle doit toujours être bouillie avant consommation. En tout cas, dans un pays comme le nôtre, j’ose espérer que les bouteilles de plastique à usage unique sont recyclées et ne se retrouvent pas partout à polluer notre merveilleux environnement. Car à Bornéo, dans les parcs nationaux les plus reculés puisqu’ils sont accessibles seulement en avion, eh bien vous allez trouver des bouteilles de plastique vides un peu partout qui traînent dans la forêt tropicale. Et pas seulement des bouteilles mais bien toutes sortes d’emballages pratiques, signes des temps modernes et du passage des humains totalement irrespectueux de l’environnement pour lequel nous dépendons tous. Et ce n’est que le début… En fait, il semble y avoir une très forte corrélation entre le développement social (et la richesse d’un pays) et sa capacité à prendre soin de son environnement. Logique vous me direz… Quand on a de la misère à subvenir à ses besoins primaires, l’environnement est loin dans la liste des priorités. Tout à fait vrai! La majorité des pays d’Asie du Sud-est sont actuellement en pleine émergence (et ils vont nous dépasser en un rien de temps si ça continue à ce rythme…  innovation, éducation, travail, commerce, etc). Mais pour l’instant, l’environnement en prend un sérieux coup puisqu’on a l’impression que ces pays sont une poubelle à ciel ouvert et malheureusement, cette poubelle déborde de plastique! Oh, et la situation est la même pour les océans. Fini les petits coins de paradis vierges. Je vous mets au défi de me trouver une belle petite baie, une belle plage où il n’y a aucun déchet. Bonne chance!

Nous faisons tous partie du problème. Inutile de se fermer les yeux ou de tourner le regard ailleurs. Nos propres comportements de consommation excessive sont tellement déjà ancrés en nous que nous ne les constatons même plus. Et pourtant, plusieurs petits changements personnels et locaux auraient un tel impact mondial.

Dites non à l’eau embouteillée chaque fois que possible. L’eau du robinet est parfaitement bonne dans une bouteille réutilisable.

Réfléchissez au plastique qui aboutit dans la poubelle. Serait-il possible d’en être autrement?

Recyclez, recyclez, recyclez…

Autre fléau mondial (si vous n’êtes pas tannés de lire, hi, hi…) : la surconsommation!

Ah qu’on en veut des choses. Et plus le temps passe, plus les compagnies innovent et nous en proposent… En ce moment, vous et moi et tout le monde ou presque en Asie possède un téléphone cellulaire. Et comme si ce n’était pas assez, peu d’entre nous résistons à la pression des compagnies pour échanger nos téléphones (qui fonctionnent encore parfaitement) sur une base régulière. Bon ce n’est qu’un exemple parmi une multitude. Les gens étant des gens, tous les humains sur cette terre veulent avoir un toit sur leur tête, de l’eau potable et de la nourriture décente, l’électricité à la maison, une voiture, un téléphone cellulaire, du linge, etc., etc., etc. Mais c’est lorsqu’on entre dans un centre d’achats de nos jours que l’on comprend la consommation excessive dans laquelle on baigne chaque jour. Et en passant, grâce à la fameuse mondialisation, tous les produits dont nous avons accès chez nous se trouvent partout au monde. Eh oui, il est facile de manger du Mac Donald’s et de boire du Starbucks n’importe où en Asie mais aussi n’importe où ailleurs. Peut-on blâmer les gens d’ailleurs de goûter au luxe dont nous avons nous-mêmes accès? En résumé, puisque la consommation mondiale ne fait qu’augmenter à un rythme effréné, qu’arrive-t-il aux ressources mondiales? C’est là que l’on constate les problèmes généralisés de déforestation mondiale, de réchauffement planétaire, de pollution mondiale de l’air, de l’eau et de la terre. Lorsque nous avons visité le parc d’oiseaux de Singapour, plusieurs des espèces d’oiseaux étaient en danger. Les causes : toujours les mêmes… Déforestation, perte d’habitat et braconnage (ça c’est principalement dû aux croyances superstitieuses de pouvoirs surnaturels accordés à des produits tels les cornes de rhinocéros, les os de tigres, etc.). Vite, vite, il faut se dépêcher d’éduquer les populations!

Oui, c’est LA solution : l’ÉDUCATION! Tout passe par l’éducation. Le respect de l’environnement, le respect des cultures, le respect des religions, l’ouverture d’esprit, les solutions aux problèmes contemporains, l’esprit critique face aux produits offerts par les compagnies (pourquoi leur laisser la liberté d’envahir le marché sans avoir d’abord mis en place ou du moins avoir proposé un système de recyclage du produit en question!?), la distribution des richesses (essentielle pour arriver à un monde plus juste, mais pour l’instant on dirait que c’est le contraire qui se produit et ce, partout dans le monde). Aussi, je pense que les problèmes mondiaux se résoudront réellement à partir du moment où nous traiterons l’humanité comme un tout, un seul pays.

Que de réflexions! Il faut bien que tous ces voyages mènent à une compréhension globale du monde dans lequel nous vivons. Cette planète est un pur joyau mais l’humanité en abuse sans retenue. Par contre je dois vous avouer qu’au retour de chaque voyage, je me dis que je suis tellement chanceuse de vivre dans le meilleur pays au monde!!

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